- QUE FAIRE ? -

ENGLISH VERSION

 

SOMMAIRE D’APPRENTI       INTRO ET VOCABULAIRE

 

« Je n'ai pas conçu ma mission comme celle d’un chevalier errant partout pour dépêtrer des gens de leurs situations pénibles. Ma modeste fonction a été de leur exposer comment résoudre leurs difficultés... Ma tâche sera achevée si je parviens à présenter à la famille humaine la conviction que chaque homme et femme, nonobstant ses faiblesses corporelles, est le gardien de sa liberté et de son respect de soi. » Gandhi, cité de Raghavan Iyer, La pensée morale et politique de Mahatma Gandhi, Oxford University Press, New York, 1973, p. 373.

 

Ma sœur Karen m'a rendu l’inestimable service de feuilleter un brouillon d'Apprenti alors que je tentais de démêler son bagout. Elle prit au sérieux ce que j’avais écrit et s’est bouleversée. « Rien de ce que tu as écrit n’est de ma faute » m’a-t-elle dit, sinon quelque chose de semblable, « Qu’attends-tu que je fasse ? Comment protéger mes petits ? Dis-moi que faire ! »

Ne t’attends pas à ce qu’un héros solitaire, surgissant sur son cheval blanc cambrant, parvienne à remédier notre cauchemar. Souvent naguère, des enthousiastes se sont plongés la main dans la main dans le bout profond d’une piscine d’acide, endolorant une foule d’innocents et amochant de grands domaines : le rêve concrétisé des psychopathes.

Ou bien un consensus international d'Apprentis parviendra à résoudre ces problèmes, sinon personne.

Gandhi, d’ailleurs, nous enseigna une autre vérité : que personne ne mérite de louange ni de plainte que selon ses actions. Seulement la démarche de l'autre mérite condamnation ou approbation. L'autre, lui- ou elle-même, est une manifestation divine et donc analogue à la nôtre. Comme telles, toutes sont exemptes de notre haine. On échoue aussitôt que l’on rejette ce conseil salutaire.

 

Inscrits ci-dessous sont quelques priorités particulières que je désigne en souriant des politiques. Espérons qu'elles ne provoquent pas des erreurs supplémentaires de la part d’obsédés du contrôle (control freaks.) Adopte tes favorites parmi elles, sinon poursuis tes propres penchants.

 

Politique d’avant et d’après : célébrer davantage et sacrifier moins souvent.

 

Nous ne parlons pas ici d’un paradis terrestre sans faute, mais de l'affaissement des sacrifices à part ceux de soi, et d’un correspondant accroissement de célébrations. Choisis-en une, choisis plusieurs et célèbre-les ! Evite de sacrifier quiconque sauf toi. Célèbre de plus en plus fréquemment  les liens entre toi et l’autre ! 

 

Politique la première & non pas : réaliser ce que tu fais de ton mieux et éviter le reste.

 

Cette politique ne peut être accentuée suffisamment. Elle s’applique autant bien aux individus et aux assemblés ; au travaille, à l’art et à l’adoration ; aux institutions et aux instruments. Elle s’applique au pouvoir, à la gérance et au défi : à chaque entretien.

La brève  réponse ? Concentre sur ce que tu fais le mieux.

Chacun accomplit de son mieux au moins une astuce. Quant à nos poursuites, nous occupons un point d'excellence sur des courbes de cloche d'intérêts et de prouesses. Tu pourrais clique-claquer sur certaines de ces montagnes russes comme personne d’autre ; sur d'autres, tu t’écraserais et cramerais avant d’avoir atteint vitesse respectable. Concentre ta passion là où elle s'accorde le mieux avec tes talents.

Les directeurs d'armes préfèrent gérer une armée de généralistes remplaçables. Nous sommes battus comme des cartes à jouer puis distribués là où nous démontrons quelque utilité marginale quoique rarement notre ultime accomplissement. Quand s'éteignent nos compagnons guerriers, nous devons prendre leur place selon priorité d'âge et de routine. Le monde des « ressources humaines » (quelle expression infâme !) ce n’est qu’un vaste dépôt de remplacement pour des combattants.

La plupart des activités humaines sont réduites à des rafistolages quelconques. D'une manière ou d'une autre, nous nous débrouillons – compte tenu d’inefficacités et de coûts monstrueux – à réaliser des travaux d’utilité dérisoire qui ne parviennent qu’à nous dégoûter et excéder. Nos travaux sont décousus en tâches composantes les plus élémentaires. Afin d’acquérir notre pain quotidien, nous répétons quelques routines enfantines jusqu'à en étouffer de leur futilité. De nombreux rêves personnels sont pilonnés et leurs aspirations, viciées en frustration et désespoir. Pour beaucoup d’entre nous, les embarras du sans-abri et du chômage sont les seules options à la médiocrité professionnelle, au mépris de soi, à la requête existentielle que cela finisse et rien de plus.

