- CARL MARX -

 

ENGLISH VERSION

 

SOMMAIRE D’APPRENTI       INTRO ET VOCABULAIRE

 

« …Rendre la part de l’ouvrier dans la production, la seule base de sa revendication des moyens d’exister – comme le fit Marx lui-même dans sa théorie des valeurs ouvrières qu’il saisit d'Adam Smith – ce ne serait que de lui couper l’herbe sous les pieds quand la robustesse de la production approche à la perfection. En réalité, la revendication des moyens d’exister repose sur le fait que l'on fait partie d'une communauté, tel qu’un enfant, d’une famille. L'énergie, la technicité et l'héritage social d'une communauté appartiennent également à tous ses membres, car les contributions et les dissemblances particulières sont complètement insignifiantes. »

 « [L’appellation classique d’un tel système universel de distribution des essentiels de la vie, telle que l’ont décrit Platon et More bien avant Owen et Marx, c’est le communisme et je l’ai retenue ici. Mais permettez-moi de souligner que ce communisme est nécessairement d'après Marx, car les faits et les valeurs sur lesquels repose ce communisme ne sont plus les paléotechnicités sur lesquelles Marx a fondé sa politique et son programme. Le communisme, comme employé ici, n'implique donc aucune idéologie particulière au 19eme siècle : d'absolutisme messianique et de tactiques bornées au militarisme auxquels s'accrochent d’ordinaire les partis communistes officiels ; ni n’implique-t-il une imitation asservie des méthodes politiques et des institutions sociales de la Russie soviétique, soit à quel point admirables le courage et la discipline des soviets.] [Les italiques et les crochets qui précèdent sont de lui.] »

« Quant à la production et la consommation, les différenciations, les préférences et les primes spéciales ne doivent être prises en compte qu’après que seront assurées la sécurité et la continuité de la vie elle-même. Ici et là, nous avons établi les préliminaires d'un communisme de base dans la fourniture de l’eau, de l’instruction et des livres. Il n'y a aucune raison sensée de se figer de ce côté d’une norme commune de consommation. Un tel cadre n'a aucun rapport avec les capacités et les vertus particulières : une famille de six a besoin d'à peu près trois fois les marchandises que celle de deux quoique celle-ci n’ait qu’un seul salarié et l’autre, deux. On donne au moins un minimum de nourritures, d'abris et de soins aux criminels qui ont sans doute agi contre l’intérêt collectif ; alors pourquoi le nier aux paresseux et aux obstinés ? Supposer que la grande masse de l'humanité appartienne à cette dernière catégorie, c’est  oublier les plaisirs avantageux d'une vie plus aisée et mieux garnie. » Lewis Mumford, Les technicités et la civilisation, Harcourt, Brace and Company, Inc., 1934, pp. 403-404.

 

Je ne sais pas si Carl Marx disposait d’un véritable sens d’humour ; ses quelques écrits que j’aie feuilletés n’en témoignent d’aucun, et ceux biographiques que des railleries d’un scatophile. Seulement la nation la mieux pourvue d’humour pourrait blairer le marxisme classique.

Pendant les mi-1800s, la famille de Marx subsista en pauvreté londonienne tandis qu’il épuisait son petit revenu en abonnements aux journaux provenant d’outre mer. Pauvre mec, pauvre famille.

Il prétendait que l’infériorité des prolétariens résidait dans leurs difficultés financières en particulier plutôt que leur manque de données valides en général. Il en conclut autant quoique les finances hautes et basses ne soient que des sous-ensembles de la totalité des données et de leur écoulement.

Le compte rendu fantasque des médias de l’ère victorienne, narrant les merveilles de pointe de la télégraphie et des chemins de fer, l’a convaincu que de telles communications humaines avaient atteint une nouvelle cime de perfection. Si les communications mondiales étaient en effet parvenues à cette cime, Marx aurait pu trouver ses nouvelles de haute qualité et d’envergure correspondante pour quelques cuivres par mois.

Nous manquons toujours de telle lucidité publique. Les données prétendues « gratuites » sont celles les plus tordues. Beaucoup de fonds et de temps sont requis pour acquérir des actualités débarrassées de biais mesquins et d’agendas (d’ordres du jour) dissimulés au profit d’intérêts spéciaux. En effet, le renseignement doit inclure le biais et l’agenda. Saurait-on pourtant moduler cet écoulement avec minutie telle à lui rendre biais et agenda paisibles : interprétation favorable et ordre du jour d’intérêt général ?

 Dans un milieu optimal de communications, Marx aurait pu troquer sa brillance analytique pour un salaire plus que confortable. Cela ne fut pas alors le cas ni ne l’est-il à présent : ce auquel je puis attester. Vissant clos les écrous du chômage dans tous les médias, les puissances financiers ont aigri la vie pour tous les journalistes sauf leurs propagandistes les plus vendus.

Marx espérait que ses prolétariens du sou refuseraient de lutter contre leurs frères ouvriers de provenance étrangère. Après tout, ils avaient plus en commun qu'avec leurs propres élites actionnaires. A quel point errait-il ! A travers l'Europe, des chefs de parti travailliste ont cédé aux chauvins nationalistes/corporatifs et exigé que leurs partisans se massacrent pendant deux guerres mondiales et encore plus cachetées depuis.

