- L’EDUCATION COMME PATHOLOGIE VS. LA FORMULE DU FAUTEUIL -

 ENGLISH VERSION

 

SOMMAIRE D’APPRENTI   INTRO ET VOCABULAIRE

 

« Nous les psychologues échafaudons d'ordinaire des exercices ou des examens pour trier les enfants qui peuvent de ceux qui ne peuvent pas : ceux-là affichés de suite comme “plus réfléchis et mûrs.” L’idéal animateur d'études, tel que Socrate instruisant l'esclave dans le Menon, s’arrangerait de sorte que tous comprendront et figureront parmi les “je puis” plutôt que les “je ne puis.” » Jerome Bruner, In Search of Mind, (À la recherche de l'entendement) p. 181.

 

Socrate envisagea-t-il rendre quelque chose d’utile à l'esclave dans le Menon ? Fut-ce le théorème de Pythagore ? Quelle leçon difficile à suivre sans son dessin dans le sable ! Ainsi de même qu’une exploitation brute. Quelle brillance y eut-il dans la simple déduction que l'enseignement d’une idée complexe à un esclave astucieux était réalisable ? Note comment Socrate tourna le dos à quelqu'un qu’il était parvenu à confirmer comme un Apprenti digne. Brillant âge d'or, en effet !

L'interprétation d'Aristote de l'esclavage dans Les Politiques démontre quelles ronces intellectuelles les pensifs doivent sillonner pour rattraper l'élite d'info. Son baragouin, reproduit en bas, nous dévoile les défectuosités fatales que les meneurs d’esclaves ont dû incorporer dans la constitution américaine. Leurs successeurs, professant une interprétation constitutionnelle dite « stricte » masquent leur psychopathie sous un vocabulaire ronflant et des titres de prestige. Cette flagrante duplicité, répétée si souvent et si manifestement, est l’habitude la plus insidieuse de la mentalité d’armes.

 

« Nous pouvons donc conclure que tous les hommes qui diffèrent des autres autant que le corps diffère de l'âme ou qu’un animal diffère d’un homme (comme pour ceux qui ont pour fonction le service corporel, opérant de leur mieux du moment qu’ils le fournissent) — tous sont par nature des esclaves et il leur serait préférable, exactement du même principe que dans d’autres cas cités, d’être dirigés par un maître. Un homme est donc naturellement un esclave s'il est capable de devenir la propriété d’un autre, (ce qui est d’ailleurs la raison qu'il le devienne en réalité) d'ailleurs, s'il participe à la raison au point de l’apercevoir dans un autre, bien qu’il en soit dépourvu lui-même. En ceci diffère-t-il des animaux qui n’apprécient pas la raison mais obéissent seulement à leurs instincts. Cependant l'emploi d’un esclave diffère à peine de celui d’animaux dociles ; lui et eux fournissent leur propriétaire avec de l'aide corporelle en répondant à ses exigences quotidiennes.

« Mais c’est aussi l’intention de la nature de dresser une dissemblance physique entre le corps d’un homme libre et celui d’un esclave, livrant au second force suffisante pour les domesticités de la vie, mais au premier, l’allure droite et serviable pour des buts divers de la vie civile (bien qu’inutile pour les labours physiques) : une vie qui tend, en se développant, à se diviser entre le service militaire et les occupations paisibles. L'opposé de l'intention de la nature s’effectue toutefois souvent : il y a quelques esclaves qui ont le corps d’un homme libre, et d'autres, l'âme d’un homme libre. Mais si l'intention de la nature s’était réalisée – si les hommes différaient les uns des autres dans leur forme corporelle d’autant que les statues des dieux – il est évident que nous devons tous convenir que la classe inférieure doit être l’esclave de celle supérieure. Et si ce principe s’avère quant à la différence corporelle, il peut être affirmé encore plus vraisemblablement quant à celle de l'âme, nonobstant qu’il soit moins facile de voir la beauté de l'âme que celle corporelle.

« Il est donc apparent que, comme certains sont libres par nature, d'autres sont naturellement des esclaves et que pour eux la condition de servitude est juste et salutaire. »

Pris de Mitchell Cohen et Nicole Fermon, éditeurs, Princeton Readings of Political Thought: Essential Texts since Plato, (Les lectures de [l’université de] Princeton dans la pensée politique : textes essentiels depuis Platon), Princeton University Press, Princeton, New Jersey; pp. 112-113.

 

Un de ces jours, quelqu'un m’expliquera pourquoi une centaine de générations d'Apprentis ont dû gober et régurgiter ces fadaises. Pourquoi (à part celles d’Aesop) il ne reste pas la moindre revendication de liberté universelle dans nos écrits en grec et en latin ? Pourquoi nulle trace ne demeure d’écrits classiques qui ont qualifié l’esclavage comme une infamie et invoqué la fraternité humaine—l’équivalent littéraire d’innombrables rébellions serviles comme celle de Spartacus ?