Prends donc le conseil qu’offre un bon docteur à son patient en proie à la mélancolie : va trouver un hobby. Tant mieux si tu peux en extraire de quoi vivre. Quelques-uns jouent bien au piano, nous rapprochent à Dieu ou réussissent un risotto tueur ; d’autres obtiennent que des enfants sourient.

Trouve ce qui te captive et va le réaliser. Aucun talent spécial ne doit être gaspillé. Si tu ne sais pas à quoi tu es bon, (un échec de partage quasi universel dans cette civilisation avachie) ta solution est simple : fais de ton mieux pour les autres et du plus amusant pour toi-même.

Considérons le sens inverse. Si tu n'as pas de talent pour une tâche, ne la mets pas de travers. Abandonne-la plutôt et laisse à un enthousiaste l’opportunité de prendre ta place. Si tu n’es pas un adorateur d'enfants, n’en fais pas, ni n’en grandis ni ne leur enseigne. Si tu n’es pas confortable avec des langues étrangères, ne t’en ennuie plus. Ne colporte rien dont tu ne crois pas. Ne compromets aucune affaire par ton incompétence ou ton indifférence. Ne protège pas des patrons égoïstes qui ne croiseraient pas la rue pour te protéger. Plus important encore, ne force pas aux autres d’accomplir une tâche à laquelle ils n’excellent pas.

La seule exception à cette règle touche au corps de socio/psychopathes. Sans doute se saisiront-ils de ces paragraphes pour justifier les pires tourments que permet leur talent. D’une manière ou d’une autre, ils doivent être détournés du mal qu’ils commettent si astucieusement et être contraints d’accomplir autre chose sinon rien. Qu’une cure inoffensive soit trouvée pour leur infirmité démoniaque qu’ils estiment comme un talent distinctif et une source de bénéfices !

 

De la même manière, la plupart de nos institutions agissent comme des arriérés. Sans trop s’inquiéter de leur gamme de compétences, elles se prétendent capables de résoudre tous les problèmes qu'elles croisent sinon en offrir un compromis acceptable.

Bien. Chaque système et institution effectue certaines astuces assez bien et la plupart d’autres remarquablement mal.

Prends le capitalisme (je t’en supplie, prends-le-moi !) Aucune institution n’est supérieure à accumuler de la richesse : fréquemment une activité essentielle. Le pur capitalisme devrait régner dans ces cas et réaliser de son mieux. En revanche, il manque (a toujours lugubrement manqué) de réduire la misère. Si la demande est de réduire la pauvreté, d’équilibrer un écosystème sinon de révéler une vraie croyance ; les capitalistes déclarés doivent se soustraire de ces responsabilités.

La même logique s’applique au militarisme, au communisme, à la science et la foi religieuse ainsi qu’à d’autres procédés de raisonnement, de conviction et d’idéologie. Si démontrés efficaces, ils doivent être éprouvés avec bienveillance et largesse d’esprit. S’ils sont défectueux, peu importe pour quelle raison, ils doivent être refoulés en clôture. Aucune méthodologie ne mérite d’interdiction absolue mais de la simple livraison aux milieux qui bénéficieraient le plus de son intervention—et uniquement à ceux-ci.

 On ne peut donc repousser l'organisation de commerciale mondiale, (l’OCM) soit ses maux commis jusque-là. On aura besoin d’une cour du monde et d'une OCM pour bien régler le bazar mondial. De telles organisations de grande expertise, pouvoir et sagesse seront essentielles. On doit simplement persuader ces associés de stimuler la paix et de réprimer la mentalité d'armes et ses technologies couramment acceptées.

Exiger, par exemple, que l’OCM police le commerce d'armes. Il y a couramment six cents millions de hargnes à feu au monde : une pour dix individus sur terre. Encore pis, beaucoup d’entre elles sont marchandées, fournies et entretenues par des vauriens, des tyrans et des assassins sans merci, alors que des citoyens décents sont contraints de circuler sans défense. Puis on est mené à se demander : « Pourquoi les innocents se font-ils (nous faisons-nous) descendre si souvent et si facilement ? » Les gérants de l’OCM doivent mettre fin à cette prolifération. Ils ne peuvent plus s'absoudre de cette surveillance pour la seule excuse qu’elle pourrait nuire à la souveraineté nationale.

Voici un autre point ardent à prendre en main. Chaque nation doit jouir de l’autodétermination à l’égard de ses membres volontaires, pourvu que très peu d’entre eux ne composent le numéro 1-MES-DROITS pour se plaindre en directe à la cour du monde. En tout cas, aucun simple Etat ne doit bénéficier de souveraineté externe : permis d’attaquer d’autres nations ; exactement de la même manière que le citoyen moyen n’en dispose pas pour attaquer un autre.

Qui plus est, on ne peut plus tourner le dos aux riches, comme l’ont voulu les révolutionnaires d’antan. Ceux-là doivent se sentir libres d'accumuler toute la richesse qu’ils nécessitent, à condition que ceux qui restent puissent subsister en confort.