Des chefs syndicaux se sont réunis au premiers rangs de la dévastation écologique, du crime organisé et du militarisme de statu quo ; ils ont soutenus ces activités méprisables au nom de la sauvegarde des boulots. Ils ont eu grand embarras à s'accorder avec leurs « alliés » progressistes (quoique tous deux aient fait preuve d’incompétence conforme dans leur réalisation de la paix) non moins à confronter leurs « adversaires » communs de société d’entreprise d'armes. Il leur est devenu plus facile d'opposer des idéaux progressistes et de se soumettre à la tyrannie corporative, encore plus facile de s'engraisser des droits de remise syndicale en rabais et du surcroît de pots de vin corporatifs — et d’entreprendre le moins possible autrement.

Des petits travailleurs ont voté contre eux et leurs absurdités en nombres croissants – à pied et depuis tirelire – sinon ont constaté leurs boulots s’envoler au nom de « l'efficacité économique globale. »

Ceux au pouvoir aux USA ont neutralisé le mouvement ouvrier en permettant au crime organisé de l’infester sans contrainte, tout en supprimant cette mafia sans merci partout ailleurs. Après un siècle et demi, la suppression médiatique et policière est parvenue à cautériser la Gauche des politiques américaines. Cette infamie a laissé le terrain libre pour des centristes débiles (calomniés comme « la Gauche ») et des réactionnaires exaltés de tanguer la nation de plus en plus loin vers le fascisme corporatif, tel qu’un enfant tenterait de survoler la traverse de sa balançoire.

 

Rosa Luxembourg, Karl Liebknecht et leurs disciples spartakistes furent des mutins notoires à l’encontre de cette folie militariste. Ces martyres de paix furent brutalement assassinés. A la suite de cet exemple salutaire, précédée par celui de Jean Jaurès et suivi par ceux de M.L. King et d’une foule d’autres, plus rien d’organisations ni personne d’activistes syndicalistes ne restent pour lutter pour la paix mondiale. Leurs remplaçants se querellent au lieu sur des considérations secondaires et tertiaires : celles « admissibles » aux gérants d’armes.

 Marx n’a jamais expliqué comment les prolétariens se conviendraient avec lui et ses conclusions extraordinaires. Comment y parvenir sans se communiquer franchement afin saisir toutes les données qu’il acquit si péniblement ? De la trahison dans la plupart des cas : la police du jour s'est assurée que rien de tel n’aurait lieu, et les dirigeants des partis communistes, que leur discipline interne l’interdise.

Le crochet de la subjugation prolétaire a été la privation d'informations et elle le demeure. Le manque d'argent n’a figuré que comme symptôme et conséquence. Personne n'a diffusé ce message avant Apprenti et personne n’en a prêté suffisamment attention depuis.

Nous avons été privés de la donnée suivante : notre impuissance réside dans notre manque de données vitales. Qui plus est, nous n’avons jamais reconnu qu’il fallait exiger que de telles soient optimisées pour nos besoins particuliers. Nous nous sommes satisfaits de celles (de malpige, comme le malbouffe) que l’on nous permit d’assembler malgré mille obstacles institutionnels nous confrontant au cours de notre lutte pour l'acquérir. Il ne nous a semblé ni possible ni pratique de rassembler celles supérieures. La transformation communautaire pour y parvenir nous a semblés inconcevable.

Cette méprise fut celle principale de Marx. Etant donné son erreur, ses conclusions subséquentes n’ont pas mieux valu que celles d’autres idéologues auparavant et depuis. On ne peut non plus écarter la dialectique d’armes et de paix de l’analyse valide des politiques d'info qu’omettre la pesanteur inertielle d’une appréciation précise de la mécanique orbitale.

Autrement doit-on se satisfaire de deux mille ans de fausse route dans notre analyse politique diffusée inlassablement depuis, bien que ces modèles soient aussi valides que des épicycles terra concentriques et des petites lampes figées par-dessus nos têtes dans des sphères de cristal envoûtant la terre.

Il nous faut une nouvelle analyse politique comparable sur terre semblable à celle copernicienne en dans les cieux. Elle remplacera la terre centrale de la mentalité d’armes avec l’astre majestueux de la mentalité paisible. Emery Reves m’a devancé en publiant cette analogie dans son livre en anglais, Anatomy of Peace, (Anatomie de la Paix.)

 

Un autre mythe d'armes attribue des « libertés » fondamentales aux systèmes économiques emmaillotés d’exigences d'armes. Nous en reparlerons dans un autre chapitre d’Apprenti, des implications économiques de la dialectique des armes et de la paix.

Un système économique d’armes peut être équipé de chasseurs glaneurs, il peut être bouvier ou agricole (en première vague selon les Tofflers de la série de grande renommée, Choc Futur) industriel (en seconde vague) ou informationnel (dans la troisième.) Il peut être décentralisé ou collectif, incontestablement ou obscurément militariste, particulariste (ne favorisant que quelques individus) ou totalitaire (ne favorisant personne pour bien longtemps.) La gérance d’armes peut s’établir selon le précédent, l’autorité ou l’intérêt particulier. Chacune de ces options stimule la coercition, l’injustice et la guerre ainsi que le gaspillage de ressources et de talents, rendant donc démenti formel à la propagande dont ses gérants se vantent.

