- SATYAGRAHA ET ALLAH -

ENGLISH VERSION

 

SOMMAIRE D’APPRENTI       INTRO ET VOCABULAIRE

 

Certaines brutes imposent agressivement leurs privilèges, indépendamment des droits et des maux, aux dépens d'autres dans l’immédiat et d’eux-mêmes à la longue. Des privilèges sont encore plus laborieux à maintenir si acquis par la violence. Ils sont donc moins profitables après un certain temps que ceux concédés en partage paisible. Alors que croît l’acrimonie de ce désaccord, faute d’une transformation évolutionnaire, la prospérité communale se décroît.

Pourtant Mengzi prescrit de s'écarter d’un simple profit en faveur de l’humanité (de la compassion) et du devoir de loin préférables. Je suis persuadé que des profits excessifs mènent au sacrifice de l’Autre. À l’encontre du sacrifice induit par le profit, l’humanité et le devoir appellent à la célébration.

Célébrer l’Apprentissage au lieu de sacrifier l’Autre !

Une fois que ces belliqueux promoteurs d’eux-mêmes achèvent la plupart de leurs opposants, leurs survivants s’assemblent en élites encore plus sournoises. Dans la majorité des cas, nous autres nous soumettons à leurs injonctions brutales afin de rattraper la paix. Même si les conciliants tournent l’autre joue à la brutalité, cela ne soustrait pas à la légitimité de leurs demandes. Au contraire, nombreux sont les bénéficiaires de leurs revendications légitimes y compris ceux les plus puissants ; alors que les demandes arbitraires et agressives multiplient les coûts, les conflits et les contradictions sociales.

Rends-toi compte du paradoxe central qui suit. Les sociétés totalitaires peuvent sembler puissantes mais sont en réalité rigides, friables et instables. Elles peuvent se protéger de l'agression étrangère pendant un certain temps mais s’érodent du dedans à cause des casses et des entorses de leurs contradictions sociales. À la longue, elles se rendent en cosses creuses ne retenant que l’illusion du pouvoir et s’effondrant pour aucune raison tangible.

Par contre, en proportion que l’écoulement des données d’une société se rend turbulent et que le brouhaha des pourparlers soit toléré, pour autant plus forte et flexible s’en rendra-t-elle. Celles aux apparences turbulentes et instables peuvent inviter de l’agression étrangère dans le moins distant mais mieux surmonter leurs contradictions à long terme. Elles peuvent même assimiler leurs envahisseurs et prospérer à la longue, comme la Chine l’a souvent démontré au cours de sa longue et complexe chronologie. La fermeté simplificatrice de la tyrannie est aussi illusoire que la faiblesse apparente de la décadence intellectuelle.

 

Le livre de Marc Juergensmeyer, Combattre avec Gandhi offre un excellent bréviaire sur la résolution des conflits. Lui aussi est hors de copie. Ce chapitre et celui qui suit, « Quelques règles de base » sont des sommaires inclus ici avec son aimable consentement.

Je te prie d’étudier ces pages avec soin et vite sortir apprendre tout ce que tu pourras au sujet de la satyâgraha. Notre survie pourrait dépendre de tes efforts.

La base de la lutte gandhienne, c’est la satyâgraha (en hindi, « saisir la vérité ») : l’outil fondamental de la gestion paisible. Gandhi inventa l’expression « résistance passive » lors de ses premières expérimentations en Afrique du Sud, puis la laissa tomber comme mal appropriée à ses efforts paisibles. Cette expression caractérise l’esprit occidental et sa mentalité d’armes. Ainsi que le titre « Mahatma » ou grande âme qui ne lui plaisait pas du tout.

On remplacera peut-être « la résistance passive » par une expression telle que « vérifaction » : l’alliance volontaire des partisans des deux côtés d’une certaine vérité.