Au fond, on ne peut ni repousser ni embrasser chaque pratique sociale dans son ensemble. On doit d’abord distinguer qui fait quoi avec compétence et les encourager, puis assortir ceux qui échouent et réorienter leur attention vers une meilleure alternative. Nos critères fondamentaux doivent être : est-ce que la paix en est rehaussée ? Encourageons-le. Serait-ce la mentalité d'armes ? Alors, surveillons-le de près à partir de là, et apprêtons-nous à le rétrograder.

Selon Apprenti, aucune astuce n’a besoin d’être acceptée ni repoussée dans son intégralité. La vérité exige que chaque point de vue soit écouté et que les principes les plus valides soient honorés. Nous n’en parvenons pas parce que nos systèmes d’info n’ont pas encore évolués à ce point. La coopération par-dessus la compétition et la célébration par-dessus le sacrifice—sauf dans les cas où ces activités secondaires se rendent obligatoires.

Selon la mentalité paisible, nos pires institutions sont celles qui s’arrogent domination intransigeante, obéissance absolue et refus de s’accommoder aux influences externes. Bien sûr, celles-là sont les institutions d’armes les plus foudroyantes, vigoureuses et persistantes : celles que nous vénérons le plus et qui nous infligent les pires maux.

 

Ces recommandations, à elles toutes seules, prendraient des vies entières à mettre en œuvre. Nous sommes supposés réussir des tours dont nous ne retenons ni l’aspiration ni la capacité de bien effectuer ; nous nous soumettons ainsi à la folie collective. Notre communauté se prend de grandes peines pour briser nos talents et souhaits les plus élémentaires. Jusqu'à ce qu’elle ne rende appui sincère à nos priorités intimes, nous ne pourrons matérialiser nos meilleurs chefs-d’œuvre sans lutte de titan.

Nous sommes parvenus à exiger cette lutte : ce véreux gaspillage de temps et d’effort est devenu le préalable obligatoire de toute créativité artistique. On doit bel et bien souffrir avant d’être permis de poursuivre ce que l’on ferait de mieux. Plutôt devrions-nous l’accomplir en premier lieu et constamment le perfectionner, tout en jouissant de l’appui enthousiaste et ininterrompu de notre culture.

 

Politique 2 : se rassembler.

 

Va trouver des gens aux intérêts semblables et aux poursuites partagées : lecture, art, hobby, charité, Apprenti, n’importe quoi. Agissez en concert quant aux inquiétudes et célébrations mutuelles. Trouve des nouvelles recrues, forme des groupes distincts aux buts différents. Branche-toi dans des réseaux informatiques et des bases de données. Assiste à l’assemblée d'adoration de ton choix et laisse-lui refléter ton esprit. Mets-toi en contact avec des Apprentis pairs, même de l'autre côté de la planète. Débarrasse-toi de l'encombrant sens d'aliénation dont dépend la mentalité d'armes.

 

Politique la 3e : te rendre politique.

 

(Pas encore pour moi, celle-là en première partie ; uniquement pour des enthousiastes. Rappèle-toi que l’on doit d’abord épuiser sa tâche initiale avant d’avancer à celle suivante.)

Assiste aux fonctions politiques et fais-y ouïr tes opinions. Prends en charge la plus importante responsabilité de gérance dont tu te sens capable. Grimpe l'échelle politique aussi haut que tu puisses supporter la chaleur. Mets-toi en contact avec des ouvriers médiatiques. Ecris, appelle et rends visite aux représentants politiques ; rends-leur plein l'oreille ! Mets-toi en contact avec des individus et des corporations connues pour leurs accomplissements soit bons ou mauvais.

Vote, même quand tes choix te paraissent des options insignifiantes, semblant rendre en perdants autant toi-même que les autres. Affirme tes convictions politiques et défie celles de tes voisins. Chaque fois que tu trouves inacceptables tes choix de scrutin, insiste sur ton droit de marquer une abstention dégoûtée. L'anonymat offre refuge pareillement aux victimes et aux bourreaux : comme forme d'évasion politique, il se rend beaucoup trop coûteuse. Nous jouirons de meilleure prospérité et tranquillité en affrontant nos responsabilités au lieu de les esquiver.

 

Chaque fois tu refuses de voter,

Tu approuves des politiques et des politiciens

Que tu hais le plus !

 

Ceux qui proclament avec fierté, « je ne suis pas politique » le sont en réalité. Ils ont inopportunément conclu que leurs besoins sont le mieux servis par le statu quo. Quant à celui qui refuse de voter par pur dégoût, il ne parvient qu’à aigrir sa nausée existentielle.

 

Politique la 4e : la charité.

 

Le plus de fonds que tu contribues à de bonnes causes, le moins qu’en obtiennent les directeurs d’armes. Applique ton temps et tes biens aux individus nécessiteux et aux instruments dignes. Dîmes, mais avec adresse. Ne pellette pas bêtement de l'argent dans la gueule de charités monolithiques, voire de corporations ecclésiastiques. Leurs directeurs déforment sans doute leur mandat légitime au moyen d’ordres du jour tordus, soit d’origine particulière ou institutionnelle.