Aurais-tu la présomption de tenir que l’idéal de la confrérie humaine n’aurait débuté qu’après le christianisme ou quelque autre monothéisme plus récent, que ce soit religieux ou idéologique ? Que les anciens ne se sont pas rendus compte que nous faisions tous partie de la même famille depuis qu’a débuté l’ère humaine ? Que des esprits sages et généreux n’en ont pas écrit pareillement depuis l’origine de l’écriture ? Soit des ressortissants de la Grèce antique ou d’ailleurs, ils ont dû conclure que l'esclavage était injustifiable et interdit par la loi naturelle, en contravention directe de l’éconologie des esclavagistes et leurs griffonnages historiques que les enfants ont du étudier depuis.

Des condamnations morales de l'esclavage leur furent aussi évidentes dès lors qu’à nous aujourd'hui. Des adolescents idéalistes ont discuté avec leurs parents à ce sujet jadis, précisément comme les nôtres au sujet de problèmes actuels. Des sages de bonne éthique ont figuré en aussi grands nombres – en effet, en nombres supérieurs – que les hypocrites brillants que nous devons adorer à l’école : Socrate, Platon et Aristote entre autres.

La règle d’or n’a jamais eu de date de brevet d’invention. Le Bon Dieu et les bons parents ont toujours appris aux enfants d’agir envers l’autre comme envers eux-mêmes, depuis l’éveil de la compréhension humaine.

Par où a disparu l’enseignements de ces éclairés moraux ? Dans la gueule flamboyante de la mentalité d'armes, voilà où.

La gestion d'armes rejette les conclusions de ceux le plus doués ; elle dicte que des petites élites publient du non-sens, censurent des donnés valides et mentent outre mesure. La plupart des prolétariens d'info n’ont jamais été permis de développer leurs talents Dieu donnés. Appel cela consentir à être esclave, manant ou  chauffeur de troisième classe dans la plus sale des machines d’armes (To stoke the WeaponWorld jive drive) : cela s’est toujours réduit à s’emmurer dans le prolétariat d’info.

Les élites d'info ne guère plus astucieuses que leurs hôtes prolétaires. Au contraire, elles trient leurs remplaçants pour orthodoxie, combativité comme démontrée au sport et au combat, et fidélité à l'élite par lien familial—ni pour brillance ni compassion exceptionnelle. Ceux dont l’empathie a été assez effritée pour répondre aux exigences d'armes, n’ont jamais eu grand besoin de compassion non moins pour le compatissant.

L’instruction moderne case des candidats assez sûrs pour être admis dans l'élite d'info. Des carriéristes scolaires font leur affaire en éjectant de l’enseignement des mentors de paix doués. Illustratif de ce triage : les jeunes enseignants idéalistes dont les carrières s’abîment : leur idéalisme et compassion sacrifiés sur l'autel de l’enrégimentement d'armes. Pour élaborer, voir Killing the Spirit: Higher Education in America, (Crevant l’esprit : L’éducation supérieure en Amérique), par Page Smith, Viking Penguin, Harmonsworth, England, 1990. Comme le mien, ce texte n'a pu trouver de publiciste aux Etats-unis, tant inflammatoire et approprié fut-il.

 

Disons que la terre était un lobe reclus d'un cerveau universel et transdimensionnel. Sur ce lobe (l’anthrosphère), des milliards de neurones humains réagissent entre eux par voie de réseaux plus ou moins efficaces de médias culturels et par des moyens de livraison en mesure d’accommoder au plus quelques centaines de millions de telles « cellules » en confort aux paliers contemporains d’incompétence dans la paix.

En premier lieu, il est rare que de la bonne nutrition parvienne à chaque cellule. De nombreux individus trouvent trop difficile d’obtenir leur subsistance quotidienne. Nous autres compensons notre pénurie morale avec des extravagances gastronomiques, en dépit de la qualité douteuse de la plupart de nos aliments. Affamés pour des micro-nutriments de rareté corporative, nous nous gavons en gros d’OGM et d’autres aliments nocifs.

La Terre produit assez de bonne nourriture pour tous, comme depuis toujours hormis la catastrophe. Pourtant. nos réseaux de distribution sont si minables que la population terrestre se fend en tiers. Le premier – avec sa pandémie d’obésité, ses addictions induisant le diabète, ses obscènes animaux de compagnie et lamentables bétails de viande – énormément gavé ; le deuxième, sous-alimenté ; et le tierce, crevant de faim. Divisés, à vrai dire, entre ceux pourvus de bonnes eaux copieuses, d’eau polluée à peine suffisante, voire de celles mauvaises et déficientes.

Nous épuisons la fertilité du sol, mais perdons la moitié des aliments ainsi acquis, et ne prenons aucune mesure pour exploiter les parasites gaspilleurs (bactéries, champignons, moisissures, insectes et vermines) en tant que nourriture de haute protéine mais d'étroite empreinte.