 Des pandémies de chômage, de sans-abri, d'apatridie, de réfugiés, de famine, d’épidémie et de génocide entrepris par guerre nationale-ethnique (s’alternant barbare primitive et techno raffinée) voici des moyens usuels de disposition de masses humaines. Nous désignons de tels désastres précipités par le gouvernement « des complexes de catastrophe. » Comme si de tels pourraient survenir autrement que de façon complexe ? Alors que nos cœurs sont endurcis au point d’accepter une telle infamie, nos chefs ratifient notre pénurie émotionnelle pour pouvoir approprier des avoirs supplétifs. Le résultat définitif ? Une philosophie dite « de chaloupe de sauvetage » qui consigne les faibles aux requins.

Mais qu’allait-on faire dans cette galère ? Soit que nous nous trouvions nés dans une barque surchargée, ne perdons plus de temps à noyer à main armée les plus pauvres. Assignons plutôt chaque main aux rames et aux écopes, chaque béquille et chiffon au vent, et pointons la proue au réseau de secours le plus proche. Puis, priant n’importe quel Dieu que l’on veuille, ramons à feu d’enfer !

 

 Quel est le pilotis de l'exploitation humaine ? Marx énuméra diverses époques d'exploitation : celles de l’esclave-maître, du vilain-noble, du prolétarien-bourgeois.

Entre parenthèses, à ceux qui se plaignent du récent esclavage de leurs aïeux : chaque être humain en vie retient une histoire d’ancêtres génétiques et d’incarnations antérieures autrefois asservies  ; chaque être blanc, chaque noir, tous le monde. De laborieuses réclames de supériorité à base de noble lignée défendue au point de l’épée ont été des faibles efforts de garder ses pieds secs par-dessus cette ondée de servitude si seulement pendant quelques générations. Personne n’a toujours été libre ni même le plus souvent.

Si Marx avait pu imaginer la dictature globale des sociétés d’entreprise modernes, il aurait pu nous décrire comme des monades asociales à l’encontre de bureaucrates gouvernementaux/corporatifs et leurs rentiers. L’avenir pourrait opposer des majorités humaines : impuissantes, sans emplois et plus ou moins terrorisés, contre un système souverain d’intelligence artificielle négligemment programmée par des groupuscules d’élites d’info pour qu’elles puissent les administrer censément avec les meilleures intentions mais à vrai dire au moindre prix et au profit maximal, comme d’habitude.

Apprenti énumère ces rivalités sous les appellations prolétariat d’info(rmation) et élite d'info(rmation.) Cette paire fait partie d’une dichotomie et d’une dialectique que chaque Apprenti doit saisir avec clarté totale.

 

Marx remplit plein de pages pour narrer le jeu de coquille économique joué par des bourgeois futés quand ils gonflent la valeur de l’ouvrage travailliste au-delà de ses coûts de production. Ils s’enrichissent de la différence aux dépens du prolétariat.

Sans blague.

Si ces camarades de classe supérieure s'engraissaient simplement en opulence fainéante, tous les autres pourraient bénéficier de l'écoulement goutte à goutte de la richesse vers le bas. Après tout, ces bourgeois affectueux du confort payeraient de fortes sommes pour des marchandises et des services supérieurs, employant la main-d’œuvre dans sa disponibilité intégrale. Ils ne dédaigneraient pas le débours de quelques sous supplémentaires pour stabiliser leur précieux ordre de lois. Des Etats de secours sociaux sont moins onéreux à mal administrer que ceux policiers : ruineux, eux, puis plus balourds. Ceux-là sont de loin plus profitables, sauf comparés à un Etat paisible. Une nation profitant de paix intégrale serait infiniment plus prospère quoique également vulnérable à l'agression militaire.

 Au lieu, cette richesse est en grande partie rejetée – exprès et sans profit – et jamais permise de circuler. Marx n’a jamais noté ce gaspillage. En dépit de son analyse en profondeur, il n'a offert aucune sauvegarde contre la prochaine cohue d’opportunistes superfétatoires : mafieux, arbitragistes, apparatchiki, directeurs de corporation déréglementée, travaillistes corporatifs/gouvernementaux, politiciens dits de politique correcte (donc admissibles aux besoins des riches : voir la dernière dizaine de présidents américains) et tels parasites. Marx a refusé de distinguer les bons administrateurs des mauvais.

Selon le sociologue allemand Robert Michels, il existe une loi de fer traitant de l’oligarchie. Aussitôt que des êtres humains forment une organisation neuve, son pouvoir gravitera vers ses officiers permanents. Soit le but originel de cette organisation, ceux primaires deviendront l'élargissement de cette organisation et les bénéfice de son oligarchie ; ceci en dépit de la corruption du but originel qu’entraînent ces tendances.

Personne, avant Apprenti, n’a pris la peine de déterminer comment tirer parti d’eux pour promouvoir le bien-être commun au lieu de se soumettre à leur corruption. Comme un vieux maître judoka confrontant un antagoniste plus jeune et mieux musclé que lui, l’on pourrait se servir des tendances de son adversaire pour promouvoir le bien-être commun.

 

 

Pareillement, Marx a écrit amplement au sujet de « l'aliénation du travail. » Il n’a proposé aucune raison pour laquelle les membres du prolétariat doivent se détester ainsi que leurs travaux minables. Il a simplement décrit cette auto-détestation comme un autre abus généralisé, vicieux et inexpliqué de la part de la bourgeoisie.

