- MEDECINS EN FRONTIERES -

ENGLISH VERSION

 

            SOMMAIRE D’APPRENTI       INTRO ET VOCABULAIRE

 

« Au cas ou la médecine réaliserait à jamais ses grandes fins, elle devra s'engager dans la prééminente vie politique et sociale contemporaine, indiquer les barrières qui obstruent l’achèvement normal du cycle vital et les enlever. Le cas échéant, quoi qu’elle sera alors, la médecine deviendra le bien commun de tous. » Citation de Rudolph Virchow, dans The World Encyclopedia of Peace (L’Encyclopédie mondiale de la paix), Volume III, p. 362.

 

Il nous faut dix fois plus de toubibs là où ils sont déjà nombreux, et mille fois davantage d’où rares.

L’avantage le plus important mais le moins bien apprécié, en ce qui concerne le renforcement du personnel médical, se rendra évident lors de la prochaine pandémie globale. Au lieu de s’écrouler quand le tiers sinon plus des soigneurs spécialisés tomberont malades, cet agencement pourra vite rehausser la capacité des lits d’hôpital en recrutant des pourvoyeurs de santé récemment entraînés comme remplaçants des pertes parmi l’actuel personnel d’hôpital. Sinon aurons-nous à faire face à ce défi médical du 21e siècle, pourvus des moyens du 19e et moyennant des pertes correspondantes. 

 

Les Apprentis de guérison s’adresseront à un assortiment de conditions humaines dont la plupart sont négligées à présent. Ces traitements se rangeront des rapports internes, (psychiques et physiques) à ceux externes (sociaux et environnementaux) chaque aspect bénéficiant de la considération adéquate des Apprentis.

La vigoureuse santé publique promeut le génie humain. Le manque de promouvoir celle supérieure réduit le QI de la civilisation et multiplie ses autres maux. De tels seraient réduits en une fraction de leur monstrueux volume actuel, tout en proportion à cette amélioration.

Afin d’assurer ce progrès médical, les Apprentis légiféreront une garantie constitutionnelle de bons soins et organiseront un système de santé universel à ce but. Les corporations privilégiées (d’assurance médicale, de fabrique pharmaceutique, d’enseignement médical, de maisons de retraite, etc.) seront destituées de profits extraits des soins médicaux et convertis en utilités publiques. Le traitement psychique et ceux semblables bénéficieront de recherches beaucoup plus poussées, surtout celles concernant le somme bien chronométré, la micro-nutrition de qualité supérieure, l’écologie microbienne corporelle et l’hydratation optimale.

 

Ces jours-ci, qu’un tiers des docteurs américains revendique leur appartenance à l'association médicale américaine (AMA) dont le conservatisme inné l’appelle à la ruine. Elle se dissout doucement alors qu’on en parle.

À vrai dire, cette organisation peut croître de nouveau, grâce à la plus récente vague de docteurs américains expédiés en guerre perpétuelle. Je suis probablement optimiste quant à cette contraction. Coûte que coûte, les droitistes ont balayé les meilleurs mets de la table d’hôte américaine. Le chic réactionnaire fait rage aujourd’hui : nanti de guerres futiles outre-mer, de désastres et de décrépitude chez soi, de gérance inapte, de subventions ambidextres aux gros bonnets et de fraudes touchant toutes les agences d’Etat. Reste-t-il de crime ou de délit que ces gens ne sont pas parvenus à parfaire ? Selon leur insistance, le gouvernement doit être incompétent. La vache ! Qu’ils ont bien confirmé leur conjecture ! Personne d’autre qu’eux ne pourrait mieux servir comme modèle d’incompétence légitimée par son idéologie.

L'AMA a recruté ses premiers adhérents parmi des chirurgiens militaires au tablier sanglant, qui ont obtenu leur catéchisme d’armes pendant la guerre civile américaine des années 1860s. En alliance avec des compagnies embryonnaires de drogue, l'AMA supprima l’homéopathie, sa discipline adjointe. Au début du 19e siècle, Samuel Hannemann récupéra la notion que l'administration de drogues en doses minuscules pouvait induire des signes et des symptômes particuliers ; il cura de cette manière des maladies semblables.

En dépit du succès précoce de l'homéopathie, l'AMA a soutenu l'allopathie : se servant de drogues en doses écrasantes (de toxicité flagrante, voire juste en dessous ; ne parlons pas des combinaisons néfastes !) strictement pour supprimer des symptômes. Bien que des hôpitaux et des collèges homéopathiques aient prospéré jusqu'alors, l’AMA et ses alliés fabricants de drogue en ont fait disparaître la plupart avant la seconde sic guerre mondiale.