Cet hypothétique organisme planétaire souffre d’une syncope perpétuelle : son cœur est en arrestation partielle et son corps s'alterne entre l'hypertrophie et la nécrose. Trop d’adultes pauvres trouvent à peine de quoi subsister ; leurs enfants vulnérables sont affamés et empoisonnés dès la conception. La famine et la pollution d'enfance doivent dégrader l’Apprentissage, des grandes puissantes à celles minimes.

Si tous ceux de bonne volonté se réunissaient derrière un seul bon plan, (ainsi que la polio avait été éradiquée jusqu’à ce que cet accomplissement ait été renversé par des résurgents fondamentalistes et des neo-Gestapo occidentaux) ; tout le monde pourrait être proprement nourri, logé, soigné, etc. Cette sorte de gérance serait mille fois plus nette et avantageuse que celle ayant pour but la guerre mondiale à base de pénurie pour lequel on nous a menés à préparer si méticuleusement. Penses-y.

Deuxièmement, nos procédures de pensée sont désespérément embrouillées et nos dispositifs d'étude, démodés. Même les majorités « éduqués » prennent trop longtemps pour assimiler des nouvelles idées : une génération entière ou plus, supposant qu’ils en parviennent du tout. De temps en temps, la culture populaire adopte une suite d’idées un peu mieux éclairées que le dogme de statu quo. Par exemple, elle a défié la valeur absolue de la science, autrement immuable depuis le 19e siècle. Plus récemment, les médias d’actualité en Amérique ont été confrontés par Trump et ses supporters pour leur manque routinier de véracité en faveur de propagande pro-gouvernementale. Nos élites d'info insistent trop souvent à retenir des notions au-delà de leur vie utile.

 

 

Parlons de la formule du fauteuil.

Des idées contingentes remontent dans notre entendement de façon transitoire. On les retient, soit leur brillance, aussi momentanément que le souvenir d'un rêve. Celles neuves doivent être sitôt renforcées pour qu’elles s’enregistrent dans la mémoire à long terme. Autrement les oublions-nous ; elles réintègrent la superconscience collective pour récupération à un instant plus propice, peut-être par quelqu’un mieux disposé à la recevoir.

Voila le cas même pour nos interprétations fondamentales de la réalité. Si la réclusion solitaire et la privation sensorielle nous isolent trop longtemps de la réalité, nous mutons en aliénés.

Il est difficile de trouver un spécialiste ou un document capable de répéter, nier ou confirmer un certain entendement transitoire – presque aussi difficile pour les savants que pour nous autres.

Va s’y maintenant et essaye-le. Assis-toi dans un bon fauteuil et propose-toi une nouvelle perspicacité énigmatique. Lève-toi ensuite et va trouver quelqu’un, un livre, une classe ou un enregistrement en état de répéter, d’élaborer, de confirmer ou de contester ton inspiration. Quelle durée t’aurait-t-elle prise, cette besogne ? Des heures ? Des jours ? Dans la plupart des cas et en tenant compte d'une pensée vraiment innovante, cela t’aurait pris plus longtemps que le bref délai lors duquel ta mémoire à court terme eut pu retenir l’idée originelle.

Les meilleurs savants écourtent ce retard autant qu’ils le peuvent ; ils cultivent des qualifications d'étude, des ensembles de documents et des réseaux de pairs d'info ; accumulent des sources de référence et des rapports de renseignement. Ils peuvent ainsi confirmer ou dédire leurs idées les plus récentes, à l’ordinateur, au téléphone ou en personne, dès qu'ils se lèvent du fauteuil ou auparavant.

J'appelle cette procédure, la formule du fauteuil. Il n’y a que quelques milliers de professeurs et commis de renseignement militaire qui opèrent sous une formule de fauteuil optimisée. Même les étudiants universitaires manquent des moyens, des mobiles et des opportunités d’entamer la libre poursuite de leur recherche.

La toile globale est à peine parvenue à raffiner cette formule. Son perfectionnement bénéficiera tous ceux assez avantagés pour en réclamer l’accès. Cela augure favorablement la transformation d’Apprentis, soit à quel point que nous appréhenderions ses bénéfices à long terme. De façon prévisible, c’est l’avantage le moins bien énoncé et capitalisé de la Toile, ainsi que le moins bien exploité.

 

Surtout ces jours-ci, les Apprentis doivent satisfaire de nombreux critères de certification avant d’être encouragés à apprendre. La course à obstacles universitaire est hérissée de haies monétaires et géographiques, de qualifications arbitraires, de certificats et critères de performance. Chaque étape d'une carrière scolaire doit être négociée jusqu’aux plus hautes cimes.

Le milieu académique ne s’intéresse pas tellement dans ce que l’on souhaite apprendre, mais pourquoi et comment cela doit être enseigné. Si nous souhaitons obtenir ses services, nos connaissances ainsi acquises doivent servir à autre chose : standing, obtention de salaire, placement au travail et manipulation de propagande. Au lieu d'amplifier l'intellect, les professeurs universitaires l'érodent ; ils enterrent sous des tas d'obligations triviales les intérêts de leurs étudiants, jusqu'à ce qu’ils aient réduit les ultimes études à une seule thèse de recherche.

