- TES DROITS OU LEURS PRIVILÈGES ? -

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SOMMAIRE D’APPRENTI       INTRO ET VOCABULAIRE

 

« Une doctrine qui ne s’attaque pas à la vie actuelle et ne l’influe dans ses ultimes profondeurs n’en est pas une et mieux vaudrait ne pas l’enseigner. » Oswald Spengler, Le déclin de l'occident.

 

La gestion paisible nous exige une toute nouvelle éthique de vie. Les habitudes autrefois admises, ainsi que celles trouvées inadmissibles, doivent être réexaminées quant à leur teneur d’armes. Nous devons adresser les contradictions fondamentales entre nos idéaux et le « réalisme » d’armes que nous avons été dressés à endurer à cause de limitations illusoires. Nous devons résoudre ces contradictions et évoluer une nouvelle conscience en paix absolue.

 

La mort assistée devrait être à la discrétion de chaque adulte. De fortes ententes soutiennent cette philosophie, comprenant la liberté particulière. Les collectivités d’armes proscrivent la terminaison de soi : encore une autre tentative d’annuler l’autonomie particulière. Cette restriction, à elle toute seule, sanctionne la mort assistée en cas de besoin.

Il est évident que des assassins ne doivent pas être permis d’abuser des terminaisons assistées. Des intervalles d’attente ; des offres de thérapie, de conseils et d’assistance sociale ; et la publication de déclarations d'intention : tous peuvent sécuriser les victimes potentielles. La mort choisie par soi-même devrait être un rituel solennel, coordonné avec autant de soins qu’un mariage ou un avortement.

« Afin de mériter une mort indolore, nous autres fonctionnaires devons certifier que vous souffrez d’une agonie intraitable, voire d’une catatonie incurable. Au point, bien sûr, que vous ne serez plus capable de nous la réclamer. » Ces légalismes de Catch-22 par Joseph Heller, (son titre en français : L'Attrape-nigaud) ne sont que des affinages de l'esclavage d’armes.

Pendant la lente agonie de mon père, j'ai assisté aux indignités continues d’une maladie terminale. Je préférerais, à toute intervention d’Hippocrate hyperactif, une terminaison plus douce et rapide à l’endroit et à l’heure de mon choix.

Comme d’habitude dans une société d’armes, l’administration du soulagement de la douleur et de la terminaison de soi est surveillée par des gens en bonne santé et exempté de souffrances, et la provision de l’avortement, par des hommes qui ne pourront jamais être enceintes. Le monde en paix verrait à ce que ceux les plus profondément touchés par une certaine affaire en seraient les responsables majoritaires.

 

Les autoritaires se révoltent à l’idée de permettre aux prisonniers de « tricher le bourreau. » Tout le monde reconnaît que l'emprisonnement à vie et la peine de mort peuvent être beaucoup plus affligeants qu’un suicide propre et rapide. Des bureaucrates du châtiment considèrent le suicide d'un de leurs détenus comme une grave provocation, quoiqu'ils l’invoquent d’office pour dissimuler la négligence, le viol ou la brutalité aux mains de leurs subordonnés. Ils préfèrent infliger de la souffrance de durée indéfinie sur ceux placés sous leur garde et leur arracher leurs droits humains y compris leur choix du meilleur moment et moyen de disparaître.

 

Quant à la contraception et la planification familiale, les gestionnaires d’armes souhaitent augmenter le nombre de rejetons abusés qui rendent le meilleur fourrage de canon et compte de victimes. Ils condamnent a priori la promiscuité, car la frustration en résultant sert à multiplier l'agression criminelle qu’ils convoitent. Que cela leur arrange bien les affaires ! Des rebelles sexuelles sont frappées de grossesse redoutée, de condamnation moralisante, de boucherie d’incompétent, d’ostracisme social et de maladies génitales autrement maîtrisables par des simples mesures de santé publique.

 La stupidité à ce sujet qui a été institutionnalisée pendant les dernières cinquante années est inexcusable.

 

On pourrait conclure que la guerre est un impératif fondamental pour l’humanité : la méthode brutale mais coutumière de contrôle forcé de la population. Voici un autre mythe chéri d’armes. De même, l'idée que la guerre encourage « la survie des plus capables. » Hélas, deux réalités interviennent.

