- LES CATHARES -

ENGLISH VERSION

             

SOMMAIRE D’APPRENTI       INTRO ET VOCABULAIRE

 

« Au début, notre Créateur accorda les mêmes chants et tambours à toutes les races humaines afin qu’elles s’entretiennent avec Lui et préservent la foi. Mais les gens ont persisté à oublier. Dans la plénitude du temps, les traditions spirituelles des peuples – elles sont toutes les mêmes – seront à nouveau réunies dans un grand rassemblement de leurs chefs secrets, [mes italiques] et ils acquerront le pouvoir de refaire le monde. » Prophétie Mohican selon Tom Porter dans le livre The Great American Bathroom Book, Volume III, Stevens W. Anderson, Ed., Compact Classics, Inc., Salt Lake City, Utah, 1994, p. 439. 

 

Les détails de la religion cathare sont complexes et mal documentés. Selon le manichéisme antique dont ressortit le catharisme, un principe du mal domine le monde matériel, semblant équilibré au niveau spirituel par son congénère du bien. Comme de l’huile et de l'eau en suspension colloïdale, ces principes s’entrelacent en contestation cosmique. Chaque nouveau-né est une frêle barque animée par une étincelle de bonté et mise à la dérive dans un ouragan ténébreux du mal. Tout objet matériel semble être l’instrument de Satan.

 

Les prêtres cathares s’appelaient perfecti. Il y eut des perfecti mâles et femelles appartenant à des disciplines et ordres analogues mais distincts : un arrangement inimaginable ailleurs à ce moment dans l’histoire. Ils élirent des jeunes candidats de promesse dans leur apostolat après un apprentissage rigoureux sous un aîné. Ces bienheureux associés errèrent la campagne en paires et se reposèrent dans d’humbles logis légués avec gratitude au lit de mort. Ils en avaient besoin pour se procurer une chambre close dans laquelle prier tout seul le Notre Père selon l’instruction directe de Jésus dans Matthieu 6. Sinon de telles demeures leur auraient été accessoires ; n’importe quel coin de grange, hutte au bord du chemin ou seuil d’entré leur eut sufi. Ce furent des durs de Dieu.

Imitant la vie que Jésus prescrit dans les livres de Matthieu, Luc et ailleurs dans la bible, ces perfecti se sont abstenus du pouvoir, de jurer et de mentir, de la richesse, de la sexualité et de toute viande sauf celle du poisson. En parfaite obéissance à Ses propos, ils ne possédèrent à la fois que deux pièces de monnaie, un manteau et une paire de chaussures.

Ils dédaignaient la croix comme le poteau de torture qu'elle fut en réalité. Une fois convoqués, ils aidèrent le laïque avec ses corvées et problèmes, soignèrent et offrirent conseil, et comptèrent sur le Notre Père et les paroles exactes de Jésus pour se sustenter l'esprit. Nulle abrogation ni substitution par l’homme de Ses Paroles ne leur étaient permise ; contrairement à nos religions chrétiennes qui se les permettent de façon routinière.

Les laïcs s’appelaient Credentes (croyants.) Ils étaient libres de se marier et de s’occuper de leurs affaires terrestres sans ingérence de la part des perfecti. Sur leur lit de mort, ils reçurent le consolamentum des perfecti et acceptèrent, pour sceller leur conversion en de tels, la mort de faim appelée endura : d’habitude plus rapide, moins sale et pénible que celle considérée « naturelle » ces jours-là, comme celles d’autant plus cruelles (car prolongées inutilement) subies par les agonisants contemporains.

Les perfecti vécurent avec telle sainteté qu’ils furent vénérés partout ils allaient. Ne me demande pas si je suis en mesure d’imiter leur mode de vie ; j’échouerai entièrement. Je ne suis pas un saint, ne l’ai jamais été ni ne le serai jamais. J’ai simplement tenté de deviner le contenu de leur consolamentum. Je t’invite au même jeu d’augure.

Leur communauté s’enrichit des legs d’individus reconnaissants sur leur lit de mort, mais demeura immuable. Selon des documents de l’inquisition, nombreux ceux parmi les leurs qui se sont exposés comme des Perfecti lors de tortures finales, en refusant l’invitation de leurs bourreaux de jurer ou de se salir l’âme autrement. Cela leur aurait peut-être épargné d’être brûlés vifs par de tels chrétiens d'armes. Je le doute fort : trop de jouissance de la part de ces monstres humains.

 

L’hérésie des Cathares évolua de l’entrecroisement de trois phénomènes historiques parmi d’autres.