La communauté scolaire érige des barrières massives entre elle et celle laïque. Les Apprentis amateurs ne peuvent suivre sans grandes difficultés des savants dans n'importe quel sujet donné. Des décennies d’études secondaires et pour la plupart superflues doivent être certifiées afin d’établir un rapport correct entre l’Apprenti et ses professeurs appropriés. Cette Apprentie ne peut pas accéder aux renseignements qu’elle nécessite à moins qu'elle ne concentre des années d'étude sur une seule voie de recherche. Ensuite doit-elle soumettre les premiers fruits de son ardeur aux caprices de ses supérieurs scolaires.

Les universités ne sont que des catacombes intellectuelles ; la plupart des recherches y sont enterrées et ne revoient plus la lumière du jour. J’admets qu’une grande partie ne vaille pas le papier sur lequel elles sont écrites, conformant à la règle générale que « 95% de tout n’est que de la merde. »

 

« … Mais dans tous les temps et dans tous les pays et dans tous les genres, le mauvais fourmille et le bon est rare. » Voltaire, Romans et contes, « Le monde comme il va », Garnier Flammarion, Paris, 1966, p. 104.

 

Une petite partie pourrait être valable à première vue. Beaucoup plus de recherches valides se font pincer avant qu’elles ne soient entreprises. Des catacombes hantées par des fantômes déçus…

 

L’actuelle pyramide scolaire est fondée sur des masses d’illettrés et de ceux à demi-. Sur leurs épaules se perche une minorité chétive de diplômés et d'étudiants en préparation de licence ; sur leur tête pointue se cramponne une poignée d'agrégés. De plus en plus souvent, la haute gérance de ces systèmes éducationnels ne se consacre qu’aux logistiques de l’éducation : ses affaires financières, politiques, de sport et de commerce. Autant en amont    que ces directeurs grimpent la ziggourat universitaire, autant doivent-elles se divorcer de l’Apprentissage.

Les Apprentis renverseront ces pyramides. Ceux qui souhaitent ne plus rien savoir, les fanatiques religieux et les illettrés par incapacité formeront trois minorités minuscules, moulées en ignorance dans les pointes inverties de ces cornes d'abondance. Des rassemblements majoritaires d’Apprentis, subventionnés à longueur de vie, propageront les fruits de leurs passions depuis les trompes en surcroît de l’Apprentissage. Ce pourrait être l’ultime substitut de nos travaux bureaucratiques/industrielles, une fois que l'automatisation et l’efficacité post-industrielles auront instauré un chômage presque universel.

 

La propagande corporative ne cesse de nous avertir du nombre croissant de ceux à la retraite, comparé à celui rétrécissant des ouvriers, et du besoin correspondant de démunir ces premiers. L’ultime issue de cette propagande pourrait être la réduction de centaines de millions d’anciens ouvriers à l’abjecte pauvreté, dans les communautés les plus riches qu’ait connues l’humanité.

Sinon ne serait-ce que la justification pour une nouvelle vague de génocide fasciste : la simple élimination de tous ces vieux becs béants, dans des chaudrons à souffle de nouveaux camps de la mort (de l’électricité gratis !) au lieu d’avoir à les entretenir à grand coût. Nous, les dissolus de la génération « baby-boom » sommes des candidats les plus susceptibles d’encourir ce sort funeste ; notre indifférence studieuse des abus contemporains nous valant ce sort.

Personne ne dispute le fait que, pour chaque ouvrier contemporain, des centaines et des milliers de machines, toutes aussi capables d’être taxées, ont multiplié par mille et mille fois le rendement corporatif et ses profits.

Rendre honneur à leur obligation évidente envers ces anciens ouvriers, cela réduirait quelque peu l’excèdent exponentiel de leurs profits. Ils en gaveront, faute de le reconnaître au préalable et de l’honorer ; leurs profits futurs se figeront et les étoufferont sinon. Quelle sottise de propagande de masse au service de technologies d’armes ! Celles entièrement paisibles verraient carrément au travers de ce compte truqué et n’hésiteraient pas d’en offrir l’amende.

 

L'éducation progressive par subvention gouvernementale, soit à quel point primitive, amplifie la prospérité en aval. Celle-ci mondiale monterait en flèche, pourvu que nous adoptions l’autre globalement. En ce qui concerne les ouvriers précédents, les autres alternatifs nous restitueront des variantes d’Auschwitz au nom de l’avidité corporative mise à nu. Bonne chance avec ça !

 

L'enseignement de la musique offre un élégant modèle d’Apprentissage à base volontaire, du moins en théorie : des histoires d'horreur abondent, d’enfants forcés à répéter leur musique ; au monde paisible, ces répétitions seraient limitées à ceux qui en raffolent. Elle favorise des petites classes et des tutelles d’un à un. Les cours particuliers débutent à partir de l'âge réceptif le plus tendre et s’accélèrent pour convenir à la croissance du talent. La maturité d'exécution est prévue pour la puberté et une série d'améliorations s’étend jusque l'âge adulte.