 Tout d’abord, la guerre incite la pauvreté, l’ignorance et la haute mortalité. Celles-ci, à leur tour, induisent la polygamie : la séquelle évidente de communautés affligées d’une grande pauvreté et donc de brutalité hyperactive, ce qui résulte en moins de survivants virils et davantage de femmes. Ce décalage du coefficient sexuel aboutit dans la polygamie, dans un grand nombre d’enfants et dans l’approbation sociale pour d’inévitables familles plus grandes. Les pauvres doivent bien se féliciter de ce qu'ils ne peuvent éviter en tous cas.

D’habitude, les riches ont moins d’enfants donc une famille plus petite, ce qui leur permet de mieux les élever. Des familles plus larges exigent des ménagères surmenées donc encore plus susceptibles aux abus ; celles-ci à leur tour produisent des enfants négligés. Le dénouement sera une masse de femmes méprisées et de tueurs potentiels parmi leurs enfants car mal élevés, une population grossissante et une fleuraison de brutalité particulière et de guerre collective.

Deuxièmement, la guerre abat ceux les plus vigoureux, courageux, géniaux, créatifs, dispos, obéissants et d’esprit éclairci beaucoup plus rapidement qu’elle ne tue nous autres. L’ensilage de la guerre, c’est une superfluité de médiocres qui gaspillent du temps précieux dans leur imposition obsédante de prédilections d'importance tertiaire. La guerre et ses ramifications sont leur ultime vengeance.

Une fois que la guerre sera interdite, les générations qui suivent grandiront plus fortes, honnêtes et sages. Des générations entières de cette sorte seront nécessaires pour se remettre des séquelles d’une seule génération massacrée ; peut-être même un centenaire de telles à la suite de quelques générations consécutives de massacre. Entre-temps, le mal et l’indifférence à ses échéances l’emporteront sur le bien et ses soins préventifs, tout en proportion à ces pertes.

Ainsi la transition de Rome, de république en empire, aurait été attribuable au déclin de sa direction en raison de pertes massives d’élites que Rome et ses alliés encoururent lors des guerres puniques et celles en Gaule et civiles après ; aussi la stagnation de l’Union soviétique et des nations du Pacte de Varsovie après la guerre froide, des massacres auparavant, depuis et après.

Il est sinistrement amusant de noter que les historiens subséquents ont attribué cette transition romaine aux effets de sa paix, (presque autant proposés et débattus avec férocité que le nombre des participants dans ce débat) mais jamais aux effets de la guerre. À son tour, l’effondrement soviétique a été attribué aux politiques clownesques et ruineuses de cet escroc réactionnaire, le Président Ronald Reagan, mais jamais à la plaie suppurante des pertes soviets antécédentes : manifestes pour quiconque les constaterait. Pendant la DGM sic, l’Amérique subit à peu près deux pour-cent des pertes russes, (600.000 pertes contre 30.000.000) et absolument rien de sa massive démolition d’infrastructure. Devine qui gagnera la guerre froide. Tout cela à cause de Ronald Reagan et ses narquois jeux de dupes   mais vouiii, mon cher !

 

Il existe des moyens préférables de contrôler l’augmentation de population : nutrition de bonne qualité, soins universels, éducation semblable, fiable sécurité sociale pour les vieux et les invalides ; et, d’importance primaire, des droits égaux mis strictement en vigueur pour tout le monde sans exception ni compromis, femmes et enfants inclus.

Par fanatisme obstiné, la gestion d’armes a restreint chacune de ces prestations à tour de rôle. Après tout, ses techniciens se spécialisent à infliger de la souffrance et de l’anéantissements de masse ; la qualité de la vie leur est sans pertinence sinon y soustrait ; son amélioration, une considération secondaire puisqu’ils s’obsèdent de priorités plus coriaces.