 Apprenti expose la raison apparente pour laquelle le prolétariat intellectuel doit mépriser sa place dans l’arrangement d’affaires. Cette aliénation induit de l’impuissance politique à merveille. Un prolétariat d'info, aliéné au point de cette impuissance, consent aux technologies maximales d'armes et au minimum de dissidences.

Ceux disposant d’assez de sécurité émotionnelle pour se rendre en francs amants de leur monde et de leurs voisins, trouveraient mille raisons pour remettre en cause la mentalité d'armes. Ils saboteraient sa technologie et bloqueraient sa gérance à chaque étape : ainsi que nous, proprement aliénés, n’osons plus faire. Si une nation doit se défendre militairement, elle doit interdire ce sabotage, le rendre impossible. L'aliénation des masses est un moyen sûr d’empêcher au pacifisme mutin de déraciner le fascisme protecteur.

Parlons un peu plus de cet état d’aliénation.

 

« Le nouvel ordre économique (du 19e siècle) était indifférent à toutes sortes de communautés et d’associations, détruisant les affiliations coutumières du village, de la maîtrise artisanale et des associations paysannes. » Roland N. Stromberg, Redemption by War: The Intellectuals and 1914 (La rédemption par la guerre: Les intellectuels et 1914), The Regents Press of Kansas, Lawrence, Kansas, 1982, p. 90.

 

Cette aliénation sera cultivée pendant des décennies de médiocrité culturelle, de matérialisme philistin et de hiérarchies de picotement. Quand la guerre resurgit, cette première se caille en son antithèse : en un séduisant et passionné rassemblement tribal avec pour but le sacrifice maximal des Autres ahurissants au prix bas du sacrifice des siens.

Riche ou pauvre, plèbe ou élite, réactionnaire ou progressiste, illettré ou intellectuel : chaque citoyen ressentent l’attrait de ce ralliement sacré qui rend triviales les différences du passé et réimpose une identification communautaire bannie en temps de paix. Quand deux nations s’abordent en guerre, leurs peuples des deux cotés raccorderont leurs différends et contradictions internes avant d’en venir aux mains avec l’autre.

Les raisons et justifications pour aller en guerre peuvent être triviales, absurdes ou des mensonges fabriqués de toutes pièces ; ses retombés, sembler désastreuses selon quiconque les noterait ; et des voix prévenantes, s’élever à son encontre. Des gens raisonnables, qui verraient au travers dans d’autres circonstances, se rangeront au pas de toute façon. Les mêmes institutions culturelles, éducatives et d’actualités qui promouvaient l’aliénation obtuse et rancunière en temps de paix, se précipiteront sur l’opportunité de rallumer ce tribalisme atavique. Chacun acceptera un sentiment exalté d’appartenance qu’il n’aurait jamais pu ressentir (n’en ayant jamais été encouragé) lors de conjonctures normales.

Ce séisme émotionnel ébranla l’Europe au commencement de la première sic guerre mondiale, ainsi que l’Amérique après l’onze neuf. Son attribut le plus remarquable ? Des gens parfaitement raisonnables – l’entièreté de l’élite intellectuelle en charge de la conscience collective – se sont précipité du cosmopolitisme routinier et de son pacifisme tiède, (« Ne devrait-on pas partir en guerre moins souvent et seulement pour les meilleures raisons ? ») tout droit dans le chauvinisme de guerre et son hystérie.

Une fois que la guerre aura revendiqué son taux de sang de victimes, ces mêmes intellectuels réintégreront leur médiocre centrisme par contumace paumé. Ils ne seront plus capables, au prix de leur vie, de décrire ce qui leur prit dans la tête de se rendre en marchands marchant tambours battant et trompettes beuglant en guerre. Leur rappel de cette mutation les rendra muets. Ils oublieront posément leur fugue exaltée — comme si rien de tel ne s’était passé.

 

La seule suite fonctionnelle de chaque révolution communiste a été la pénible transition d’une féodalité de subsistance agronome en un Etat militaro-industriel capables de tenir le coup de toute agression. Sans quoi, celles post-féodales n’ont pu se défendre contre des Etats ayant consolidé leur technologie d'armes le long de sanglants loisirs.

 L'expansion colonialiste du monde occidentale a reposé sur le déséquilibre militaire entre des Etats industriels, d'une part, et de l'autre des sociétés féodales et des peuples prèféodales. Leurs dynastes féodaux et militaires choyés se sont consacrés à l’écrasement de révoltes locales et de soulèvements indigènes périphériques, à tel point qu'elles n'ont jamais développé des défenses compétentes à l’encontre de forces occidentales beaucoup mieux armées. Le féodalisme de subsistance n'a jamais produit l’énorme surplus économique, la main d’œuvre dédaignée et sous-utilisée, et les industries fumigènes que ces armées exigeaient. Pourtant, au coût d’énormes sacrifices et pratiquement d’une nuit, des Etats communistes les ont produits tout fait convenablement. Ils ont alors procédé à l’échec de leurs agresseurs occidentaux, peu importe leur pays d’origine.

Le communisme est un vaccin toxique que des sociétés féodales doivent se shooter afin de s’immuniser de l’assaut hyper organisé du national-capitalisme d'armes.