Trouve des nouveaux moyens de rendre aide aux autres. Lance-toi au-delà de ton cercle d'amis et de clients. Sois bon et fais bon compte de ta bonté.

La charité déverrouille le miracle.

 

Politique la 5e : concrétise ce que tu visualises.

 

Note l'autocollant affiché au pare-choc d’automobiles avec le texte : « Visualise la paix globale. »

La visualisation constructive doit devenir une aptitude enseignée à chaque jeune Apprenti. Une autre compétence de survie que nous sommes attendus à absorber par osmose, par procès et erreur, ou pas du tout.

Par exemple, inscris une liste de souhaits et attache-la sur ton miroir de salle de bain. Note et raye ceux qui se sont manifestés dans ta vie. Rafraîchis ta liste  de temps en temps : une forme élémentaire de visualisation.

Sinon rêvasse sans componction. Tes rêveries – si ornées de l’amour pour l’humanité – peuvent être (le seront, en toute probabilité) plus compensatrices que la besogne byzantine de ceux les mieux rémunérés.

Des compétences essentielles à être apprises incluent le judo et d’autres arts martiaux qui instruisent comment tomber sans se casser les os. Quelque chose de semblable devrait être enseignée à chaque bébé apprenant à marcher. Ainsi de même, la natation.

La transcendance de cette ignorance, ce n’est qu’une bataille à mi gagnée. Une fois que tu visualises tes idéaux, réalise-les.

 

Politique la 6e : embrasser la responsabilité.

 

Disons que quelque chose de remarquable t’advienne pour le mieux ou le pire. A toi de te demander, « Pourquoi j'ai attiré ça dans ma vie ? » Mes remerciements à Context, Inc., pour avoir verbalisé cette conviction subliminale. Quel dommage qu’Andy Revell, son fondateur, ait disparu en 2004. Sa disparition est bien regrettée.

N’en fais pas là une raison pour te sentir coupable d’avoir fréquenté un période de troubles, d’avoir été rompu ou de t’être fourré dans un pétrin. Fais-en une méthode pour attirer des meilleures circonstances au profit de toi-même et des tiens.

Changeons ce que nous pouvons pour le mieux, et expirons pendant notre tentative de changer ce dont nous nous présumons incapables. Au diable « patienter ce qu’on ne peut pas changer ! » N'accepte rien de moins que l'excellence particulière et la somptuosité communautaire. Prends des grands risques, aie du cran et aime sans crainte. Rappelle-toi les propos du Révérend Jesse Jackson et « Raviver l’espoir ! »

Chacun doit se rendre assoiffé, abreuvé et soul de la paix de Dieu.

 

Politique la 6e et demi : rire davantage.

 

Des maîtres de rires devraient inaugurer les rencontres formels et spontanés ; les initier en public selon une cérémonie formelle, sinon en privé d'après l’usage intime. Ha, ha, ha, ha ! Gandhi était si sévère, nonobstant sa bonne humeur continue ; toi, déborde de rires. Le rire est approprié dans toutes sortes de situations que l’on n’admettrait pas. Promeus le rire spontané, soit qu’il te paraisse inapproprié. Le rire en masse est une autre clef de passe au miracle. http://www.newyorker.com/online/blogs/newsdesk/2010/08/video-laughter-yoga.html

 

Politique 6.75 : pleurer d’honnêtes larmes quand le rire ne vient plus.

 

Te repentir et transformer le tout, du fond de ton âme jusqu’aux fins-fonds de l’univers.

 

Politiques les 7e & 7e et demi : saisir le rôle principal si l’acceptant bien, sinon s’ôter du chemin.

 

Le texte d’Apprenti est en grande partie rédigé pour les chefs à venir. Quiconque honorera sa passion mènera dans cet enclin.

Jusqu’à présent, des gens d'énorme profondeur d'esprit, de grand cœur et de sagesse exemplaire ont abandonné en dégoût la gérance du monde—bien qu’elle fut toujours leur obligation naturelle. Ils doivent reprendre la lutte et nous ramener sur la bonne voie abandonnée. Nous avons grand besoin d’eux tous : hommes et femmes partout, aussi bons qu'ils peuvent l’être, en amélioration continue et en coopération massive. Cette dictature de compassion exige de la coopération sans limite. Ceux les meilleurs doivent gagner droit de passage immédiat à leur passion.

Fini l’ère de la sainte contemplation et de la non-intervention lettrée ; il est temps de descendre de la montagne au dos du bœuf de la sagesse (selon le Tao.)

Aux esprits moins doués, (orientés ailleurs) ôtez-vous du passage ! La contestation de cette gérance ne parvient qu’à perdre du temps qui ne reste plus à gaspiller. Autrement, aux ordres de la mentalité d’armes et à défaut de mieux, la plupart des rôles principaux sont saisis par des malveillants officieux. Il n’y a que des individus de moralité pourrie qui peuvent justifier, dans la sournoiserie de leur médiocrité, les contradictions tarées de la mentalité d’armes. Ils sont les seuls à se contenter, eux et leurs besoins triviaux, d’une telle récompense piteuse.