L’interdiction des contrôles de naissance harnache des énergies explosives  humaines : l’intense frustration sexuelle et la rage de la bâtardise, multipliées par des réflexes d'agression et de shadisme issues du surpeuplement humain. La gestion d’armes se fortifie en abusant de telles intangibles humaines que la libido, la crainte de privation et les différenciations naturelles entre les hommes et les femmes, entre des individus d’appartenance ou d’ethnie différente, d’idéologie divergente et de croyance exclusive, les sublimant donc en criminalité.

Chaque organisation qui décontenance la femme en décourageant la planification des naissances s’avoue l’une d’armes : une autre raison pour reconnaître nos religions de masse comme des institutions éhontées d’armes.

La promiscuité sexuelle est inévitable parmi des gens niés l’enseignement et des soins médicaux adéquats d’autant bien que parmi ceux affluents et bien instruits. Commander aux gens de s'abstenir de quelque chose d’aussi agréable que le sexe, voici une royale perte de temps pour tous ceux concernés — à l'exception de vigoureuses élites d’armes dissimulant leurs vrais ordres du jour.

La plus bornée et la moins habile la femme, ainsi que le plus fragile son réseau de soutien, le plus inlassablement les directeurs d’armes lui encourageront d’avoir tout plein d'enfants. Ponctuellement et sans correction, elle se fera violer jusqu’à la maternité quand elle manque des protecteurs de haut privilège. Ces tristes ravages ont lieu à présent aussi souvent que dans le passé ; donc aucun renouveau social ne peut être distinguée.

Les meilleures recrues d’infanterie sont celles qui ont survécu l’enfance la moins sûre — en bref, ce sont des bâtards, des orphelins ou tous deux. Des ghettos économiques fournissent les meilleures crèches pour un grand nombre de bonnes troupes : leur seule raison d’exister. Autrement, ce sont les milieux les moins profitables et les plus coûteux à administrer.

 

Les réactionnaires accusent le progressiste moyen d’avoir légiféré le déclin social bien que s’eut toujours été leur ultime but tactique. Voilà leur plus récente tentative d’ensevelir leur honte. Aux noms de l’accommodement et de l’accord politique, des politiciens contemporains : « Un million de dollars équivaut à un vote ! » ont tripoté la législation progressiste. Maintenant que les maux qu’ils ont si bien négociés ont porté leur fruit saumâtre, ils déclarent que de tels résultats sont la faute du progressiste. Il n’y a que des gérants d’Etats en armes qui peuvent invoquer de tels mensonges et s’en sortir sans grands problèmes, grâce à notre apathie collective.

Tout le monde reconnaît qu’une contraction de la vie humaine – terminée si nécessaire à l'étape embryonnaire – soit préférable aux supplices endurés à longueur de vie dans un mauvais quartier de cauchemar, désert de famine ou enfer pénal. Maintes gens qui ne condamneraient jamais leurs enfants à une telle existence satanique se persuadent que les enfants d’étrangers innocents, leurs parents pauvres et des détenus adultes méritent d’une telle existence sans merci.

Ce pharisaïsme trahit la nature shadique des fondamentalistes religieux. Ils lutteront, iront en prison et tueront parfois pour que des gosses naissent non désirés. Mais ils ne traverseront pas la rue pour leur assurer une bonne éducation et soutiendront ardemment la guerre à l'étranger, l’empire de prison et la peine de mort chez eux, visant misère et destruction sur des enfants en surplus qu’ils ont tenus à faire naître.

Qu’en aurait dit Jésus ?

En revanche, ceux et celles (et je pressens que ce soit plutôt elles) enjoignent notre respect illimité qui contrecarrent l'avortement en offrant des options légitimes d'adoption et de soins de bonne qualité. En ce faisant, elles nient aux techniciens d’armes leur source fondamentale de recrutement.

Personne ne préfère le moindre mal de l'avortement. Une adoption sûre et rapide devrait être la norme pour chaque enfant non souhaité par ses parents et pour chaque couple qualifié à élever un enfant. Je n'ai jamais compris pourquoi il y a tant de listes d'attente d'enfants dédaignés et de parents potentiels et volontaires mais laissés les mains vides.

À présent, des drogues « du matin d’après » – des options de contrôle de naissance beaucoup moins intruses que l'avortement chirurgical – se sont prouvées efficaces des jours après la conception. Des tentatives de les supprimer ont été tout aussi acharnées.