Les quatre principes primaires que Gandhi prescrit pour la satyâgraha sont :

 

·      Satya : la vérité ;

·      Ahimsa : la non-violence ;

·      Tapasya : la souffrance volontaire pour le bien-être commun ; et

·      Sarvodaya : le bien-être commun

 

Tu es non seulement censé aimer ton ennemi mais aussi l’amadouer par ta non-violence et ton innocuité. Si tu es sans erreur – une revendication terrible – l’ennemi deviendra bientôt ton ami fidèle et agira conséquemment — peu importe l’idée qu’il se serait faite jadis de toi. Cette procédure est entièrement volontaire des deux côtés. Elle doit être courageuse dès le début dans ton cas, courageuse en fin de compte pour ton ennemi libéré de ses craintes de toi.

Tu peux juger les actions de ton adversaire, mais n’as qu’à le respecter dans son cas sinon lui compatir, comme pour un membre de ta famille qui t’exaspère ou t’inspire. Ais confiance en la bonne foi de ton adversaire. Ses meilleurs amis sont garantis de son attaque.

À noter aussi : cette règle ne s’applique pas nécessairement à l’individu psychopathe, quoique Gandhi l’eut réussi avec son gardien de prison et d’autres brutes. Par contre, ce sera certainement le cas pour des agglomérations aléatoires d’êtres humains consciencieux qui parviendront tôt ou tard à saisir le contrôle des mains d’une minorité de psychopathes.

Ton bouclier, c’est la tapasya : ta bonne volonté d'accepter tes souffrances pour réduire celles d’un autre mais non les tiennes. Souffrir à ton compte ne fait pas partie de la satyâgraha.

Tout ce qui reste à craindre par d’honnêtes vérifacteurs, ce sont les trébuchements que nous encourrons en tâtant notre chemin sur ce parcours escarpé et nos réticences et incapacités de rectifier nos erreurs. Il n’y a que ces échecs engendrés par la crainte qui peuvent retarder cette procédure omnipuissante.

Comparé à la toute-puissante satyâgraha, la brutalité en panique et les mensonges maladifs doivent aboutir en échec. L’on ne doit jamais compromettre la satyâgraha ni par faiblesse, ni par crainte, ni par inertie particulière. On doit résister en souffrant au lieu.

 

« Au lieu dois-je résister en souffrant. » Ah ! Que cela m’est facile à rédiger et relire — combien moins à effectuer de façon honnête ! Je rate immanquablement mon coup et laisse tomber mes premiers principes dès que ma colère s’embrase. Toi aussi, sans doute. Gandhi pareillement, seulement moins souvent. Lui s’était imbu du génie de la satyâgraha et s’en est entraîné tout le long de sa vie. Moi, je ne suis qu’un autre con exauçant mes penchants de ver de terre.

Quoi que je sois, je peux reconnaître le génie de la satyâgraha et te la recommander. Et toi, tu pourrais être parmi ceux doués de la passion que je manque et prêt à la pourchasser en toute honnêteté. Voila mon espoir.

La satyâgraha, c’est un peu comme le karaté, la charité ou le courage : cela ne s’accomplit qu’en l’accomplissant. D’en écrire et lire, voici qui est simple, évident, gratifiant et entièrement superficiel. Ce n’est qu’un simple préliminaire : le glaçage sans bouquet d’un napoléon.

Si nous étions des briscards de la satyâgraha, nous en apprendrions peut-être quelque chose en y lisant ; sinon, peu probable. L’apprendre d’un maître paisible à maintes reprises ; l’exercer dans le monde réel ; le tenter et l’échouer ; se faire terrasser, se ramasser et se dépoussiérer (avec nos ennemis) puis tout recommencer : ces démarches sont ardues, exténuantes et obligatoires.

Ces jours-ci, il n’y a pas de maîtres de satyâgraha chez qui s’exercer. Si nous la pratiquons dans le monde réel, nous serons pris pour des lâches. Ceux charitables nous prendront pour des saints de sottise. Nous souffrirons pour notre folie. Ils nous saisiront ce que nous chérissons, nous taperont dessus là où ça fait mal et s’en iront ricanant de notre sottise sans rien avoir appris de la transaction. Il serait facile de s’en aigrir. L’on doit s’y attendre et le prendre en compte.