La musique est l’un des seuls secteurs d’Apprentissage dans laquelle la maîtrise n’est pas réprimée. On apprécie un âge d'or de musique tempérée car cette branche circonscrite d’études n’exerce aucune influence sur la gestion d'armes. Les meilleures méthodes pédagogiques y sont donc tolérées.

Comme l’age d’or du Rock and Roll fut à base de l’enseignement quasi-universel en musique dans les écoles primaires et secondaires de l’Occident, la musique pop contemporaine est fondée sur les lamentations-yodels country-western et le rataplan verbeux du hip-hop, résultant de dizaines d’années de sous-financement de l’éducation musicale et de tout autre sujet en dehors des stipulations minimes de l’avarice corporative.

 

Il y a de l’ironie dans la réflexion que le crime puisse être le seul autre métier qui se conforme à ces directives d’Apprentissage. En effet, le criminel aspirant s'y engage dès qu'il en discerne son intérêt. Les cours d’assises envoient tous sauf les meilleurs criminels aux écoles de réforme et en prison : là où les attendent des doyens du crime. Leurs autres options éducationnelles et de vocation sont sabotées. Beaucoup sortent de prison pour exécuter des infractions de plus en plus habiles. On ne les punit pas pour leur criminalité mais pour avoir démontré de l’incompétence en se faisant attraper. Les sociétés d'armes pratiquent de la sélection darwinienne pour des malfaiteurs supérieurs. Quelle surprise ! On n’est parvenu qu’à renforcer ce dénouement d’armes en accordant priorité à la punition pénale par-dessus une séquestration plus civilisée comprenant ré-éducation et ré-assimilation culturelle.

 

Beaucoup d’autres préjugés retardent l’Apprentissage. Un de ces mythes d'armes présume que la connaissance soit un privilège à être rationné selon des qualifications arbitraires.

Un autre déclare que des données valides doivent être découvertes et confirmées en localité. Le nationalisme rabique (à chaque pays le sien : le vrai jumeau et rival mortel des autres) et les frontières nationales sont des barrières brutes à l’Apprentissage, en dépit des réfutations insolentes de leurs doyens. Derrière ces obstacles, des patriotes et des fondamentalistes soutiennent de l’obscurantisme flagrant. Les gouvernements nationaux piratent des donnés, normalisent la médiocrité éducative et stimulent des recherches redondantes.

Des percés uniques sont maintenues en grand secret par des corporations d'entreprise, en défie de la transparence scientifique. La science au service d’intérêts corporatifs et militaires viole l’intégrité des enquêtes scientifiques. Ces institutions persistent à tenir en secret des connaissances dites « propriétaires. » La science secrète ressemble à de la musique sans son : sans valeur sauf pour ses praticiens rémunérés. Quelle valeur serait retenue par une connaissance partagée par personne ? Voila la raison principale que la science du 21e siècle manque la productivité exponentielle des deux siècles précédents. La lutte contre le terrorisme a aggravé ce problème à cause de sa suppression et centralisation réflexive de l’écoulement des donnés.

Ainsi que le christianisme corporatif d’armes a tiré l’Europe en une époque d’ignorance caverneuse, nos techniciens corporatifs d’armes nous traînent dans une toute nouvelle de soupçon, de paranoïa et d’antiscience stimulée.

 

Un autre mythe d’armes suggère que de l'information exclusivement disponible à une élite doit être plus valable que celle acquise de façon graduelle par de nombreux prolétariens.

Dans des sociétés de charrue et de cheminé, la rareté d'un objet augmentait sa valeur. Ceux figés à cette étape anale de somme zéro se sont concurrencés pour l’avancement malgré la stricte limitation d’opportunités sociales, économiques et reproductives. Leur frénésie de consommation a engendré le cumul des élites d'info : se vautrant en opulence relative et en dégénérescence sans principe, entourées d’une masse abjecte de prolétariens d'info.

Horrifiés par cette injustice, des braves gens ont laissé tomber titre à la gérance qui leur appartint toujours par droit. Manquant de bons modèles de rôle même d’exception, des chefs d'armes se sont mis à mimer ceux les pires.

Ainsi l'exemple public à longue échéance des meilleurs chefs – cette connaissance partagée par tous – est plus signifiant à la société que les derniers secrets de pointe retenus par un groupuscule favorisé. Une transparence quasi plénière serait encore plus salutaire. L’application de connaissances correctes crée de la richesse : celles communes seraient davantage fructueuses que des secrets empilés en obscurité pour leur valeur de standing. Dans le commerce des idées, leur distribution mène à la richesse, et leur générosité, à la prospérité.

Ce paradoxe promet une abondance incalculable. Comme des pirates qui ont perdu leur carte de trésor, nous nous vautrons par-dessus une fortune disparue car profondément enfouie et lamentons notre pauvreté quoique celle-ci soit autogérée et serait facilement permutée.