Comme dans le cas des religions d’armes, le conservatisme de l’AMA a épuisé toute utilité dont il put autrefois prétendre. Ces jours-ci, le but fondamental des traditionalistes de l’AMA, c’est de pistonner leurs marges de profit en refusant la dispension automatique de bons soins à tous sauf les riches et les militaires.

La médecine d’armes s’attaque à des maladies empirées exprès et des traumatismes infligées pareillement. Des soldats en campagne militaire souffrent comme les bêtes d’exploitation mal entretenues. Laissés dehors dans l’intempérie, figés dans des saletés, ils dévorent toutes les ordures qu'ils peuvent piller, déterrer ou traîner péniblement de l'arrière. Tous font partie de la routine combattante : agonisants en horde, infections universelles, épuisement, refroidissement, malnutrition, manque de sommeil, deuils, peines et frustrations, peur et rage, inquiétudes, séparation familiale et urgences psychiatriques. Aussi, la priorité d'âge et la longueur de survie au combat gouvernent la promotion de chefs militaires. Le toubib ordinaire doit donc s’engager tant bien que mal à supprimer à coups bruts de drogue et de bistouri des symptômes de maladie, de trauma et de vieillissement ainsi que la plupart des réactions émotives.

Du point de vu de la médecine d’armes, il serait absurde de réduire le stress afin d'encourager la santé. De préférence, les sociétés guerrières pratiquent la présélection sociale, l’ostracisme des malades et le traitement envahissant de haut stress et « d’après insulte. » Aucune de telles ne promet de maintenir la santé d'une population subissant des stresses en hausse. Les dépenses médicales doivent s’envoler alors que la santé globale se détériore. Après tout, aucune « région arrière » ne reste par où évacuer des victimes pour bénéficier de traitements plus civilisés. L’hôpital finit par se transformer en l’entrepôt de toutes sortes d’infections – autant celles connues qu’inconnues – et finit par tuer aux mieux autant de malades qu'il ne sauve.

La médecine occidentale a évolué en proximité du champ de bataille. Alexandre la brute amena des chirurgiens dans le train de sa célèbre phalange en coussin d'épingles. Des toubibs européens n’ont enquêté l’acupuncture orientale qu'après que des chirurgiens militaires français aient suivi l’armée française en Indochine. Celle américaine n’a établi un système à demi adéquat « d’heure d'orée » de transport d'urgence par hélicoptère qu’au cours de guerres en Corée et au Vietnam. Comme geste de compassion, des chirurgiens napoléoniens ont installé des essieux à ressort sous leurs ambulances à cheval. Auparavant, ce genre d’accommodement n’était réservé que pour l’arrière-train délicat de nobles.

Des ambulances futuristes persistent à cabrioler des victimes hurlantes, sinon rendus en zombies à force du choque physiologique et des drogues, le long de trop de nos chaussées soit balayées par balles soit entassées d’accidents. Davantage de décès sur nos routes que dans nos guerres, avec leur surcroît outremer. Chaque guerre au monde, chaque émeute, massacre d’innocents, bombe suicidaire et percute d’automobile est une en plus « de trop » et largement évitable, en dépit de ce qu’on nous aurait mené à croire.

Même à présent, la communauté médicale ne s’est pas encore mise d'accord si les victimes de choc doivent être gardées au chaud sous des couvertures ou avoir le tronc infusé d'un cocktail réfrigérant de liquides de sauvetage. Des victimes refroidies en éclat après leur trauma ou noyade paraissent avoir une plus longue durée de survie et plus forte immunité contre l’infection, l’hémorragie et la mort de cerveau, en attendant des soins avancés retenus trop longtemps par l'indisponibilité d'un médecin. Des médecins combattants britanniques l’ont documenté au sérieux parmi leurs blessés pendant la guerre des Malvinas ; ainsi que des médecins militaires au cours de l’invasion des Alliés à Mourmansk en 1918, parmi d’autres.