La différence principale entre les politiques actuelles et celles réglées par la Satyâgraha à venir, c’est que celles contemporaines sont en fin de compte régies par des psychopathes et des sociopathes selon leur avantage. Celles avenantes le seront par des individus menés par leur conscience morale, semblables à nous, pour le bénéfice commun. Ce sera aussi simple que ça.

La leçon prééminente de Gandhi, c’est que nous ne devons pas être découragés par le délai de nos résultats. Bien que moi, sot d’impatience, je fais fantaisie que le Dieu d’amour prêtera une rapidité miraculeuse à nos aspirations pré-éminentes.

Dans l’avenir, le monde paisible se vantera d’autant de maîtres de satyâgraha que la terre en armes retient des karatékas actuels. Le primordial de la politesse et de la grâce sociale, ce sera la satyâgraha. La multitude la reconnaîtra de suite et y coopérera avec enthousiasme ; les refusards seront tenus pour déments. Seulement alors pourra-t-on contempler la satyâgraha avec honnête contentement dans la clairière de nos pensées intimes. D’ici-là, nous devrons rater nos idéaux dans la plupart des cas et souffrir pour nos convictions.

O bodhisattva ! Encore un effort. C’est dur mais tu es obstiné. Encore un effort.

 

Certains conflits s’achèvent par la force et la ruse, d'autres, par l’accommodement et le compromis, d’autres encore par l’arbitrage et la loi. Gandhi n’en était satisfait d’aucuns. Des résolutions « je gagne, tu perds » et « je perds, tu perds » ne parviennent qu’à perpétuer la rancune, le mensonge et la brutalité. Aucune vraie victoire n’est envisageable avant que les partisans des deux côtés n’aient convenu de plein cœur qu'ils ont triomphé ensemble.

La satyâgraha exige que les deux côtés identifient, échangent, et embrassent les principes valides de l’autre. Nulle vérité d’un seul côté n’est tout à fait erronée ni entièrement correcte avant qu'elle ne reflète et ne confirme celle de l'autre. Une fois que les deux parties auront exposé leurs interprétations dissemblables de la vérité, des résultats de rechange confirmeront les principes les plus dignes de confiance des deux côtés et en seront confirmés. Or, le conflit devient une opportunité bienvenue d’analyser et d'embrasser les deux côtés de la vérité : ni un prétexte de coercition ni un mal à éviter.

 

1.      Enumérer les valeurs prééminentes des deux côtés. Chaque côté revendique ses propres vérités : certaines primordiales et d’autres moindres.

2.      Laisser aux adjoints de chaque côté l’opportunité d’examiner l'importance de leurs revendications et d’en désigner les plus essentielles.

3.      Dans ton cœur et ton esprit, fusionner les principes les plus valides des deux côtés. Embrasser cette nouvelle fusion et l’adopter avec ton adversaire.

4.      Réviser ta nouvelle position tandis que la lutte continue.

 

A propos, on devrait considérer le livre de Steven Brams et d'Alan Taylor, La juste division : Du tranchage d’un gâteau à la résolution des disputes.

Selon leur formule, pour un nombre n de personnes partageant un gâteau, des parties égales résulteront du tranchage de morceaux en quantités 2(n-2) + 1 et leur sélection dans un certain ordre. Le partage de tranches égales de dessert peut sembler insignifiant mais des applications davantage importantes se suggèrent. Aussi, pour vous autres arithméticiens, notez l’accroissement exponentiel dans la complexité des résolutions en rivalité selon le nombre d’intéressés qu’y prennent part.