Le premier date de presque deux mille ans, quand le prophète Mani fut crucifié (!) par le clergé dominant Zoroastrien (des dévots du feu) en 276 de l'EC. Le Manichéisme s’est répandu de sa crèche historique persane jusqu’en Syrie (un autre berceau de l’intellect) puis en Europe centrale, notamment en Bulgarie où il s'est transformé dans l’hérésie des Bogomiles aux environs de l’an 900. L'empire byzantin chrétien orthodoxe, puis celui turc en expansion (l'ultime expression du militarisme islamique) l'ont réprimé aux environs de 1396. Alors que des congrégations pacifistes manichéennes se sont soumises à la conquête militaire et conversion forcée aux mains de fanatiques chrétiens orthodoxes et musulmans, une poigné de dévots a trouvé refuge en Italie et en Provence, d’où ils convertirent des Catholiques locaux désabusés par le matérialisme brut dont leur clergé s’était rendu notoire.

Le deuxième phénomène eut lieu avant les croisades européennes (qui s’embrasèrent de 1095 jusqu’au XIIIe siècle.) Outre de nombreuses transgressions particulières aventurées par ses prêtres, l'église catholique venait d’échouer dans sa quête bicentenaire : lancer en Europe de 989 la paix de Dieu et la trêve de Dieu. Ces mouvements sociaux comprirent l'interdiction du combat pendant les nombreux jours saints parsemant l'année chrétienne ; la protection contre ces combats des paysans, des femmes, des enfants, du clergé et ses propriétés ; et finalement l’arbitrage ecclésiastique des rivalités politiques pour mettre fin à leurs batailles rangées.

Ces efforts ont échoué, leurs champions religieux furent remplacés par des chefs d'église plutôt préoccupés de bénéfices. Les nobles militants furent autorisés leurs massacres sans pénalité religieuse, en échange de grands acquittements remis à l'église, ainsi que des individus furent permis d’acheter la rémission de leurs péchés.

Beaucoup de chrétiens ont cherché ailleurs pour une religion davantage intègre, notamment parmi les Cathares incorruptibles. Au fond, l’hérésie cathare fut une des premières et plus pures expressions du protestantisme. Elle fut exterminée des centenaires avant ses ultimes réussites beaucoup plus mondaines et mieux adaptées au militarisme pour profit immédiat et survie historique : voir Luther, Calvin, et al.

Troisièmement, le pape Urbain II lança la première croisade en 1095 afin de reprendre la Terre Promise des musulmans. En fait, il souhaitait écumer le banditisme de cavalerie blindée qui avait envenimé l’Europe depuis la chute de Rome et le projeter dans le cœur du menaçant empire islamique. Il accorda d’énormes avantages aux guerriers jurés à cet effort, notamment la rémission de péchés et de dettes antérieures.

Quand ces combattants se sont assemblés depuis toute l’Europe en Langue d'Oc, (alors un duché indépendant au midi de la France) ils y ont réservé leur passage au Moyen-Orient et acheté des vivres et du matériel pour leur aventure. Les croisés survivants de retour ont troqué leur butin en échange de pièces de monnaie plus portatives pour ramener chez eux. Ce commerce vigoureux transforma les villes du Langue d'Oc en celles les plus riches à l’époque en Europe. C’est ici que débuta la tradition des troubadours : la poésie lyrique de l'amour courtois et de la noble chevalerie. La religion et l'étude y ont prospéré par l’intermédiaire de polymathes chrétiens, musulmans, juifs et autres qui y ont apporté des textes rares pour les faire copier, traduire et étudier.

La noblesse provençale (une autre désignation pour cette région et sa langue) fut affaiblie par de massives levées militaires et pertes aux croisades, aussi par l'enrichissement d'une bourgeoisie marchande des siècles en avance de sa réapparition ailleurs en Europe. Beaucoup de nobles restants (hommes et femmes) se sont convertis en perfecti chez les Cathares.

Le pape se sentit tant soit peu contrarié quand il apprit que la plupart des églises catholiques s’étaient vidées dans la province la plus prospère en Europe, (cessant donc d’être des centres de profit) alors que les Cathares étaient vénérées partout ils allaient. Après l’échec de quelques tentatives de reconversion par débat paisible (notamment par St Bernard qui y renonça, concluant qu’il n’y avait rien de mal chez eux), il y projeta son harpon envenimé par la furie des croisés : une des seules instances d’une croisade lancée contre un peuple de confession catholique (comme celle contre les Hussites plus tard).