 

Reniant les défis sociaux provoqués par leurs précieuses contradictions, les directeurs d’armes fabriquent des faux défis à leur tyrannie. En dénormalisant la sexualité salubre et en criminalisant l’usage de drogues parmi des adultes consentants, ces réactionnaires ont fabriqué des nouvelles populations plénières de « déviants » à eux de persécuter à volonté.

Des névrosés incontestables ont été fâcheusement accordé trop de responsabilités ; nous avons accepté qu’ils nous imposent leurs obsessions. Ensuite, nous leur avons permis de placer des acolytes pour prendre leur relève : une nouvelle génération de névrosés encore plus instables. Voici la vrille typique de dégénérescence institutionnelle au fil du temps : chaque génération encore pire que son précédent jusqu’à ce que d’implacables inquisiteurs fleurissent partout.

Du balai !

Le profit dissimulé que ces réactionnaires ont glané de décennies de commerce illicite de drogue a fini par financer leur sprint au fascisme à l’échelle globale, applaudi par les médias. Chez qui croyais-tu que tous ces milliards de fonds avaient abouti sauf dans leurs mains sales et manucurées ? Les médias ne se sont pas souciés qu’ils aient accéléré cette course, quoique cette déchéance ait fini par détruire leurs propres profits et croissance, comme complotée par une troupe de psychopathes indifférents à tout sauf l’atténuation de leur ennui en augmentant la misère collective.

 

Les Apprentis recomposeront les codes pénaux avec une priorité durable : la facilitation de leur mise en application au moyen de la coopération volontaire.

Si une minorité considérable contourne la loi, elle est inapplicable dans cette population. Si celle-ci ne la transgresse pas mais ne rend pas à la justice celui qu’elle trouve la transgressant, cette loi n’est plus applicable. Quand plus qu'une minorité insignifiante doit se soumettre à l’arrestation et la détention, cette loi devient inapplicable. Elle reste inapplicable si elle autorise le gaspilleur sans fonds, l’avocat redondant, le geôlier pour profit et l’idéologue fanatique à empêtrer des honnêtes gens dans des légalismes frivoles. Dans la mesure que des minorités considérables définissent la police comme une intruse hostile, la loi dans son ensemble se rend de moins en moins applicable.

Beaucoup de commentateurs sociaux ont conclu que la loi serait une force inexorable qui doit demeurer absolue et menaçante qui puisse grandir sans restreinte. Selon eux, le chaos anarchique pourrait découler de la halte de cette croissance ou la retouche de ses pires erreurs. Cette attitude mène à Auschwitz. La loi doit demeurer une toile très fine et la mieux définie par son absence, dans laquelle la plupart consentiraient de s’enchevêtrer du moment qu’ils s'égarent.

Les Apprentis mettront en vigueur le minimum de lois. Des activités destructrices qui ne peuvent être interdites doivent être réglées au service de la santé publique.

 

« Un Etat ainsi gouverné a besoin de très peu de lois et à mesure qu’il devient nécessaire d’en promulguer de nouvelles, cette nécessitée se voit universellement. Le premier qui les propose ne fait que dire ce que tous ont déjà senti et il n’est question ni de brigues ni d’éloquences pour faire passer en loi ce que chacun a déjà résolu de faire, sitôt qu’il sera sûr que les autres le feront comme lui. » Jean-Jacques Rousseau, Du contrat social, Bordas, Paris, Bruxelles, Montréal, 1972. Livre IV, Chapitre 1.

 

Les prostituées doivent être bien examinées par des médecins et fréquemment certifiées ; les distributeurs de drogues, autorisés comme ceux de l’alcool et du tabac ; les jeux de monnaie, taxés afin de défrayer leurs abus. Chaque abus de mineur doit devenir inconcevable et impossible à cacher, par la loi, la coutume et les conviction universelles.

Le peuple doit apprendre à réaliser du bien de façon automatique jusqu'à ce que la plupart règlent leur comportement (et surtout celui de forcenés locaux) sans surveillance excessive de loin.