Les pratiques courantes de résolution des disputes, ainsi que d'autres efforts paisibles, chancellent par épreuve et surtout par erreur (by trial and mostly error.) Nos prises de décision rêches et houleuses sont en fin de compte basées sur la régie de la terreur. Les Apprentis s’attendront à une précision beaucoup plus subtile des sciences de la paix. Tout le monde aura à maîtriser ces nouvelles élégances de pourparler.

Je suis assez certain que la langue française est mieux adaptée à cette tâche que n’est celle anglaise « de somme zéro et du gagnant s’emparant du tout. » Celui qui apprend à écrire en français est inculqué de prendre son temps afin de maîtriser tous les rapports entre les éléments de chaque phrase rédigée, pour qu’il puisse déchiffrer ses idées et les expliquer de façon intègre. S’il manque de le faire, il n’attraira ni ne convaincra personne par ses propos, ni lui-même non plus.

Par ailleurs, celui qui parle en anglais est enseigné de s’emparer de l’ascendant intellectuel de manière aussi concise et directe que possible, sans se soucier du ton ni du contenu de son discours. Nous sommes instruits à prendre l’un ou l’autre côté d’un débat quelconque et de le disputer tout aussi convenablement, sans nous tracasser de nos convictions particulières. Ce n’est qu’ensuite que le maître raisonneur en anglais sera permis de défendre ses convictions dans l’assemblée commune — soit une fois qu’il aura authentifié leur nature amphibie soit un peu plus tard.

 

« À l’age de vingt ans à Rome, Richelieu raisonna un sermon devant le Pape afin de prouver un certain argument. Le jour après, il fut à nouveau devant le Pape, traitant du même sermon pour prouver l’argument opposé. » Voltaire’s Bastards: The Dictatorship of Reason in the West, (Les bâtards de Voltaire : La dictature de la raison) Vintage Press, A Division of Random House, 1991, p. 53.

 

Il se pourrait que des enfants français soient appris la même logique tarie des anciennes tribus de guerre grecques et que tous ceux éduqués sur la Terre en armes le soient. Mais je n’en ai pas été exposé pendant mon enseignement coupé court en français — sauf par inadvertance de la part de mon regretté grand-père adoptif, le Maître Auguste Reynaud.

J’ai trouvé dans la langue française une tournure plus pure de mes véritables convictions. J’ai bien dû entamer l’écriture de ce texte en anglais mais n’en ai pas pu déterrer la vérité intégrale avant de l’avoir traduit en français et tenté de refiler les idées adventices dans la tonnelle anglaise ; après quoi, la démolir et la rebâtir en plus élégante selon les critères moins flous et plus contraignants du français. En ce qui me concerne, des erreurs et lacunes de pensée sont plus difficiles à dissimuler quand elles sont composées en français, aussi des éclaircissements obligatoires, encore plus évidents. Peut-être serait-ce ma formation singulière… Gershwin composa Un Américain à Paris pour nous autres.

Du reste, les Français n’ont pas peur de termes polysyllabiques comme l’ont les lecteurs en anglais, de longs mots.

Serait-ce la raison que le français s’est rendu la langue canonique de la diplomatie ? La raison que les anciens ennemis les plus farouches de la dominance française envoient maintenant leurs enfants l’apprendre à l’école ? La pensée de somme zéro et la prise du pouvoir, elles sont moins difficiles à exprimer en anglais. Un raisonnement plus pensif : « je gagne, tu gagnes » sonne mieux en français. Je ne sais pas, moi, mais le chinois mandarin pourrait-il être encore supérieur ? Voir mon chapitre, Langage.

Il se peut que ma pratique d’interprétation me fait trianguler mes idées, ainsi que la vision stéréoscopique rend meilleure mesure d’ampleurs et de distances ? Ce que l’on apprend le mieux au jeu de boules : bien observer les chutes d’artillerie ? Dans ce cas, tout le monde devrait apprendre à penser en au moins deux langues. Le fait que je sois dyslexique et ai tout de même appris plus ou moins bien les deux, confirme que presque tous pourraient en bénéficier.