Ce n’est que l'exemple transcendant de chefs remarquables à chaque palier qui puisse améliorer la direction moyenne. Etant donné le fourmillement actuel de mauvais modèles de rôle, il n'est pas difficile de comprendre pourquoi nos chefs font la queue autour du coin pour enregistrer leur faillite morale.

La terre en armes, ce n’est qu’un rapiècement de mauvais quartiers mal régis par des chefs de guerre ; l’humanité doit la transformer en un Eden sous la gérance de chefs de tribu les plus honorables que nous puissions trouver. Le salut militaire est rendu aux galons plutôt qu’à celui les portant ; la salutation politique le doit être aux individus exceptionnels plutôt qu’à leur placement, fortune ou statut social.

 

Un chef solitaire ressemble à la proue d'une barque moins sa quille et sa coque : l’ensemble est plus fort que le plus important de ses composants. Apprenti fait signe à ceux qui ne souhaitent pas mener autant qu’à ceux qui le veulent.

Le prolétariat d'info cultive son élite sur demande, un peu comme une colonie d'abeilles, sa nouvelle reine. Tandis que des prolétariens d’info soutiennent leur élite actuelle, ils doivent aussi élever un complément varié de proto élites. Elevons les meilleurs chefs que nous puissions repérer et portons-les en triomphe à la salle de ville.

Condamner la gérance actuelle, voici une demi-mesure. Quiconque se satisfait de si peu, abdique sa prise de décision aux autres et à leur mésentente de son malheur. Si l’on ne souhaite pas mener, soit ; on doit chercher ceux qui le peuvent, trouver ce qui leur met en marche et s’ils sont capables d’aimer et d’être aimés sans crainte, ensuite les soutenir et les propulser aux positions de responsabilité et puis vérifier leur droiture.

Veillez sur eux, corrigez-les quand ils s'égarent et insistez qu'ils fassent de leur mieux. Sinon remplacez-les avec quelqu’un(e) de mieux.

 

Politiques les 8e et 8e et demi : développer Apprenti, devenir Apprenti.

 

Lis ce texte. Familiarise-toi avec, traite de ses propos et démêle-les là où ils ne tournent pas ronds. Trouve des meilleures alternatives et envois-les moi pour incorporation ou remplacement céans. Fais publier tes meilleures idées indépendamment. Parle aux autres d’idées exposées dans ce livre et découvre ce qu'ils en pensent. Identifie crimestop et affronte-la sans arrêt. Défie la mentalité d’armes dans tes propres pensées et dans tes ronds journaliers de conversation et d’Apprentissage.

 

Politique la 9e : satyâgraha.

 

Saisis la victoire mutuelle. Trouve ce que nécessitent les autres, sache ce dont tu as besoin et fais paraître les deux. Pratique la règle d'or avec tous, y compris toi-même. Si tu ne la retiens pas, trouve-la et mémorise-la. Comme tout ce qu’il y a de mieux dans la mentalité paisible, elle est commune à toutes les langues et cultures. Je ne peux manquer de te la répéter ici :

 

Fais aux autres comme tu souhaites qu’on te fasse.

 

Avec cette stipulation : que tu sois toujours attentif aux besoins de l’autre, qui peuvent différer des tiens.

 

Politique pas la 10e : n'avoir pas d'enfants à moins de le devoir.

 

C'est assez simple. Des couples qui ont un enfant ou aucun ajoutent aux Apprentis ; ceux qui en ont deux se reproduisent ; ceux de trois ou plus produisent en série des guerriers et des génitrices de guerriers. Ceux qui inséminent et fuient, et celles qui se rendent enceintes et se tapissent, produisent une progéniture que l’on devra sustenter avec toute la force du monde paisible. Aucun enfant ne sera abusé au monde en paix—à la différence de la terre en armes. De tels abus là-bas seront une disgrâce inédite.

Nous avons tous étés traumatisés par la mentalité d’armes, intoxiqués par sa violence et sa contre-vérité. De façon perverse, ces terreurs ont fini par nous sembler approuvables. Couper en deux le nombre de naissances humaines plusieurs fois dans les décennies à venir, cela nous permettra peut-être d’exorciser ce cauchemar collectif.

 

Politique 11e : apprendre !

 

Nous sommes tous des Apprentis, l’avons toujours été et le serons pour aussi longtemps que nous errerons ici-bas sur terre.

Un aéroport jongle des avions et des voyageurs ; cet ensemble tourne selon la fluidité de leur transition. Les êtres humains sont construits pareillement, pour apprendre. Quant à l’humanité, chacun de ses besoins et désirs et chacune de ses aspirations et frayeurs se réunissent dans l’Apprentissage qui ne s'augmente pas dans le luxe ni ne diminue dans la pénurie. Le matériel et l’esprit l'absorbent pareillement. Pratiquer le bien et souffrir du mal sont des scénarios comparables d’Apprentissage ; la naissance et le trépas sont parmi ses leçons les plus instructives. Vis pour apprendre et apprends à vivre.