Une fois que nos lois seront purgées de leur rebut d’armes, des offenses spécifiques émergeront sans épreuve précédente. Dans ces cas, un jury dûment attitré doit décréter des conséquences appropriées, non pas des législateurs après le fait : une de leurs mains bien enfouie dans la caisse et l'autre caressant des mafieux riches.

Même des criminels attestés coupables doivent percevoir leur gérance comme des entités pour la plupart bienveillantes. Des punitions sournoises incitent le défi, peu en importe son accablement. Une punition excessive glorifie le criminel dans les yeux de sa communauté et interdit un résultat préférable, soit à quel point qu’elle puisse divertir les psychopathes aux contrôles.

Rappelle-toi que chaque condamnation criminelle est une nouvelle confession d'échec collectif : des fonds et du talent potentiel jetés dans l’oubliette de l’incarcération sans bénéfice. Il ne faut jamais la percevoir comme le bienvenu de sacrifice du malfaiteur dans un rituel de vengeance publique.

Bien sûr, quelques victimes tiennent que leur tortionnaire mérite une punition sévère, que sa souffrance compensera la leur. Je pourrai parvenir à la même conviction dans des circonstances analogues. Que Dieu nous aide à pénétrer cette obscurité !

 

La peine de mort souille l’homme et Dieu, les cieux comme la terre. Nous conspirons à exécuter les plus infortunés et troublés parmi nous – sinon tournons la tête en silence coupable – par lâcheté morale. Si nous nous aimions sans crainte, nous trouverions meilleur moyen de vivre et laisser vivre en obéissance au décret fondamental de toutes les croyances et cultures.

Les meurtres de passion, d'ignorance et de folie constituent une misère. La sagesse dicterait que nous les anticipions au moyen de stratagèmes beaucoup plus subtils que la négligence avant le fait et la brutalité hystérique après. Malgré tout, l’autodéfense létale pourrait être à mi justifiée dans les pires scénarios, et un jury, prendre à cœur les cris de vengeance des parents d’une victime. Ceux condamnés pour leur crime violent doivent être cloisonnés au loin des petits délinquants.

Dans une société débarrassée de la mentalité d’armes, la brutalité meurtrière aurait le même attrait que la consommation d’une assiette de merde. Personne ne s’imaginerait l’entreprendre à part des insensés patents et donc plus faciles à identifier de façon préemptive.

Malgré tout, chaque fois que des responsables de punition légales et leurs partisans s’entendent sur l’exécution d’un autre prisonnier, ils s’éclaboussent de la culpabilité de ce détenu et gravent la marque de Caïn sur leur front. Nombreux ceux intoxiqués par une succession de meurtres légaux : chaque nouveau cas moins justifiable. En poursuite d’un meilleur bilan, ils finissent par abattre des dérangés et des déficients mentaux, des enfants et des innocents condamnés par une mauvaise procédure.

L’ultime et la pire exégèse de la tyrannie, c’est la peine de mort. Dans cette direction nous attend l’impudique tuerie d'innocents pour débattre des questions de domaine et la guerre civile pour arguer des principes élémentaires.

Dans chaque confrontation légale, le criminel, ses victimes et les représentants communautaires (juge et avocats à présent, bientôt des jurys et des médiateurs de bonne compétence) devront amalgamer le holisme de leurs besoins valides. De cet accord pourront émerger des solutions plus pragmatiques. Le plus grand rassemblement volontaire doit chercher la résolution de ces problèmes acceptable par leur majorité : juge, jury, victime, accusé et leurs intermédiaires.

 

Les médias doivent dépeindre des actes de brutalité comme ignobles, lâches et tragiques — plus jamais héroïques. Plutôt qu'éliminer entièrement la violence fictive sinon la rendre davantage noble et moins dégoûtante, telle qu’elle est narrée de nos jours, les spectacles vidéos doivent démontrer que la brutalité est certaine de tuer, d’estropier et de déshonorer tous ses participants. Scélérat, acteur secondaire, héro et héroïne : le plus sympathique le personnage, les plus insensées, vains et stupides leur mutilation et destruction dans des représentations fictives de confrontations brutales.