La médecine tropicale victorienne et ses programmes d'éradication d'insectes ont protégé d'emblée des garnisons de blancs coloniaux et seulement secondairement des peuples aborigènes (si encore de façon incomplète à ce jour.) La fièvre jaune et d'autres infections tropicales ont enfin été conquises pour cette seule raison. La même négligence raciste persiste à ce jour, occasionnant, parmi d’autres, l’abus du SIDA génocidaire qui engouffre l'Afrique et les environs miséreux du tiers monde. Cette atteinte largement prévisible s'est étendue dans chaque zone de grande pauvreté—ainsi que le terrorisme de masse. Manifestement, quant un bon nombre de bébés du tiers monde, leurs parents enfantins et grands-parents à peine adultes expireront du SIDA, du terrorisme sinon d’une malnutrition toute simple, n'exigeront-ils plus autant d’aide internationale si ennuyeuse ?

Tôt ou tard, ces atteintes lâcheront sur nos têtes des fléaux comparables. La meilleure santé publique globale résulte de celle entretenue à grande distance des nations riches. Si tu peux stipuler qu’un être aux antipodes soit garanti le même niveau de santé publique que la tienne, la tienne s’améliorera d’autant plus.

De nos jours, de fortes sommes sont versées dans la recherche de cures pour des irritants insignifiants de communautés riches : (tête chauve, impotence gériatrique, moisissure des pieds et névrose d'animal familier) qu’en cures de maladies létales des tropiques.

Les causes sous-jacentes de la plupart de ces maladies tropicales – la malnutrition chronique et les mauvaises eaux – ont été soigneusement ignorées sinon stimulées. Cette négligence globale, ainsi que de nombreuses guerres locales, ont résulté en grande partie de monopoles corporatifs de produits d'exportation de luxe. Le revenu de telles entreprises oscille sans prévisibilité, sans retenir la capacité  de résoudre ces provocations en définitive. Ses bénéficiers ne ressentent aucun désir d’en venir à bout et de cesser d’en profiter.

Presque toutes les guerres en Afrique depuis la guerre froide ont retenu en commun le fait qu’elles ont porté atteinte à un pays subsistant l’exportation d’une denrée exclusive : diamants, bois, pétrole sinon une autre monoculture ou exploitation minière. L’autarcie élémentaire de ces pays aurait émoussé la plupart de ces guerres.

J’entends les fonctionnaires de la banque mondiale et du fond monétaire international hurler au meurtre plutôt que de le permettre. Les Apprentis leur suggéreront gentiment de se changer d’avis avec enthousiasme expéditif. Ils découvriront, peut-être tardivement mais avec certitude, que leurs bénéfices s'en multiplieront. Quelle surprise : que la charité pragmatique puisse payer dix fois plus que les sournoiseries sophistiquées de pratique actuelle ! Qui aurait cru ?

 

La médecine d’armes prit envol pendant le grand paroxysme, (c'est-à-dire, la première sic guerre mondiale) quand la plupart des docteurs sur terre ont dû exaucer leur stage de médecine au combat. Sinon la première, la seconde, (le plus grand paroxysme) sinon celles depuis. Voilà pourquoi des praticiens généralistes ont plus ou moins disparu ; la plupart d’entre eux se sont transformés en spécialistes, chaque service de santé, en une routine d'hôpital, les soins préventifs (ceux les moins coûteux et de loin les plus bénéfiques en aval) ont été renvoyés comme sans rapport et les visites en maison, subitement coupées.

Cette récession à la norme militariste n'est pas difficile à comprendre. Au champ de bataille, d’honnêtes secouristes instruiraient leurs patients de larguer leurs armes et rentrer chez eux. Les élites d’armes n’applaudissent pas ces directives, à moins que leurs ennemis ne les adoptent à l’unilatérale.

Je compte qu’elles soient adoptées à l’unanimité. Voyons à quel point la santé globale en bénéficierait ! Je viens d’apprendre que des soins de bonne qualité seraient disponibles à tous sur terre pour les frais d’une année de la guerre en Irak sous Bush le moindre. On s’accable au lieu de la mauvaise gérance médicale coutumière à la terre en armes : paradoxale, hypocrite, ruineuse et aggravant des maladies.

 

Une communauté médicale mieux orientée vers la paix formerait beaucoup plus de secouristes d'urgence et de réanimateurs cardio-pulmonaires. Vous francophones pourriez déchiffrer la locution d’une surchange de guérisseurs locaux. On constaterait une augmentation explosive dans l’artisanat des soins en demeure : masseurs, acupuncteurs, kinésithérapeutes, urgentistes, fournisseurs de soins d'hospice, pharmaciens, infirmiers, assistants médicaux, chiropracteurs, naturopathes, homéopathes, chamans, guérisseurs, herboristes et d’autres spécialistes. Ainsi, bien sur, que leurs co-équipières.