Cette mise en valeur de la compétence sociale marquera la terminaison du chaos sanglant que nous sommes venus à attendre de la mentalité d'armes. Que sa poltronnerie appliquée soit bannie à jamais !

 

Suit mon résumé des enseignements du coran, Qran. J’espère que Mohamed n’en aurait pas désapprouvé, bien qu'il condamne ceux qui osent amplifier son texte. Nous passons un moment difficile ; des précisions semblent admissibles pour étancher le flot de sang qu’Allah doit abominer autant parmi Ses fidèles que ceux qui devraient Lui être.

 

Karl E. Meyer, dans The Dust of Empire: The Race for Mastery in the Asian Heartland, (La poussière d’empire : La course pour la maîtrise du cœur lieu asiatique), Public Affairs, The Century Foundation, New York, 2003, p. 103-4, parle de l’investigation de Mukilika Benerjee (Le Pathan désarmé) au sujet d’un certain Abdul Ghaffar Khan, connu aussi sous le nom de « Gandhi de la frontière. » Lui et ses « chemises rouges » ou Khudai Khidmatgar (serviteurs de dieu) du Pendjab ont combattu côte à côte avec Gandhi et son Parti du congrès pendant les années 1920 pour une Inde libre, unie et séculière.

Ses partisans, en tenue teinte de la poussière de brique, devaient promettre : « Je ne me servirais jamais de brutalité. Je ne riposterais jamais ni ne prendrais de représailles et pardonnerais celui qui se permettra de m’opprimer ou de me maltraiter. » Proclamant ce genre de Jihad non-violent, il recruta 100,000 partisans qui ont subi l’arrestation et la torture aux mains des agents du Raj, ramassant une suite d’élections en Pendjab et formant ainsi une série de gouvernements provinciaux sous la direction du Premier Ministre Dr Khan Sahib, le frère, éduqué en Angleterre, d’Abdul Ghaffar.

La Ligue musulmane et les Britanniques se sont pareillement inquiété du succès politique des revendications à base de non-violence de Ghaffar Kan pour l’indépendance Pachtoune. Ces premiers parce que l’ouverture d’esprit de ce mouvement musulman répudiait leurs exhortations hystériques que l’Islam était en danger ; les autres parce qu’il menaçait une principauté de recrutement militaire pour leur joyau d’Empire.

En quelque sorte, les Talibans sont la progéniture politique en banqueroute morale du mouvement populaire d’indépendance politique du peuple Pachtoune. Ce mouvement, systématiquement abrogé et remplacé par le terrorisme, s’est prouvé stérile, conflictuel et futile. En dépit du sang versé en son opposition, la non-violente guerre sainte de l’Islam peut attester d’une longue et glorieuse histoire et d’un resortir encore plus éclatant. 

Une fois que l’oumma communautaire de l’Islam réintégrera le jihad non-violent pour la plus grande gloire d’Allah, tout ce terrorisme infect tombera en déchéance : l'affaire de bêtes humaines dépourvues de Dieu des deux côtés. La terreur n’a jamais converti un non-croyant ni n’a-t-elle rendu aide aux Fidèles. La non-violence islamique rendra plein pouvoir aux Fidèles, infirmes autrement, et convertira des milliards supplémentaires… Irhaab haram : le terrorisme est interdit.

Allah attend qu’on Lui obéisse. Qu’elles sont énormes, Sa patience et Sa miséricorde !

 

Tout d'abord, l’Islam est une religion de salut particulier et de révolution sociale. Elle n’a pas besoin de prêtres mais seulement de doctes des mots d'Allah, récités par l’ange Gabriel ou Gibril à Mohamed qui les mémorisa et les récita aux croyants pour recueil subséquent dans le Qran.

De nos jours, trop de fanatiques gagnent leur pain en prônant le massacre au nom de Dieu ou une autre vérité révélée. Ces prêtres et idéologues militants sont ressortis de presque toutes les croyances de l’histoire. D’après le peu que j’en comprenne, l’Islam prescrit qu’il serait mieux d’avoir un travail payant que de semoncer la violence pour salaire.