Une fois l’idée saisie que l'apprentissage du refrain de l'ADN est la meilleure justification pour chaque moment que nous passons sur cette jolie planète désolante, (telle que révélée dans Le serpent cosmique ainsi qu’en Jean 1-5 et Genèse 28-12 dans la bible, parmi d’autres bribes) tout ce qui reste prendra sa place légitime dans l'ordre des choses. Peu importe ce que nous apportera le destin, nous retiendrons toujours l'option de bien mourir et de réincarner dans la vie du Christ. Une fois ta croyance amarrée à ce quai, personne ne pourra la remettre à la dérive.

 

Politiques les 12e, 12e et tiers et 12e virgule six, six, six… : creuser des étangs, cultiver le terreau et planter des arbres et des haies.

 

Des étangs artificiels de petite profondeur sont des aimants naturels de terre arable aéroportée, de pollen et de sédiments érodés. En tombant en déchéance, des plantes aquatiques se rendent en engrais parfait.

Ainsi que des déchets de domicile et du jardin sont plus utiles, une fois fermentés en méthane et terre arable – à condition que les demeures restent propres et salubres et que ces déchets soient tournés de temps en temps pour permettre leur levure oxygénée par contre à leur pourriture anaérobique en cendres d'incinérateur et en liqueur de décharge d'ordures.

 

Les technicités de la régénération du sol vont bientôt obtenir une renaissance de nouvel âge qui amendera des milliers d’années de négligence et d’abus officiels.

Selon le livre de Krisin Ohlson, The Soil Will Save Us: How scientists, farmers, and foodies are healing the soil to save the planet, (Le terreau nous sauvera : Comment des chercheurs, des fermiers et des gourmets guériront la terre afin de sauver la planète) Rodale, Inc., NY, NY, 2014 ; l’agriculture soit-disant bio peut élever le même volume de récoltes que celle industrielle, de façon plus renouvelable (sustainable) à moindre coût (avec moins d’entrés chimiques.) En théorie, le CO2 en surplus que l’humanité produit chaque année peut être incorporé dans de très fertiles terreaux de haut Carbonne. Leur restauration comprend quelques procédés de base admettant de nombreuses perspicacités et innovations avec, bien sur, beaucoup de dure labeur.

Cesser l’ajout de fertilisants, de pesticides et d’herbicides en gros, sauf de façon temporaire en localité, avec précision microscopique et retenant une intention bien définie.

L'agronomie sans labourage : ne plus désagréger la terre. Se servir de sa cervelle et de la nature au lieu de la force brute et des chimies inertes à base de pétrole.

La plus complexe la communauté écologique en domaine, le plus élevé le tau de Carbonne dans son terreau. Etablir un mélange de couverture végétale en localité, tant pérenne qu’annuelle. Soutenir la communauté microbienne sous terre avec la même application que celui dévoué aux troupeaux et aux récoltes à la surface. Planter des arbres et des haies sur les marges. Soutenir la plus grande diversité génétique de semences, précisément adaptée aux conditions locales par l’industrie artisanale. Se servir de contrôles  naturels d’insectes nuisibles et de fléaux. Les monocultures industrielles et le bétail encellulé en enclos statique sur un terrain autrement ruiné, ce ne sont que des manifestations de bêtise suicidaire.

Diriger des troupeaux sur des champs en jachère : soit des animaux d’exploitation à travers des petits enclos mobiles, soit ceux sauvages braqués, pressés et concentrés par des carnassiers. Tu souhaites beaucoup d’empreintes, d’urine et de fumier par terre, mais seulement le quart de la couverture végétale rongée avant que le troupeau ne passe ailleurs. Planter une diversité de moissons sur le terrain que le troupeau vient de piétiner.

Il se trouve que l’ancienne technique agricole « abattre et brûler » peut être troquée contre celle plus pensive, appelée terra preta. D'après elle, des tas de flore abattus et laissés couver recouverts de terre ou de foins. Cette brûlure anoxique, appelée biocarbonisation (biochar ?) séquestre du carbonne et des éléments de trace en grandes quantités, qui, semés sur des terroirs pauvres et blêmes, les rendent en semblables foncés et gras de façon quasi miraculeuse. Au boulot !

La cultive de champignons peut augmenter le volume du terreau et améliorer sa qualité au moyen de la mycéliation (l’infusion du réseau de leurs fils à travers le sous-sol), le donner, la désagrégation et la propagation. La première étape offre des bénéfices tels que la structuration du sol, la concentration minérale et le contrôle sélectif des microbes ; le donner nourrit des bêtes de passage, autant celles grandes que petites, accumulant ainsi leurs déchets, pollen et graines ; la décomposition alimente des communautés de plantes et de micro-organismes. L’adresse humaine peut accélérer ces étapes. Et puis, dans les meilleurs cas, cela se mange bien sauté à l’ail et au beurre !