Ne pourrait-on pas anticiper une amélioration significative de l’hygiène sociale avec tant plus d’experts des soins ? De nombreux secouristes semblables sont formés à présent, bien que leurs programmes d’entraînement soient incohérents et chaotiques. Ce qui démontre, de la part de la terre en armes en déchéance, des tentatives fragmentaires et réductrices d’appliquer des solutions holistiques du monde paisible aux problèmes découlant de la déchéance d’armes. Elles doivent certainement faillir car appliquées de façon limitrophe et fragmentaire. Le holisme de pragmatisme supérieur qu’exige le monde en paix, la terre en armes ne le permet que dans ses pratiques d’armes.

Les Apprentis de guérison pratiqueront leur art sur site, atteignant leur palier de compétence mais ne le surpassant jamais. Quant à ces successeurs des docteurs aux pieds nus, leurs qualifications détermineront qui pourra administrer une pharmacopée croissante de remèdes et de traitements, surtout de placebos, et quels autres pratiqueront une diagnostique recherchée en profondeur à l’aide de consultations multiples. On prêtera davantage d’attention à la valeur des placebos, renforcée par de nouveaux rituels de guérison chamane de grande emprise psychologique.

Une seconde opinion médicale deviendra caduque puisque ce système offrira de multiples opinions professionnelles pour chaque diagnose importante. De toute façon, un salaire confortable sera le lot commun, (en multiples du minimum nécessaire pour surmonter la pauvreté.) La coopération experte et les renvois gratuits remplaceront donc la rivalité pour des malades. L’attitude insulaire de la médecine actuelle « débrouille-toi tout seul » sera suspendue car promotrice d’erreurs en hausse ; l’application de redondances délibérées la réduira. La maîtrise médicale particulière dont insiste la terre en armes n’a jamais été de grande importance—plus important serait la diminution des erreurs en résultant. Il serait préférable que chaque patient voit au moins un partenariat de docteurs pour confirmer sa diagnose et son traitement, soit une équipe médicale encore plus étendue. Lors de récentes études, de telles équipes se sont prouvées moins susceptibles d’erreur que le praticien solitaire, ainsi que plus prestes aux meilleures diagnoses.

L’erreur professionnelle amènera à la rétrogradation immédiate aux paliers inférieurs de responsabilité, ainsi qu’à l’intensification des cours de remède. La rumeur sortirait : « Si ta compétence médicale est suspecte, nous chercherons notre traitement parmi des remplaçants mieux qualifiés alors que tu résumeras tes études pour te recertifier. »

Les Apprentis de guérison enseigneront des mesures fondamentales de salubrité préventive. Ils satureront leur voisinage d’initiations en nutrition et en hygiène de base, autant en maison, à l’école et au bureau. La malbouffe et l’empoisonnement pour profit corporatif seront neutralisés dans toutes leurs manifestations.

Les docteurs de formation avancée seront libérés pour livrer des visites en maison. Des médecins de soins primaires y pratiqueront de la médecine préventive à long terme. Les hôpitaux rarement fréquentés hébergeront des tâches chirurgicales les plus exigeantes : d’urgence, d’Apprentissage, de recherche et de réplique au désastre. En réorganisant la communauté médicale, les Apprentis institueront un holisme de soins à l’échelle globale, d’avant la conception jusqu’au trépas. 

Il s’agirait de plus fortes applications des ablutions de la prière, du lavage des pieds d’autrui, (surtout de ses ennemis) de sommes paisibles, de micro-nutrition et d’hydratation adéquate. Je suis convaincu que la plupart des maladies chroniques sont attribuables à de telles lacunes au moins en partie. Sans parler de six générations de secousses cérébrales à cause d’explosifs de guerre et sports de contact.

Obéissant aux dires de Mahomet, chacun se lavera les mains au moins cinq fois par jour, sinon se sentira rituellement malpropre. Cette simple habitude interrompra la voie la plus facile de transmission des maladies infectieuses. Il parait que l’organisme de maladie ne sera jamais capable d’outrepasser la simple physique du diligent frottement des mains à l’eau savonneuse, (sa température hors de propos : l’eau d’une chaleur suffisante pour stériliser ferait cloquer la peau) au lieu de celles beaucoup plus compliquées des antibiotiques que ceux-là semblent génétiquement élevés pour neutraliser à la longue. Aussi, des masques de nouvelle conception se prouveront efficaces contre des infections aéroportées (en se servant de colles puissantes sinon de l’électricité statique ? Comment les poils au nez bloquent-elles des agents infectieux ?)