Puisque ce fut une lutte contre l’hérésie, le pape dût déployer une agence de renseignement qui guiderait l’armée croisée, débusquerait ces hérétiques, les exterminerait et les remplacerait. Les ordres franciscain et dominicain furent désignés les agences de cette Gestapo. Leur gérance de cette croisade serait la première épreuve de l’Inquisition. Un nombre inchiffrable d’esquisses d’une telle bigoterie avait déjà évolué des religions de masse depuis le début de la psychohistoire religio-militaire mondiale ; celle-là ne figura que comme sa version la plus courante et toxique.

Un autre chapitre d’Apprenti demande à être écrit : la suppression institutionnelle de la libre pensée par des psychopathes internationaux et interconfessionnels à travers le temps ancien et moderne.

Qui plus est, il n’y a aucun moyen « religieux » d’effectuer de la justice politique ; ce en dépit de la théologie de libération et d'autres efforts sans conviction de la part de réformateurs religieux, de retoucher certaines technologies paisibles sans faire face à la mentalité d'armes implicite dans toutes les religions de masse. Ni n’y a-t-il jamais eu, dans toute l'histoire écrite, ni gouvernement en état de grâce religieuse, ni religion miraculeuse, ni institution de moralisme valide en permanence. Aucune différence, l’absolutisme du pouvoir proclamée par une église quelconque, qu’elle ait été juive, musulmane, protestante, catholique, bouddhiste, hindou, athée ou autre antérieurement ou depuis. Le plus d’influence sur la politique et le gouvernement que retiennent des religieux de masse ou des idéologues dominants, le plus rapide leur débouché en réaction, ignorance, brutalité et chauvinisme.

Il semble que l’on peut servir Mammon ou Dieu durant cette vie, mais non les deux à la fois.

 

Disons que toi et moi, nous élisions d'être en désaccord quant à nos définitions de Dieu. Tu tiendrais ta position sur le point A de cette ligne de raisonnement (par exemple, que Dieu n'existe pas) ; et, dans le même exemple, je serai prêt à défendre le point B jusqu’à la mort (que Dieu, c’est la figurine en argile sur mon autel de maison ― je blague.)

Puisque Dieu est infini, (où aussi proche de tel que l’on puisse reconnaître, car gérant de l’entièreté d’un assez grand univers et au-delà ― tout dieu moindre aurait comme chef Celui que nous tentons de définir) la ligné des définitions de Dieu s’étend sans fin. Par rapport à cela, l'espace entre ton point A et le mien B se rétrécit à rien et nos deux points de vue tendent à fusionner, soit si distants et différents qu’ils nous paraissent.

Nous nous servons de synapses scintillantes de lard de cervelle pour parvenir à notre compréhension bornée de Dieu, de grognements gutturaux de viande humaine pour l’exprimer, et pour le commémorer, des taches stylisées de noirceur sur des fibres desséchées de plantes mâchées ou du pointillisme numérique sur nos écrans d’ordinateur.

Nulle merveille que nos propos soient également valides et dépourvues de sens. Nous pourrions autant bien grogner ensemble exactement le même son – sinon écrire l’opposée de ce que nous venons de lire – pour toutes les incontestabilités que nous serions capables d’exprimer au sujet de la perfection, de l'omnipotence et de l'infinité qui est Dieu.

La définition de Dieu de tout le monde doit donc être également véridique et bénie de Dieu — et pour autant fausse et maudite d'insuffisance. Des textes millénaires comme la bible, les védas et le qran  n’ont été que des confirmations à l’écrit et des aides mémoires de cette parfaite absurdité ; l’athéisme, son ultime simplification (« Déblayez le camp ! Il n’y a rien à voir ici ! ») Aucune controverse générée sur ce sujet tellement nébuleux ne devrait justifier davantage de brutalité.

Mais bien sûr, mon brave. La religion à  toujours servi comme charabia pour justifier la brutalité des psychopathes.

 

Nous supposons, possiblement à tort, que tous les prophètes nous ont enseigné des astuces différentes (des pratiques et des cultes en opposition l’un de l’autre) tout en retenant un but constant : le salut. Au contraire, ils nous ont tous enseignés la même chose avec des buts différents.

Il y eut les lignes de vie du Christ, de Mohammed et d’autres prophètes et visionnaires, et celles de gens de grande renommé qui ont captivé leurs admirateurs et leurs réincarnés. Leurs yeux ont luit d’en dehors et du dedans du charisme de millions d’admirateurs (Napoléon, Cléopâtre et d’autres personnages : ces gens ont pu servir comme cibles de réincarnation pour leurs fans.) Parmi eux, concentrons sur le pèlerinage de Jésus.