L'éducation concurrentielle est presque aussi sensée que le sexe pour profit. Tous deux sont des efforts coopératifs dont la concurrence se prouve perdante. Celle à court terme produit des gains insignifiants sinon pure perte ; la coopération offre davantage de promesse à longue échéance.

Les réseaux d'Apprentissage pourront s’étirer et se retisser avec beaucoup plus d’élégance que n’en ont été capables nos grossiers réseaux de production et de consommation. On entamerait cette transformation à très peu de frais, pour une rémunération incalculable.

En attendant, le milieu universitaire se couronne des guirlandes de contrainte paternelle dont les ramures étouffent toute utilité autrefois prétendue. Une fois que la plupart des étudiants émergent de leur épreuve académique, ils évitent d’autres études au-delà du minimum nécessaire pour leur emploi. Ils considèrent l’Apprentissage comme une corvée désobligeante, mieux réservée aux journalistes, aux porte-parole gouvernementaux et aux promoteurs commerciaux : des mercenaires intellectuels embauchés pour satisfaire d’insidieux ordres du jour par la censure, l’excès de simplification et le radotage par cœur de mensonges officiels. Ceux-ci laissent tomber toute idée qui dévie de la norme des médias de masse et toutes celles qu’ils ne peuvent coopter pour la raffermir.

 

 

Les Apprentis manieront l’Apprentissage comme si leur ultime jeu. En cas de doute, ils favoriseront la vérité sur le mensonge et l’humanisme sur le privilège.

Par contre, l’éducation officielle est un pétrissage monotone. L'école impose une atmosphère d'incarcération et d’enrégimentement qui prépare ses détenus pour les routines punitives du carré de caserne, du champ de bataille, de la cour pénale et de la fabrique de munitions.

Les gestionnaires d'armes dictent que cette éducation soit une torture lente, un maniement d’armes intellectuel et une servitude réitérée. Selon eux, ça doit servir comme un drain de temps, d'intérêt et d'énergie. Chaque heure de chaque jour passé à l'école, des professeurs tracassés et tracassants vomissent un programme prédigéré d'études. Toute manifestation d’ennui pour ces sujets, voire intérêt particulier pour d’autres, sera perçue comme une offense punissable. Chacun devra traîner son arrière train à travers ce calvaire d’une douzaine d’années, au rythme des plus lents.

Des jeunes Apprentis sont naturellement investigateurs : ils s’enchantent dans l’apprentissage de bagatelles, avec ou sans la bienveillance d’adultes. L’école supprime cette curiosité. Au lieu d'encourager les prolétariens d'info, elle les enrégimente sans merci.

À partir de nos premiers actes de socialisation jusqu'à nos rites mises en boîte de certification scolaire, nous endurons des années d'ennui incité, de répétition sans signifiance, d’initiative suffoquée et de curiosité écrasée. Cette bouillie culturelle doit être gavée et régurgitée le long d’examens concurrentiels qui semblent s’étendre sans fin. Des devoirs en maison ne parviennent qu’à souscrire cette brocante intellectuelle ; ils saturent de servitude le temps privé d’enfants.

Des anxieux parents et fonctionnaires d'école résistent chaque effort d’enrichir ce gruau. La culture scolaire est dominée par des brutes d’âge de cohorte, des petits tyrans adultes et des parents qui souhaitent ne rien savoir. Ces dénominateurs inférieurs communs marquent la haute marée de son accomplissement culturel. Le moins que l’on puisse dire, c’est que des Apprentis précoces auront à subir certaines difficultés.

Les enfants finlandais ont reçu les meilleures notes d’examen standardisé dans l’Occident : les seuls à bénéficier d’un quart d’heure de recrée pour les trois quarts de classe. À présent, tout le monde, eux compris, sont abrutis selon les normes brutes de bureaucraties paramilitaires et para-éducationnelles.

Cette acculturation féroce est si coutumière qu’elle doit servir un but dissimulé (la mentalité d'armes.) Elle est légèrement détendue dans les écoles privées où des élites d'info entreposent leurs enfants. Le snobisme de classe, l’isolement familiale, le charabia religieux, la discipline écrasante et la concurrence acharnée s’y combinent pour renverser l'excellence d’études.

Je ne puis imaginer pire manière d'apprendre quoi que ce soit sauf d’être sacrement agacé. Il n’y aucun meilleur moyen de réprimer la curiosité naturelle.

Victor Villaseñor écrit, dans son livre Burro Genius, qu’il est allé requérir dans quelques salles de classe : « Qui se croit un génie par ici ? » Au jardin d’enfants, toute la classe souleva la main. À partir de la troisième année, plus personne ne l’osa. Voici ce qu’entend accomplir la pédagogie d’armes.

Ce sera le devoir des Apprentis d’identifier et de choyer le génie de chaque écolier. Si celui-ci ne comporte que des talents destructifs, ils doivent être exposés aussitôt que possible et amadoués avec encore plus d’entrain et d’affection.