 La surveillance de santé publique, les contrôles de pollution, la bonne nouriture, encore plus d’exercice et d'instruction en hygiène (et beaucoup moins de voitures) ceux-ci amélioreront la santé générale de façon dramatique et beaucoup plus astucieuse que des subventions de recherche soutenant la torture en série d’animaux de laboratoire. La diagnose exacte, bon marché et préventive – autant du point de vue médicale que psychologique – remplacera la précaire hypothèse médicale actuelle.

 

J'ai aussi découvert – à moi seul et sans confirmation médicale, exception faite d’une physiothérapeute qui m’indiqua l’absence de causes mécaniques pour mes peines dorsales – que mes troubles digestifs étaient issus de ma consommation de tomates et d'autres aliments et boissons acidulés, (ni coca-cola ni boissons gazeuses ni de café ni vinaigrettes pour moi !) aussi des noix et des graines (dissolution chimique d’abord suivi d’abrasions mécaniques.) On a diagnostiqué mon mal comme une colite inflammatoire généralisée et prescrit des pilules aussi aigres qu’inefficaces.  J’ai fini par trouver que je pouvais atténuer mes peines dorsales souffertes par intermittences pendant des années en buvant une cuillerée de bicarbonate de soude dans un petit verre d’eau. Ma femme a trouvé la même résolution de ses troubles digestifs, si seulement en évitant des oignons et bloquant leurs effets à petit coup de vinaigre chaque matin. Je viens de déguster une bonne lasagne pour la première fois depuis des années, suivie d’un petit verre d’eau et de bicarbonate, sans peine après, quoiqu’une telle gourmandise m’aurait valu une semaine de douleur dans le passé. Va voir si ces traitements te conviennent !

Combien de millions souffrent-ils de plaintes semblables, sans diagnose et traitées au mieux de façon symptomatique ; au lieu de bénéficier d’une diagnose définitive et cure permanente de leur maladie?

La sagesse requise pour bien se soigner – ce qui nous prend toute une vie de peines maladives pour à mi-acquérir par épreuve et erreur – les Apprentis en seront enseignés beaucoup plus aisément comme gosses.

 

Ce qui suit ne peut être assez accentué. La survie de la civilisation humaine pourra bien dépendre d’examens et de surveillances psychologiques à longueur de vie.

La technologie d’armes encourage l’éphémèrisation. En plus clair, cela veut dire que des pertes massives se rendent de plus en plus faciles, à coups d’armes biologiques et de nanotech. Par « plus faciles » je veux dire moins chères, moins compliqués, plus accessibles et de développement plus facile à dissimuler par des individus et des groupes aux pouvoirs autrement triviaux. Lire « pistoleurs solitaires » groupuscules terroristes, leurs patrons psychopathes et supporters sociopathes.

Grâce au Président Ronald Reagan, feu victime de démence, (glorifié par ses partisans également déments) la nation la plus riche au monde a institué le phénomène des sans abri : une disgrâce nationale. Ces jours-ci, l’on laisse flâner dans la rue des gens qui écoutent aux voix dans leur tête (encore pire, on en écroue des masses en prison.) Ainsi risque-t-on l’exceptionnel meurtre à la hache ou massacre aléatoire à la sauce NRA (National Rifle Association, ces fanas d’armes à feu au détriment du monde), soit dans un restaurant rempli d’innocentes victimes soit dans une salle de classe. Ces crimes peuvent bientôt se transformer en agressions dépeuplant des métropoles entières, voire des superficies continentales.

Ces maniaques homicides (surtout les cas douteux, dissimulés, retardataires et les plus brillants) doivent être surveillés de près à longueur de vie, de façon beaucoup plus circonspecte. Autant vaudrait surveiller tout le monde de routine et soigner le plus grand nombre de névroses quand elles seraient tendres et davantage faciles à guérir, soit avant même leur naissance au moyen de chirurgies génétiques.

 

Les visites médicales ne seront plus limitées aux situations de crise, une fois que les choses se seront sérieusement aggravées. Elles se rendront davantage fiables et faciles à programmer que l’achat de palliatifs présentement en vente libre. La routine sera d’aller en consultation médicale tous les trimestres, simplement pour causer un peu concernant sa santé quotidienne. Des Apprentis guérisseurs en localité se multiplieront, distribuant des remèdes peu coûteux, (des placebos pour la plupart) rendant des diagnoses en profondeur et recherchant les problèmes plus graves au moyen de consultations approfondies au sein d’une communauté médicale mieux entraînée, plus étendue et de meilleure accessibilité.