Tout le monde est supposé apprendre à lire le Coran en arabe et mémoriser autant que possible de ses versets splendides. On m’a expliqué que ce texte comprend les meilleures poésies en arabe : de façon miraculeuse car Mohamed pouvait à peine lire et écrire. Un peu comme moi et mon français de cuisine.

Te rends-tu compte à quel point révolutionnaire aurait été cette notion au 7e siècle de l’ère chrétienne ? Tous les rejetons manants devaient se rendre en savants du Coran (en d’autres mots, en Apprentis.) Les chrétiens ne sont parvenus au même palier d’Apprentissage qu’au 19e siècle. Grâce à Dieu, nous incluons les petites filles à présent.

Tu es seul à pouvoir te sauver. Tu peux y parvenir en suivant autant qu’il te sera possible ces cinq règles simples (Allah est infiniment miséricordieux) :

 

·        Shahada : Une fois durant ta vie, annoncer avec pleine compréhension et conviction absolue : « Il n'y a aucun Dieu sauf Allah et Mohamed est son prophète. »

·        Salat : Prier cinq fois par jour (auparavant, ce ne fut que deux fois ; ensuite, des douzaines) : à l’aube, à midi, durant l'après-midi, au crépuscule et une fois qu’il fait sombre dehors. Bien te nettoyer d’abord. Les communautés musulmanes se sont arrangées pour faciliter cette tâche pour tous.

·        Zakat : Offrir de l’aumône avec générosité — puis encore plus. Pareillement, les sociétés musulmanes l’ont convertie en impôts officiels … pour le mieux ou le pire.

·        Sawm : Maintenir le jeûne lors des journées du mois de Ramadan (dont la date varie chaque année selon le calendrier lunaire) : ne manger ni boire qu’après le coucher du soleil.

·        Haje : Une fois durant ta vie – pourvu que tu en sois capable : Allah est infiniment miséricordieux – faire pèlerinage à la ville sainte de la Mecque. Ce-durant, témoigner de la famille humaine sous la tutelle d’Allah.

 

C'est tout. Le reste dépend de la miséricorde infinie d'Allah, bienheureux soit Son Nom. Comme je t'ai dit, l’Islam est une religion révolutionnaire de salut particulier. Ou tu choisis de te soumettre à Dieu, ou pas. Le Coran interdit aux musulmans de contraindre ta croyance qui doit être pure et volontaire.

Ce n’est pas surprenant que l’Islam soit une religion d’individualistes indomptables. La région de la Mecque et de Médine, à l’époque de Mahomet, aurait fait sembler le farouche « Wild West » américain comme un cercle à tricoter, tant les mœurs locales étaient sauvages. Je me demande si c’est la raison que les fanatiques musulmans et américains se haïssent avec tant de ferveur : parce qu'ils sont d’esprit si semblable ?

Les scripts des musulmans salafi et des fondamentalistes américains auraient pu être écrits par le même psychopathe.

Les nomades du désert sont parmi les individualistes les plus hardis sur terre. Je le sais, j’en ai rencontrés et les ai admirés. Personne ne peut leur contraindre de faire ce qu’ils ne veulent pas, et ce sont de nobles hôtes envers l’ami sinon l’innocent passant étranger. Après tout, ce visiteur pourrait être un ange envoyé par Dieu pour éprouver leur honneur …

La plupart des paysans opprimés, leur dos rompu de labeur – païens, chrétiens, zoroastriens, hindous, à toi choisir – que les conquérants musulmans ont assimilés, ont bientôt saisi les avantages de l'Islam. Celui-ci rend chaque homme musulman l'égal des autres dans les yeux de Dieu. Noblesse, richesse, volonté et capacité de blesser grièvement : quelles valeurs ont-elles ? Moins que rien selon Dieu.