 

« Pratiquement tous les aspects du développement du capitalisme ont eu une grande portée militaire : des avances subites de la technologie, du transport et des communications, à l’évolution de nouvelles forces de classes économiques et à leurs répliques politiques et idéologiques. Pour adopter la terminologie traditionnelle sociologique : des transformations sociales ont eu des fonctions socio-économiques "manifestes" aux contemporains et aux théoriciens sociaux, et des fonctions militaires beaucoup plus "latentes." »

« On peut considérer le militarisme de masse, tel que le fit par exemple Karl Liebknecht en 1907, comme la forme de guerre appropriée au capitalisme. Mais il y a aussi ce sens selon lequel le capitalisme industriel et la démocratie parlementaire étaient les formes sociales et politiques requises par une nouvelle forme de militarisme étatique. A la fin du 19e siècle et au début du 20e, il fut évident que le nationalisme politique et les besoins directs militaires avaient pareillement des implications sociales. L’impérialisme a engendré des réformes sociales. L'incapacité de la main d’œuvre offerte aux militaires (en Angleterre par exemple pendant la guerre en Afrique du Sud) a provoqué des inquiétudes sur la santé et l'alimentation de la classe ouvrière. La guerre a toujours retenu des implications pour le bien-être ; or, au début du 20e siècle, elle s’est rendu le moteur sensible de la transformation. La première [sic] guerre mondiale a subitement accéléré cette transformation, rehaussant en particulier l'espérance des travailleurs eux-mêmes : celle-ci déçue par le dénouement de cette guerre. » Martin Shaw, Dialectics of War: An Essay on the Social Theory of Total War and Peace, (Dialectiques de la guerre : Un essai sur la théorie sociale de la guerre totale et de la paix) Pluto Publishing Ltd., London, 1988, pp. 74-75.

 

En ce qui concerne l'impact de la guerre sur le développement de l'Etat, consulte STP War and the Rise of the State: The Military Foundations of Modern Politics (La guerre et la montée de l’Etat : Les fondations militaires de la politique moderne), de Bruce D. Porter, Free Press, Macmillan, Inc., New York, 1994. Cloutant son analyse avec des centaines d'exemples historiques, M. Porter énumère les effets politiques de la guerre comme de suite :

 

Effets formatifs et organisateurs

 

Coalescence territoriale

Effet d'unification

Effet de centralisation

Effet de bureaucratisation

Croissance du gouvernement

Effet fiscal

Effet de rochet (des effets antérieurs ne disparaissent pas après chaque guerre)

Opportunité de gérance

 

Effets de désintégration

 

Destruction totale de l'Etat

Catalyseur de la révolution

Capacité diminuée

Effondrement fiscal

 

Effets réformateurs

 

Effet intégrateur

Effet sur la vie sociale

Effet niveleur social

Aiguillon de la réforme sociale

 

J’hésite d’entamer d’autres citations de M. Porter sans quoi je pourrais en bourrer le volume II d’Apprenti.

Avant de combler trois cents pages pour confirmer l’opposé exact, il jette cette concession à l'orthodoxie scolaire.

 

« Ce que ce livre n’établira pas, c’est le postulat d’une dialectique militaire de l'histoire. La guerre est l’agent de profondes transformations historiques mais non la force motrice fondamentale de l'histoire. Quoi qui occasionne la guerre -- facteurs économiques, conflits de classe, nature humaine, modes de production, évolution technologique, volonté divine – c’est par définition [et cela très commodément !] un agent causal plus fondamental que la guerre elle-même. Peu importe l’omniprésence de la guerre où l’ampleur de ses effets, elle est d’elle-même un phénomène dérivé et secondaire, jamais [sic] la principale force mobile. Du même coup, la guerre ne doit jamais être perçue comme une force exogène qui agit sur des Etats et des sociétés d'en dehors ; elle jaillit plutôt de leur milieu. Quand on dit que la guerre suscite une certaine donnée politique, on doit retenir en tête que ce n'est là qu’une sténographie commode. Ce qui se passe en réalité, c’est que les chefs d'Etat, les gouvernements, les officiers militaires, les armées et les populations, en faisant la guerre et en faisant face à ses innombrables défis, engendrent de tels effets. » p. 4.

[Nota : Ainsi de même, je suppose, que des pommes, des planètes et des étoiles, en faisant face à la pesanteur inertielle, engendrent leur mouvement sans en être influencées directement comme si par une force indépendante ; voire que des animaux, en faisant face à l'évolution, engendrent leur développement corporel pareillement. Quel merde académique sans dilution !]

 

Ces quelques lignes de M. Porter sonnent un peu comme la rétraction soumise par Galilée à l'église catholique, écrite pour la même raison de survie bureaucratique. Un certain exégète amical a dû lui avoir averti, lors de l’évaluation du manuscrit de son partenaire : « Tu dois insérer un démenti de la “dialectique militaire,” soit à quel point sommaire et télégraphique. Autrement risques-tu d'être consigné à la liste noire universitaire. »

 

 

Rappelle-toi la maxime d’armes, qu’elle soit formulée par des lèvres capitalistes ou communistes : « Arme-toi jusqu’aux dents d'avance, sinon soumets-toi à l'esclavage. » Aucune importance que l'esclavage à la mentalité d'armes et celle de la défaite militaire soient identiques. Dans l'analyse finale, on ne peut séparer la souveraineté nationaliste de l’esclavage particulier – l’un mène à l'autre – mais on pourrait favoriser l’émancipation acquise au monde paisible par-dessus l’asservissement de la terre en armes.