Célébrer chaque fête locale en plantant des haies, des arbres, et des arbrisseaux hardis dans ce climat et natifs de cette localité. Assembler des voisins dans la propagation de nouveaux bosquets, parcs, vergers et forêts. Planter des arbres le long des lignes de démarcation biologiques décrites dans ce texte, encore plus d’arbres et de haies ! Obtenir que des politiciens promettent de planter davantage de forêts : une promesse que même nos politiciens vendus pourraient honorer.

Je répète : la communauté micro-organique du terreau doit bénéficier de la même attention et des mêmes soins de la part de jardiniers et de fermiers que leurs récoltes à la surface du sol.

 

Politique la 13e & la plus bienheureuse : cultiver notre jardin.

 

Permets-moi te citer la dernière ligne de Candide par Voltaire : un des chefs-d’œuvre de mon maître d'enfance et pionnier de science-fiction.

 

« Cela est bien dit, répondit Candide ; mais il faut cultiver notre jardin. »

 

Chaque jour, des milliers de pièces de rebut inconsidérées dérivent dans les rues de notre quartier pauvre planétaire. Notre terrain du devant est un amas de litières et de verre cassé qui nous prendra un bon temps pour déblayer. Entre ces couches gisent encore plus de haine, de frayeur et de peine psychique.

Une fois que toutes ces ordures seront ôtées, on disposera d’un terrain vague et d’une nouvelle décharge quotidienne. Que faire ? Tout abandonner ? Endurer dans la crasse ? Gémir d’un éventuel rabais de nos marges de bénéfice ? S’abandonner à des demi-mesures à demi-réconfortantes ?

Jamais de la vie. Chaque jour, tant que nos cœurs tiendront le coup, nous retirerons ces saletés. Leur ampleur nous importera peu. Nous le ferons repousser, ce jardin, le sèmerons, l’arroserons et le soignerons avec tendresse. Nous planterons des arbres et des arbrisseaux et les soignerons pareillement. Avec un peu de veine, nos voisins nous imiteront, attirés par notre exemple. Alors que ces locaux d’horreur se muteront en jardins resplendissants, notre voisinage répugnant se transformera en un espace vert digne de notre affection.

Accrû quelque peu, voici clairement ce que l’on doit accomplir à travers la planète. La mentalité d’armes – traînée dans la lumière du jour – sera jetée au tas d’ordures comme un chiffon pourri. Ses tergiversations de fausse économie ne seront plus tolérées.

 

Politique la 14e : jeûner quand c’est convenable.

 

Dès qu’en conviendrait un Apprenti guérisseur digne, sens-toi libre de t’abstenir de nourriture solide, que ce soit pour une journée par semaine, un jour tous les quelques mois sinon aux conjonctures particulières. Sans forfait, abreuve-toi de liquides salubres et casse-croûte quand cela te conviendra.

Les Apprentis doivent devenir intimes de la faim, en être si familiers qu'ils ne la permettront à aucun étranger dépourvu, ainsi qu’ils en délivreraient les membres de leur propre famille.

Cette politique ne s’applique pas aux enfants et aux jeunes gens qui doivent manger quelques fois par jour pour grandir forts et futés.

 

Politique la 15e : renverser la polarisation sentimentale entre les armes et la paix.

 

Selon Roland N. Stromberg, dans La rédemption par la guerre : Les intellectuels et 1914, presque tous les Européens furent emportés par des sensations comparables quand la guerre débuta, peu importe leur citoyenneté.

L’exaltation, l’éveil spirituel, la transformation, l’affranchissement des petitesses et des mesquineries ; surtout la montée subite du consentement qui réunit des individus de toutes sortes : braves gens et intellectuels, ceux de droite et de gauche... Le mysticisme de l'union sacrée, l'extase de la communauté récupérée, l’union des cœurs, l'appel au rassemblement d'empire, l'ardeur ravivée, le renouveau de la force et du courage, la camaraderie, l’esprit de la discipline et du sacrifice. L’extase révolutionnaire en vue d’épurer à grands feux un monde complètement corrompu. La révolte contre une société rationalisée et mécanisée, l’évasion d'un certain incident malencontreux, d’être rattrapé dans quelque chose de monumental et d'importance historique, aussi l’émancipation sexuelle des guerriers. Le rendement au silence provisoire et l’amortissement permanent de ceux opposés à la guerre. Une fièvre. La sauvegarde du christianisme (ou de ta religion préférée.) Cette force physique chargée d’énergie morale, elle côtoie l'amour. La guerre amène à un sentiment religieux d’apocalypse, même parmi les antireligieux. L’abandon de l'internationalisme et de l'objectivité scientifique ; le triomphe des émotions par-dessus la raison ; la poursuite de l’héroïsme, de la noblesse et de la générosité ainsi que de l'aventure, du danger et même de la mort. Les impératifs de la solidarité et du sentiment de parenté, la recrudescence de la consonance entre l'individu et la nation entière ; la camaraderie des tranchés. La guerre martèle le monde dans de nouvelles formes ; elle est véridique de façon existentielle. L'ennemi et le danger au combat se rendent suprêmement véritables ; par contre, la paix semble abstraite au point de dépouiller l'individu de son identité. L’unification fondée sur quelque chose de très simple : l'ennemi commun. Le plongeon des minorités patriotiques dans le fleuve primaire, l’harmonie sociale, la solidarité, la justice distributive et le salut par la souffrance. Les anciennes raisons pour la guerre furent la nécessité, le devoir et la justice ; en 1914, celles « nouvelles » sont devenues le renouveau, l’aventure et l’apocalypse.