Quels Euro-américains peuvent-ils conclure qu'ils ont enseigné la même chose aux Indiens américains conquis ? N’importe quel conquérant chrétien ou non croyant pourrait-il le proposer ?

D’ailleurs, tout le monde a obtenu cinq bonnes pauses par jour, les rafraîchissant de leurs labeurs éreintants, que leurs maîtres devaient partager à genoux devant Allah, du moins en mosquée les après-midi de vendredi. De l’alphabétisation universelle et de l’aumône généreuse pour des pauvres. Quels autres avantages révolutionnaires aurais-tu pu exiger de la religion pendant l’ère du shadisme royal ?

Ainsi que le Christ, dans son Sermon du mont, appelle à tous les chrétiens de se soumettre à l'égalité de condition de chaque être humain ; Allah, par la récitation de Mohammed, appelle à tous les musulmans de se soumettre à leur égalité devant Dieu. La politique de démocratie directe est obligatoire dans chaque cas, car lui seul peut satisfaire l'égalité absolue de la condition humaine. Il ne peut y avoir de conflit entre les musulmans et les chrétiens quant à ce principe religieux de démocratie directe, sauf à l’avis perfide de leurs psychopathes respectifs

 

Quant à l’appelle à la brutalité dans le Coran, je convie votre attention à http://www.theatlantic.com/features/archive/2015/02/what-isis-really-wants/384980/, un article aussi sombre que désespérant, sans autre commentaire de ma part sauf pour tourner mon dos en dégoût à ce sujet et à ses partisans psychopathes.

Quant aux lignes du Qran que j’invoque, les voici pour ta revue :

 

 

SURATE-LIGNE(S)

 

CONCLUSION

 

025-063

028-055

008-061-065

043-089

049-10,11

051-025

Invoquer la paix à ceux qui pourraient te rendre des délusions.

004-090-099, surtout 095

004-114,115

005-050

006-051-053

008-069

048-026

Concernant les non-musulmans qui peuvent être des bien-aimés d’Allah.

041-034-36

060-09,10

Rendre du bien aux non-croyants inoffensifs pour la plus grande gloire de l’Islam.

002-256

010-100,101

011-29

030-53,54

042-04, 16, 49

064-16

Sur la non-cœrcition de la soumission.

004-91

008-62

010-62

L’acheminement de l’Ouma à la paix

 

 

Mes regrets d’avoir manqué quelques Surates clés à ce sujet, que reconnaîtrait n’importe quel enfant bien élevé dans l’Islam. Si tu m’attrapes en ayant raté, je te prie de me les indiquer et je corrigerai humblement.

La satyâgraha ne demanderait rien de plus ni n’exigerait rien de moins.

 

Finalement, ainsi que j’ai voué mon âme à réincarner dans la vie de Jésus la prochaine fois que je périrais, ainsi de même les musulmans peuvent se vouer après leur prochain trépas à réincarner dans la vie de Mohammed ou d’un autre saint musulman : ce sort de loin préférable à la jouissance de simples houris. Ni n’y a t’il d’excuse pour se battre entre Shia et Sunnite, se faire exploser entre des voisins innocents ni rétrograder des jeunes filles : des pratiques que Mohammed le juste aurait sans doute abominées.

Alors que Jésus prêcha que s’était Lui la seule Voie au paradis, Mohammed avertit qu’il était le dernier prophète de Dieu. Quel être mortel pourrait démêler de telles contradictions divines ? Tout de même, cette sorte de réincarnation pourrait se prouver valide pour chaque croyant. Nous pourrions attendre là, l’âme en bonne sécurité, l’ultime salut que contemple Dieu ; laisser les psychopathes s’entretuer en Son nom avec leurs victimes innocentes sur terre ; permettre à ce dernier refuge d’héberger résolument les restants. Une fois pour toutes, notre complicité pourrait favoriser les bons.

Une astuce à contempler en paix pour les croyants de bonne foi.

 

Allah Akhbar! Dieu est grand !

 

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