La pose thérapeutique des mains sera étudiée avec méthodisme et pratiquée de façon intensive. Pour ceux démontrant un vrai talent dans ce genre, recrutement dans la communauté médicale dès l’enfance et engagement à partir de là jusqu’aux plus hauts paliers de guérison.

Nous avons été privés de beaucoup de traitements rentables, cette pénurie parvenant à satisfaire des exigences thérapeutiques d’armes, de rationnement, de profit et de privilège. Les médias ont applaudi des spectacles de soutien de vie, de virtuosité chirurgicale et de soins intensifs, mais ont été mal disposées à révéler la dépense démesurée de telles hyperactivités.

C’est tout de même ahurissant. Dans sa trilogie, USA, John Dos Passos décrit le sort de quelques familles qui bossaient dur mais se sont ruinés à cause d’une maladie, ses factures et sa perte d’emploi. Nous voici cent ans plus tard, et l’une des craintes principales de la plupart des gens, c’est que les frais d’une maladie chronique et des faiblesses du vieillissement puissent mener leur famille à la ruine (la cause de 60% des faillites aux USA.)

Cette crainte parfaitement raisonnable autorise de l’élitisme particulier autrement indéfendable, afin que quelques bénéficiaires et leur famille puissent s’en abriter. Presque tout le monde collabore avec cette travestie, dans l’espérance que leur rivalité égoïste et nulle leur offrira accès à ce plateau inabordable de sûreté médicale. Le progrès social mettrait fin à ces appréhensions en garantissant des soins gratis à longueur de vie.

 

Les fabricants de drogues basent leurs budgets de recherche et de développement sur « ce que le marché soutiendra » plutôt que « le plus grand besoin actuel. » Ce gaspillage s'évaluera bientôt hors de la portée de tous à part des milliardaires.

Au lieu, nos hautaines corporations de soins médicaux seront remplacées par des utilités publiques mieux pourvues d’esprit public. Des malades qui exigent un niveau absurde de soins devront être permis de décéder sans douleur, avec dignité et dans la consolation de leur option de réincarner et d’en être sauvés.

Mes soupçons qu’un Dieu miséricordieux agrémente même notre trépas sont confirmés par l’épiphanie qu’éprouvent certains survivants de la mort proche. Si cela ne consiste qu’en un certain déséquilibre de chimie cérébrale au cours des ultimes agonies ; soit, des chimistes thérapeutiques doivent synthétiser ses composants, et les médecins, les administrer au bénéfice d’agonisants. Moins de peine et de frayeur là-dedans, davantage de grâce et moins de tort, à l’Hippocrate.

Nos priorités quant aux débours médicaux doivent être révisées sur le plan global. Nous devons réduire le surpeuplement, la mortalité natale, les épidémies, les effets pernicieux de la maladie mentale, de l’obésité, de la criminalité sans diagnose, des négligences et des abus familiaux ; et cesser de bosser si dur pour retenir des signes de vie dans ceux aux approches de la mort. Nous devons remettre le sinistre projet d'étendre la durée de vie de certains individus privilégiés au-delà de la norme statistique. Des exigences beaucoup plus pressantes doivent être assurées d’abord.

Une fois que chaque nouveau-né et sa maman jouiront d’une vie bien-affectionnée et salubre – et seulement alors – le prolongement de la décrépitude des riches cessera d'être du vampirisme obscène et réussira donc mieux dans l’absence de telles trahisons d’une moralité ordinaire.

L'avortement est une source de détresse pour tous. Cette horreur ne pourra cependant être réduite avant que les mesures précitées n’aient été effectuées dans leur intégralité. Si tu insistes à la supprimer, tu devras t’assurer d'abord de leur réalisation. La criminalisation des parents désespérés quand ils passent à l’acte, elle n’est pas raisonnable. Il serait plus réaliste de diminuer leur désespoir et leur laisser l’opportunité de choisir la meilleure voie pour leurs enfants, chacun desquels devrait bénéficier d’un apprentissage sûr et proprement affectueux.

Cette décision navrante doit être déléguée à chaque mère et à elle seule, après qu’elle ait obtenu l'instruction de ses médecins désignés et sans aucune intervention gouvernementale. Que Dieu l’aide à faire ce choix si dévastateur !

 

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