Du moins jusqu’à ce que le massacre de masse ne se soit rendu sérieuse, dans quelques petites semaines et sans arrêt pour des années et décennies à venir.

Les citoyens américains ont ressenti quelque chose d’analogue après l’onze septembre. Stromberg déclare que les soldats en première ligne retiennent ces sentiments plus longtemps que les civils d’arrière secteur qui réintègrent beaucoup plus rapidement l'aliénation ordinaire en temps de paix … Ce qui sert à expliquer pourquoi beaucoup de combattants ont tant de mal à réintégrer le monde civil dont ils ont perdu contacte alors qu’ils enduraient le creuset de la guerre.

 

Il appartiendra aux Apprentis de rendre la métamorphose de la terre en armes au monde paisible dans la sorte de campagne militante pour laquelle les êtres humains ont semblé avoir été encâblés. Ils devront bomber des sentiments analogues dans la réalisation de la paix globale, représenter la guerre comme l’ultime formule d’égocentrisme (« C’était moi ou lui. C’est moi qui commande. ») d’amortissement spirituel et de semence de discorde. En d'autres mots, ils exalteront la paix en parfaite sincérité et ne permettront aucun non-dit quant à la guerre.

Cet exercice spirituel sera très coriace. Les Apprentis doivent se convaincre de la droiture de leur cause, raffermir cette conviction par leurs études et convertir les autres par la pureté de leurs actions. La moindre trace d'hypocrisie, d’hésitation et de faiblesse dans le renversement de ces sentiments discréditera le monde paisible.

 

Politique la 16e et surtout pour les petits : protéger leurs yeux et leur peau !

 

Tandis que tu lis ces mots, la couche d'ozone s’effile et le soleil lui-même adopte un air fatalement désapprobateur. Les habitudes de la vie en plein air – autrefois davantage salubres – n’offrent plus rien que le cancer de la peau et l’aveuglement prématuré.

STP, assure-toi que tes gosses portent de bonnes lunettes de soleil et un chapeau ombré quand ils vont dehors aussi le plus souvent une chemise longue et des pantalons longs ! Ils te remercieront après, de tes intrusions agaçantes, quand leurs contemporains deviendront des aveugles prématurés et des cancéreux de la peau entre les deux âges. 

 

Politique la 17e et quelque : le nez, c’est pour respirer ; la bouche, pour manger et discourir.

 

L’Oxygène est une drogue d’addiction à cent pour-cent fatale : le déchet (tel que l’alcool) de plantes et de cyanobactéries. Le corps humain a été conçu pour en consommer le minimum nécessaire, l’inspirant avec restreinte par le nez. A moins d’une course à pied ou d’une autre activité vigoureuse, on en prend beaucoup trop en respirant par la bouche, ce qui diminue la vitalité de façon cumulative.

Les voies nasales sont amincies dans la figure caucasienne et forcent parfois de la respiration par la bouche. Cette débilité raciale doit être résistée. Si tu t’attrapes à respirer par la bouche, mets-toi consciencieusement à respirer par la voie du nez. Si tous les Apprentis se mirent à respecter cette simple règle, de nombreuses sottises diminueraient en proportion, ainsi que beaucoup de vieillissement prématuré d’organes corporels, surtout ceux en contact direct avec l’air respiré : poumons et voie digestive, aussi les yeux et le cerveau qui saisissent de façon réflexive davantage d’oxygène qu’ils ne nécessitent quand ils en trouvent l’opportunité. Après tout, tu es en train de respirer par la bouche, (essentiel dans la nature qu’en cas d’urgence) cela doit donc leur exiger un surcroît d’effort et d’accélération de décrépitude. A longue échéance, trop d’oxygène nous est autant nuisible que pas assez.

 

Politique la 18e : en mourant, prends-moi des nouvelles de Jésus.

 

Je t’invite à réincarner dans la vie de Jésus, y apprendre ce que tu nécessiteras pour être sauvé, et passer de la Roue du désir et de la mort directement au paradis.

 

Ainsi cuirassé dans la vie et sans plus rien à craindre de la mort, on doit bâtir le monde paisible.

 

(Retour à l’onzième politique.)

 

C’est bien. Ma sœur bien aimée, cela résume pour l’instant mon point de vue. Tu pratiques tant de choses à merveille, d’une élégance spontanée et sans grand encouragement par personne. Tes réussites surpassent celles de la plupart d’autres dont j'ai témoignées. Tu élèves tes enfants du mieux que tu peux ; ils grandiront donc aussi bien qu’ils peuvent. Espérons que nos descendants – tant ceux spirituels que de souche – prospéreront au-delà de notre capacité de le concevoir.

 

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