Déjà, Hollywood soutient une formule implicite : en fin de compte, aucun criminel ne doit s’en sortir impuni. Changeons pour lire : dans un chaque récit de brutalité, tout le monde doit mourir en agonie, être horriblement déchiré sinon aboutir en ruine intégrale. À la fin du film, des tiers paisibles devront émerger des amas fumeux : les seuls à retenir même une petite prétention au bonheur. Plus jamais des héros ne triompheront-ils au moyen d’applications adroites de brutalité « entièrement justifiées » par des astuces boiteuses d'intrigue dramatique. Plus jamais la brutalité fatale ne sera-t-elle convoquée au signal donné, du moment que des problèmes se rendent sérieusement compliqués et troublants ; plus jamais ne résoudra-t-elle des problèmes mais les aggravera seulement. Tous les antagonistes se retrouveront déchirés, ruinés, rendus déments et détruits par leur violence partagée. Plus jamais de héros sauf ceux paisibles et, si violents, également sacrificatoires de soi ; tels que dans des contes de moralité comme Have Gun, Will Travel. L’honneur militaire, surtout !

Des gens condamnent souvent l'augmentation de la brutalité fictive dans les médias pour avoir inspiré des actes équivalents dans la rue. Je suis convaincu que le compte d’actes de brutalité par habitant a demeuré sans grand changement sinon diminué. Malgré ça, son péril a grandi grâce à la présence d’un trop grand nombre de nuisances à feu dans des mains jamais qualifiées pour cette responsabilité — des mauvais policiers inclus. Je suis également convaincu que la dramatisation de héros culturels subissant et infligeant des crans de plus en plus déments de brutalité a galvanisé des « flingueurs solitaires » et des groupuscules similaires et leur a incité d’outrepasser chaque seuil contemporain de massacre auto-promotionnel.

Il serait mieux d’attiédir les médias et donc l'esprit en développement de psychopathes homicides potentiels ; de plus en plus problématique de se lancer dans l'autre sens comme nous le pratiquons à présent.

 

Sous le joug de la gérance d’armes, notre pays se mute en une vaste cour centrale de prison. En nombres aberrants, ceux respectueux des lois s’enferment dans leur maison et voisinage fortifié. De plus en plus de prisonniers inoffensifs et d’indigents sans-abri se font pincer comme victimes. Sans tenir compte de notre droiture, délit, faillite ou moyens, ce sera notre tour bientôt.

Un commentateur social a divisé la société civile en deux mondes : le premier, dont les voisinages sont ouverts ; et l’autre, une république bananière où des riches s’entourent de gardes du corps et de murs de périmètre au-delà desquels s'envenime la pauvreté de masse  sans surveillance préventive.

Les pays les plus riches, puissants et affranchis se rendent effrontément en républiques bananières. Comme avant la Deuxième guerre mondiale (sic) les Nations unies et d’autres organisations mondiales se trouvent de moins en moins inclinées à adresser la prolifération des guerres, des réfugiés et de la tyrannie. Nous nous sommes disgraciés et asservis en manquant d’honorer nos valeurs principales à chaque palier.  Dans notre cas, l’indifférence politique engendre le chaos mondial et l’impuissance qu’il multiplie. Paradoxalement, l’incroyable richesse de notre civilisation décrète la carence de sa liberté, son égalité et sa fraternité.

Tout le monde a été désillusionné par la rubrique que les habitants d’un quartier entier ont ignoré les cris au secours d’une victime agressée sous leur fenêtre. De quoi de plus pouvons-nous nous attendre des gens ordinaires quand leurs organisations emblématiques mondiales refusent de mieux faire ?

De plus en plus fréquemment, des murs de périmètre et des alarmes mécaniques sont obligatoires dans presque tous les foyers. Le mien en comporte les deux : un autre avilissement de ma part. Beaucoup trop d'Américains sont écroués ou en probation pénale. Un citoyen minoritaire a des meilleures chances en Amérique de se faire pincer dans les rouages judiciaires que de gagner à la roulette.

Quand la mentalité paisible reprendra son ascendance, elle reflétera notre autodiscipline spontanée, vertu fiable et refus renouvelé d'accepter l'inadmissible. Nos organisations globales éradiqueront la brutalité guerrière et nos embarras particuliers se résoudront tout en proportion à leur efficience.

 

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