Cette pratique ne parviendra à rien si réalisée en exception par une petite minorité de professeurs éclairés envers celle congénère d’élèves éclatants, en dépit de l’orthodoxie académique et sa majorité attendue d’étudiants médiocres et donc rejetés. Voici l’actualité. Afin de parvenir au progrès, on devra l’entreprendre de façon intégrale. Au lieu d’avantager le rare étudiant émérite soustrait de la masse négligée des médiocres, on doit cultiver les talents méritoires d’eux tous. Tous seraient géniaux en un sujet quelconque de leur choix, voire plusieurs ; nous devons nous rendre assez futés pour encourager de tels choix. Le manque de le faire, il appartient à nous les adultes et non à ces élèves innocents.

Adoptant une sorte d'autodéfense contre l’enseignement contemporain, les humbles gens se complaisent d’être fiers de leur ignorance. Quel choix leur reste-t-ils, leurs tendres talents écrasés d’avance ? Il ne leur reste que le sport, les réclames commerciales et la bêtise médiatique qui les encadre. Le génie cru finit par leur sembler plus menaçant que l’avarice nue.

Trois sujets dominent le discours populaire : le sport, le sexe et l’argent―ceux qui n’ont rien à voir avec les avances principales de la civilisation. Plutôt servent-ils à détourner l'attention publique du progrès, au point de l’aveugler. Les hommes s'échappent dans le fétichisme macho et les causeries sportives de statistiques volumineuses mais nulles ; les femmes, dans le trivium du bavardage, des courses et de la mode.

Une fois que ces préjudices s’emparent d’une communauté, leurs adjoints se rendent en gages de la routine du mal. Quand cette propagande estropie nos centres de direction morale, nous ne pouvons nous attendre à plus rien de nos chefs que le méfait expert, le déroulement imprévue et la catastrophe inévitable. Distraits par l’injonction nulle de poursuivre le bonheur, nous désavouons le décrochage de nos voisins de leur misère et notre devoir de leur en rendre aide.

Nous autres, somnambules heureux, nous condamnons à une vie d’indulgences de consommation excessive et d'insignifiance sociale. Epuisés, nous entreposons, caressons et recensons des tas de matériel superflu. Pour commencer, personne n'a jamais eu besoin de tant de matériel, n’en ayant jamais eu les moyens soutenables de toute façon. Cette pagaille, le simple substitut industriel des tas d’immondices que réclame la guerre totale : ravageant la terre et autrement inutile.

Les indigents malheureux sont stupéfiés par une vie intégrale de malnutrition toxique, de misère agencée et d’inquiétude sociale ; leur désespoir aggravé par l’incapacité de se procurer des nécessités et des conforts rudimentaires, non moins la bienveillance des autorités.

Ce n’est pas par accident que l'éducation et la conscription militaire se soient rendues universelles au même moment après la révolution française. Ces nécessités militaires ont été poursuivies jusque leur conclusion logique aux mains de Jules Ferry dont la loi de 1882 enjoignit l’éducation libre, séculaire et obligatoire pour chaque enfant français. Celui-là fut un impérialiste colonial français fanatique. Les autres nations militaro-industrielles ont dupliqué sa loi dans les décennies à suivre.

D'ailleurs, la conscription universelle est une mauvaise formule d'armes. La classe entière d'âge militaire – de la cohorte des pubescents jusqu’à celui des moyen-ageux et des femmes aussi – a toujours été assujettie à l’appelle militaire sur demande. Les seules limitations : le nombre d'armes disponibles, la nécessité de fournir du personnel aux ateliers et aux exploitations agricoles – femmes, enfants, vieilles personnes et esclaves de guerre, au besoin – et l'énorme fardeau logistique requis pour tenir une armée rassemblée en dépit de sa tendance de se rendre malade, de crever de faim, de courir à l'émeute et d’éclater en morceaux.

Ce n’est que récemment que les capacités de tuerie industrielle ont rattrapé des taux de natalité, en réduisant ceux presque équivalents de mortalité. Jusque là, fabriquer des armes et les abriter des mains de rebelles étaient des tâches difficiles et la séparation des combattants entraînés et des civiles était justifiée. Cette règle ne s’applique plus. Il n’y a plus de distinctions entre le combattant armé et celui non armé. Nous sommes tous devenus des cibles légitimes de la guerre ainsi que ses victimes routinières.

Par exemple, des pilotes de guerre, des équipages de submersible et des commandos subissent des rituels raffinés d’initiation, de formation et de passe, ressemblant à ceux subis par l’ancienne chevalerie. Comme elle, leur équipement et transport de guerre coûtent de nombreux salaires civils à vie.

La plupart du temps, ça n’a été que des manants civils qui ont attrapé leurs atteintes en pleine figure. Alors que les récompenses de la technologie d'armes se sont rétrécies à une minorité de plus en plus minuscule, ses coûts en spirale ont dû être soutenus par tous les restants, les pauvres au devant.