Les inconnus du monde paisible te paraissent-ils plus angoissants que les usages hypnotiques et sanguinaires de la terre en armes ? Et alors ? Remets-toi de ton hystérie hypnotisée !

 Les militants communistes n'ont jamais eu l'intention de créer un paradis socialiste. Ceci ne fut qu’une autre carotte de mythe d'armes ballée au-devant des féodaux prolétariats d'info comme au-devant d’un âne. Le vrai but de l’avant-garde révolutionnaire a été d'optimiser d’un trait les technologies militaires de leur pays en dépit de l’esprit arriéré de sa population féodale et en particulier de ses élites.

Malgré la mise en garde de Marx, chaque société prétendue marxiste s’est pareillement pourrie de dogmes d'armes. Les idéalistes paisibles ont été passés au Goulag sinon exécutés ; autant, du point de vue pratique, qu’ils ont été marginalisés et isolés du pouvoir capitaliste. Comme les autres sociétés d’armes, celles marxistes ont soutenu des formes inutiles et interdites de parasitisme d’armes : dictature d’élite, privilèges de classe, génocide interne et externe, travaux forcés, police secrète, mauvaise gestion préméditée et aliénation ouvrière ; à vrai dire, l’aliénation universelle court-circuitant les communications, surtout celles entre l’élite d’info et son prolétariat. Ces contradictions ont pourri chaque société communiste.

Ainsi, toutes les expérimentations communistes ont dégénéré en communisme de caserne, malgré tous les charabias idéologiques écrits en son opposition. Toutes les contradictions qu’a déplorées Marx existeront dans chaque Etat d'armes, qu’il adhère au national-marxisme, au national-capitalisme ou à toute autre fantaisie militariste.

La même chose s’est passée au cours de la révolution française. Marx le constata et le consigna à l’oubli.

Les élites aux USA, soûles du pouvoir, n’ont cessé de trinquer leur conquête du communisme. La Chine et la Russie ont pourtant amassé assez d’armes nucléaires pour se protéger contre tout adversaire hormis celui suicidaire, malgré leurs masses mal nourries et en guenilles. Le communisme a donc atteint son but principal ; il est en train d'être refoulé à grande peine comme une vieille peau de serpent.

Bien que le capitalisme soit également nécrotique, nous refusons de laisser tomber ce membre putréfié et greffer au tronçon quelque chose de plus salubre. Nous nous obstinons au lieu à absorber ses toxines gangreneuses en attendant de transfuser cette purulence dans les anciennes communautés communistes, à leur détriment évident.

Selon un raisonnement sensé, les sociétés d'armes sont des marchandises corrompues destinées au tas d’ordures de l'histoire. La lutte des classes n'a pas été retenu d’un brin par la maîtrise fantaisiste de Das Kapital par le capitalisme ; celle-ci a simplement rendu ce conflit un peu plus nébuleux et moins surmontable.

 

Quelle est la base du pouvoir gouvernemental ? Elle ne réside pas dans le capital, comme l’ont confirmé les socialistes scandinaves et la grande dépression. Les capitaux rentrent et refluent au caprice de ceux très riches.

Par « très riches » j’entends ceux dont la richesse est si vieille et énorme qu’elle les rende transparents aux revues journalistiques et légales, si riches que leur commerce d’initiés dans les bourses du monde soit non seulement légal mais prévu, si riches que les chefs d’entreprise les mieux payés et les dignitaires publics les plus puissants sont leurs garçons de course.

Je doute qu’assez de monde comprenne l’accumulation tentaculaire d’intérêt composé au fur de centenaires ni des capitaux ni des pouvoirs inouïs qu’elle aurait mis entre les mains de certains. Cette sorte d’entreprise, le fruit de multiples générations de rentes circulaires sans toucher entre-temps ni au principe ni à l’intérêt, elle est illégale à ce jour mais ne l’était pas dans le passé. Ils ont claqué fort la porte derrière eux. Son taux d’intérêt a pu être très bas et donc assuré ; ces ultimes bénéficiaires, en être indignes. Aucune importance, ils en auraient été rendus énormément riches et puissants de toute façon. Apprenti leur est adressé en particulier — soit que nous jouissions de cette transformation, ils en jouiront encore plus.

 Voici le rapport que ceux très riches entretiennent avec les élites d'info qu’ils dominent et avec le prolétariat d'info déployé sous leur tour télescopique :

 

·      Les prolétariens d'info sont comme des animaux au zoo : sous commande totale et sans grande idée de ce qui se passe ailleurs, hormis les routines rassurantes qu'ils évaluent comme les plus importantes. Ils sont enseignés depuis l’enfance à ne s’intéresser d’autre chose.

·      Les directeurs d'armes sont comme des employés au zoo. Ils retiennent contrôle quasi-absolu sur les animaux sous leur surveillance et une certaine notion de ce qui se passe ailleurs, mais très peu de contrôle sur leurs propres prises de décision et sécurité d'emploi.

·      Les richissimes ressemblent au conseil administratif gérant les deux ordres inférieurs de ce zoo, tout en leur demeurant distants, invisibles et essentiellement hostiles.

 

Quel est vraiment l’élément en charge du zoo ? Tu pourrais le reconnaître comme celui ténébreux dans l'esprit humain : une valeur spirituelle qui favorise surtout la satisfaction de sa curiosité et de sa primauté sur le monde naturel. Ces trois couches d'acteurs, leurs arrangements de classe et leur avenir dépendent des exigences de cette valeur spirituelle.

Chaque retour subit de la marée des finances, qu’elle soit inflationniste ou déflationniste, enrichit ces ultimes conspirateurs d'avarice aux dépens des restants. Chaque sursaut de panique militaire promeut des directeurs d'armes au péril des restants. Chaque manipulation, privation et dégradation dans la qualité des données semblent simplifier la tâche de contraindre la classe inférieure. La mentalité d'armes, voici la valeur spirituelle qui dirige cette procédure.

Le pouvoir gouvernemental n'est pas non plus une question de force militaire. L’Etat militaire trop musclé (la France napoléonienne, le Paraguay sous Lopez et l’Allemagne d’Hitler) a menacé ses voisins au point d’être submergé sous les nombres  sinon a surchargé son économie à la ruine, comme en sont parvenus les Soviets il y a quelques années et comme en parviennent les Etats-unis de nos jours.

Quand j’invoque « la technologie d’armes » je te prie de laisser tomber la caricature du heurt de bottes cloutées, de fanfaronnades grinçantes et de démagogues drogués du pouvoir. Ne confonds surtout pas la mentalité d'armes avec son sous-ensemble de fascisme militariste. L'humanité a trop souvent éprouvé cette pénible parodie. Ses conséquences fortuites et désastreuses ont été très prévisibles selon des sages que tout le monde s’est pris de grands peines pour ignorer.

Oses-tu maintenir que personne n’ait averti le peuple allemand du danger mortel que représentaient les Nazis ? Que n’importe qui d’une importance quelconque en ait prêté attention suffisante, tout en bourrant son porte-monnaie des dents en or des Juifs ? Et additionnant aujourd’hui tout plein de zéros à son compte en banque en alimentant l’hyperthermie du monde ?

Si une armée de matamores de caserne et de gangsters choyés remplace une police compétente et des administrateurs efficaces, elle perd sa valeur défensive contre de telles étrangères soit à quel point pareillement pourries.

Même le plus létal des Etats modernes d'armes se voit contraint d’amasser une bonne mesure de technologie paisible. Comme paradoxalement démontré dans les républiques occidentales, le plus dangereux un Etat d'armes, la plus étendue sa distribution perçue de bénéfices paisibles. La musique de Mozart et de Peter Gabriel, la bonté, le jardinage, des formes factices de progrès politique : une prestidigitation de civilité doit être astucieusement compartimentée et subordonnée aux sanglants buts primaires d’une société d'armes.

L'indicatif incontestable de la puissance politique se situe dans les communications, ainsi que la clef du pouvoir particulier réside dans l’acquisition de données. Quand des conspirateurs envisagent les premières étapes de leur insurrection, les centres d'émission de la radio, de la TV (et de l’Internet ?) figureront parmi leurs premières cibles. Merci pour cette illustration, Paul Lackman.

Selon Thom Hartmann, la Presse est la seule industrie indiquée dans la Constitution américaine et sous sa protection. Les corporations commerciales n’y figurent nul part, ni nul part la notion inique que « Les corporations sont des gens. » Des gens sont mortelles ; les corporations ne le sont pas. Point, à la ligne. Ces propositions anticonstitutionnelles proviennent d’une Cour suprême en forfaiture de son mandat.

Les Etats d'armes confirment leur souveraineté en limitant et en simplifiant des transactions sociales autant celles internes qu’externes. La civilisation se rend aussi puissante, libre et riche qu'elle permet à ses communications d’être complexes, ceci en obéissant à la formule de fauteuil que nous passerons en revue dans son propre chapitre.

Les Etats d’armes sabotent délibérément leurs communications civiles afin de « mieux pouvoir les contrôler. » Ce contrôle fantaisiste de l’écoulement des données nécessite la subversion des communications contemporaines et le ralentissement de leur croissance. Cette déchéance doit empirer la pauvreté sociale ; son renversement, promouvoir une nouvelle abondance tout en proportion à la vulnérabilité militaire qu’il empire.

Un peuple raffiné peut opérer en vertu de lois « libérales » (dans son ancien sens positif « généreuses » inversé depuis par la mentalité d’armes qui l’a rendu en son antonyme « mercenaires » en anglais comme en français.) Il pourrait même s’en prétendre affranchi. Son dialogue peut s’homogénéiser au moyen de liturgies sportives et d'opéras de lessive télévisés ; d’adhérence à des pseudo-idéologies d’extrémismes irréconciliables ; de légalismes paralysants ; de doctrines machinales, de liturgies adulées ou de dogmes idéologiques ; de beuglements d’un quelconque tyran dément (Trump ;) de narrations obsédantes de crimes triviaux mais dramatiques ; voire de tsunami de sottises dites commerçantes. N’importe quelle des ces combinaisons suffira pour détourner l’attention publique et son commentaire de la dialectique d’armes et de paix.

Voir les cinq cents mots clefs les plus recherchés sur l’Internet : (http://www.searchengineguide.com/wt/2011/0118_wt1.html — je n’ai pas pu trouver son équivalent en français, ni l’estomac pour découvrir la sottise de la liste plus récente.) La constance en majorité de leur frivolité pourrait te surprendre.