 

Le prétendu marché libre sanctionne des ambitions particulières à partir de paramètres soigneusement restreints par la technologie d'armes. Voici un avantage incroyable, comparé aux anciens dogmes d'armes qui ont écrasé le rêve particulier sous des engagements de caste. Ces dernières barrières à l'excellence (de provenance de la technologie d'armes) pourront bientôt s’abattre. Les Apprentis, enfin financièrement indépendants, pourront poursuivre leurs talents là où ils les mènent. À ce point, on pourrait prévoir une abondance inédite.

En attendant, nous sommes pour la plupart dotés d’une éducation nominale correspondante à la complexité de nos systèmes d'armes communautaires et pas plus. On enseigne aux citoyens à peine instruits de limiter leur curiosité, culture sérieuse et imagination. Au lieu, beaucoup d’insignifiances leurs sont gavées et ils sont inculqués de les préférer. Ils sont tenus à être plus ou moins bien adaptés aux outils (en proportion directe de la complexité … etc.) Soumis à ce dressage aveugle, ils doivent trouver aisé la prise de décision indépendante mais seulement dans des circonstances rigidement prédéfinies. On s'attend à ce que la plupart demeurent politiquement naïfs, de raisonnement clos, indifférents au devoir politique et intolérants du progrès. Ils doivent pouvoir se transformer en autodestructeurs cryptiques et en bagarreurs aux nerfs à cran d’arrêt. Jouissant d’une santé modérément bonne lors de leurs années militaires, ils doivent être prêts à s’estropier pour aucune raison apparente et indifférents aux soins préventifs.

La majorité du prolétariat d'info est imprégnée de tels attributs : ceux les plus serviables aux armées modernes. Dès qu’une cohorte d'âge militaire termine sa mauvaise éducation obligatoire, la gestion d'armes accorde à ses candidats préférés permission nominale d’achever des études supplémentaires et de rattraper leur échelon de carrière. Cette subversion économique est tellement répandue que de nombreuses jeunes gens n'ont d’autre choix que les militaires, le chômage ou le milieu criminel. Des banques, des compagnies d'assurance et des agences de service public marginalisent des voisinages entiers pour seule raison de préjudice socio-économique et ethnique. Des fonds légitimes n'atteignent plus ces ghettos, seulement ceux criminels qui enseignent la guerre.

La pauvreté, c’est la politique sociale la plus coûteuse de toutes, quoiqu’elle produise la meilleure pépinière pour des légions de bons soldats.

Le fond monétaire international, le politburo et les agences entravées de l'ONU ont abusé des nations du tiers monde pendant des décennies ; ils ont promu des projets de grande envergure afin d’amadouer des élites locales et rehausser leur penchant pour des institutions de mauviette. En attendant, le niveau moyen de vie s'est strictement rétréci en fonction de la dévastation environnementale, de l’expropriation de services publics et de la croissance abasourdissante de population : toutes induites par des corporations paramilitaires.

 

Pourquoi n’obtenons-nous pas de l’éducation universitaire obligatoire ? Mieux encore, quatre années de congé subventionné pour s’inculquer des qualifications non universitaires de jeunes adultes ? Cette subvention existe déjà pour des soldats en guerre. Pourquoi pas pour des civiles en paix ? Après tout, l’on « profite » du lycée obligatoire. Pour quelle raison ce refoulement, alors qu’un certificat universitaire soit pratiquement obligatoire de nos jours ?

En biologie comparative, autant que se prolonge l’intervalle de développement infantile, autant mieux doté pour la survie sera la bête adulte. Ne serait-ce pas pareil pour des jeunes humains ?

Le système éducationnel d'un Etat d'armes sélectionne un corps d’élite d'officiers pour commander une grande majorité d'esclaves militaires et civils : des combattants armés et non armés. La demande des directeurs d'armes dicte le nombre exact d’agrégations distribuées. C’est ainsi que les universités sélectionnent à partir du prolétariat une nouvelle génération d’élites d'info.

Il n’y a pas d’éducation universitaire obligatoire parce que les universités orthodoxes – pour profit et subventionnés – produisent assez d’officiers et de bureaucrates militaires comme ça. La technologie délibérément centralisée d’armes est comble de talent, bien que celles atomisées paisibles en soient simultanément affamées.

L'éducation universelle n’est qu’un autre mythe d'armes : un navet suspendu au-devant des maîtres paisibles comme au-devant d’un âne pour coopter leur effort de bonne volonté. Aux Etats-unis, 60% de la population prend place sur le tapis roulant universitaire : ce qui n’achève pas grand-chose, car presque 60% de cette même population reste fonctionnellement illettrée, encore plus ne votent presque jamais, et qu’une petite poignée n’obtient accès aisé aux couloirs du pouvoir.

On devrait le regretter et mieux faire.

Quelques pratiques d’enseignement propres aux Apprentis – suppléant les systèmes scolaires actuels dirigés du haut en bas, de consomption en masse et de « faire-part, puis tester » – sont discutées dans le chapitre « Le bottin aux pages jaunes d’ordinateur. »

 

 

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