 Cette contamination intellectuelle est transmise plus aisément par des médias de monologue en masse. Ces médias, à eux seuls, (dont les communications vont dans un sens) réduisent la potentialité des communications par au moins dix fois. Exactement les mêmes voies de transmission seraient capables de transmettre une dizaine de fois plus de données utiles (peut-être des milliers de fois plus) si ajustées de sorte que la moitié de leurs diffusions découlent dans l’autre sens.

Il va de même pour des logiciels espions (tels que PRISM.) Leur drague à l’aspirateur des données du bas en haut doit être d’une qualité plus ou moins triviale du point de vue des Apprentis, car limité dans un seul sens. Soit qu’elle comprenne une trahison nationale et une létalité politique, tôt ou tard, sa qualité doit nécessairement se prouver triviale.

Ces communications équivalent à l'écoulement des informations, elles sont proportionnelles à la richesse sociale : combien de centaines et milliers de fois plus d’argent comptant seraient disponibles sans inflation, indépendamment des langues de bois idéologique affirmant le contraire. Cette multitude d'interactions personnelles et de dialogues complexes engendre l'abondance de la technologie paisible.

Divisée, doit-on noter, par la somme des communications nuisibles.

Tandis que ces dialogues se développent et s’étendent au-delà de l’ordre central, ils menacent de déstabiliser les hiérarchies d'armes en leur rendant vulnérables aux menaces d'extrémistes internes et externes.

En tentant d'enrayer cette déstabilisation, les propagandistes d'armes amplifient le volume, (en quantité et en sonorité) la pénétration et la répétition du monologue officiel. Ils simplifient la réalité publique au point de la rendre en une parodie grotesque du monde réel (consulter une heure d’actualités corporatives.) C’est a ce moyen que les prolétariens d'info sont intimidés en dissidence d'armes, en paralysie hystérique et en autisme social.

 

Les dissimilitudes apparentes entre des Etats d’armes national-communistes et le national-capitalistes  sont strictement situationnelles, c'est-à-dire basées sur leur perception de menaces géostratégiques.

Plaçons la population des USA entre l'Europe, la Turquie, l’Iran, l'Asie méridionale, la Chine et la Mongolie ; et celle de l’ancienne Union soviétique, entre le Mexique, le Canada, l’Atlantique et le Pacifique. Les Américains se seraient rendus plus rapidement en militaristes exécrables alors que les Soviets auraient pourvu leur tyrannie militaire d’une saveur davantage libérale si passagère. Leur laissant chez eux dans cette histoire, les Russes se seraient rendus plus libéraux pourvu qu’ils eussent pu bloquer leurs envahisseurs loin de leur frontière, et les Américains, plus vite totalitaires s’ils avaient dû mener leurs ultimes combats défensifs contre des agresseurs étrangers aux bords du Mississippi, tels que les Russes l’ont dû au bord de la Volga.

Il n’est    qu’une question que de la nature, de l’ampleur et de la proximité des hordes militaires avoisinantes que l’on se croit devoir tenir au loin.

Appliquons le degré de menace actuel que pose l’assaut transcontinental d’armes nucléaires, scalaires et chimicobiologiques. Qu'elles soient enfournées par engin balistique, émis et triangulés par des vergers d’antennes scalaires bien nourries d’énergie, (comme des hologrammes au laser) sinon traînées dans des valises en carton par des fanatiques en sueur : aucune différence. Observons ces mêmes sociétés, puis toutes celles sur terre, se condamner tôt ou tard au despotisme militaire cumulatif et à l’omnicide : « Mettre à mort tout ce qui vive ! » : l’ultime simplification d’un torrent de données…

 … A moins qu’un miracle de Troisième millénaire ne permette à une masse critique de sages à travers la planète d’entreprendre la transformation globale des Apprentis.

Grâce à la toile globale : le système de demi-dialogue qui te permet de passer mon texte en revue (pour le moment ; le sabotage de sa neutralité par une conspiration réglementaire/corporative pourrait assez facilement mettre fin au composant en ligne d’Apprenti, à la chinoise) et moi, de te le transmettre gratis, nous pourrions retenir l'espoir qu’une telle transformation ait lieu en dépit de nos craintes et préconceptions les pires.

Faciliterez-vous, toi et tes compagnons, cette transition au Troisième millénaire paisible ? Vous assoupirez-vous plutôt en spectateurs flegmatiques — encore pis, en adversaires dogmatisant en faveur de la mentalité d’armes ?

Allons lire plus loin, Apprentis activistes…

 

SOMMAIRE D'APPRENTI       INTRO & VOCAB

 

Quant au restant de vous, venus ici en interrogeant un engin de recherche pour le nom « Carl Marx » je suppose que vous ayez un essai scolaire ou une autre distraction à achever.

Il sera bientôt le moment de nous quitter. Pense à placer la page index de chapitres d’Apprenti dans tes Favorites. Tu es bienvenu d’y retourner, aussi à sa centaine de chapitres sur la toile une fois que tu te seras prêt pour une bonne lecture politique et que je l’aurai enfin rendue en français lisible.

Ces pages tracent le pourquoi, le comment faire et les résultats de la paix globale qui nous attend. Ce texte ne traite pas de sermons, mais d’échéances.

Est-ce que cela t’intéresse ?

Sinon, demande-toi « pourquoi pas ? »

 

ENSUITE       TABLE DES MATIÈRES       ANTECEDENT

 

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