Mohamed a prêché la meilleure préparation dans la vie pour réincarner (sans bien le savoir : sa voix celle suprême de Dieu quand Le récitant comme dans un rêve, moins bonne quand soucieuse d’adjudiquer en détail les problèmes mondains de ses adeptes et opposants) ; Abraham et Moise, la loi de Dieu sur terre ; Bouddha, la souffrance, sa source et sa voie d’évasion ; Mani, le combat intime entre le bien et le mal dont l’énergie anime cet univers. Alors que Jésus enseignait comment s’échapper définitivement du plan matériel et donc se sauver l’âme. Gardant cela en tête, toutes leurs paraboles se rendent claires et mutuellement complémentaires au lieu de sembler abstraites et en désaccord.

Jésus nous a laissés beaucoup de paraboles énigmatiques dans la bible. L’une d’elles (celle des Talents : Matthieu 25-14) confie à Ses domestiques une bourse de monnaie à apporter au risque. Le Seigneur nous projette de diriger nos vies au profit d'âmes, non d’entreprendre la simple protection du risque. Comme des cascadeurs dans un universel film d'action, nous sommes ici pour prendre de grands risques. La sûreté médiocre doit nous être illusoire puisque tout nous tue en fin de compte. Dans notre mortalité résident notre gloire et notre salut.

Notre Père s'est rendu compte que la mission impossible du salut particulier s’était transformée en une punition cruelle pour la plupart d’entre nous. Nous étions trop faibles pour prendre le bon chemin et n’avions jamais trouvé assez d’appuis dans les propos de Ses prophètes. Nous avons raté à maintes reprises des opportunités dorées d’atteindre le salut particulier. Avec chaque réincarnation cette tâche nous est devenue encore plus difficile, non moins.

Il introduit donc Son Fils unique sur terre pour nous signaler la seule voie de secours restante ouverte : Lui-même, et la dernière prière acceptable : le Notre Père.

Ainsi que Dieu ordonna  l’offrande du sacrifice brûlé pour expier le péché particulier dans le livre Exode de l’ancien testament, puis le rejeta dans le livre d’Isaïe ; dans Matthieu 6 du nouveau, Jésus remplaça la dévotion publique au temple par le Notre Père récité en solitude chez soi.

Les disciples du Christ L'ont mal compris. Ils ont tout mal compris à part leur amour du Christ : une de Ses observations les plus insistantes.

 

Moi, je suis un chrétien du placard (closet Christian) et voici ce que je crois. Dans Matthieu 6 et Luc 11, Jésus nous a instruit de nous enfermer seuls et transmettre le Notre Père à Dieu, presque comme un résistant aurait transmit au quartier général à Londres un message crypté. Dieu a parachuté Son Fils Unique en Territoire Occupé jusqu'à Son ultime sacrifice et Résurrection, afin qu'Il puisse nous transmettre ce code à travers un temps inconcevable depuis Sa Croix.

Le Nouveau Testament ne valide pas la médiation d’églises et de prêtres; il n'autorise pas les humains de prier leurs besoins et exigences (seulement Jésus aux abymes de Son désespoir.) Tout ce qui reste, c'est toi et Dieu, cœur à cœur en intimité spirituelle cosmique, choisissant de partager la formule précise que le Christ prescrit : rien de plus ni de moins.

Le texte que Jésus nous prescrit de prier, il est simple et doux ; ça n’a rien à voir avec des catéchismes courants ni suppliques à dieu en église (ayant pour but de se bénéficier) si bien authentifiés qu’ils puissent paraître. La doctrine contemporaine renvoie les mots du Christ et substitue des complications accessoires et peut-être même trompeuses. Deux mille ans de meurtres et de sacrilèges commis en leur nom nous illustrent leur vacuité spirituelle.

Deux options restent pour des vrais chrétiens : ou l’enseignement de Jésus est parfait et notre interprétation en est erronée, sinon notre doctrine est parfaite et Son instruction, fautive. Sans quoi, la véritable chrétienté se serait rendue universelle désormais.

J’ai tapé à la porte de quelques pages de la toile qui prétendaient promouvoir la doctrine chrétienne. Les garde-portes qui ont pris la peine de répondre étaient fiers de leur renvoie des mots de Jésus et m’ont désigné fou (ou un démon d’enfer) pour leur avoir exigé des comptes. On m’a indiqué que l’acceptation universelle de Son enseignement n’était pas nécessaire. On est quitte que de nombreuses âmes perdues soient condamnées aux feux d’enfer.

« Imiter le Christ lors de cette vie ? De quelle tromperie nous prêchez-vous ? » Pourtant j’ai bien lu L’Imitation du Christ, comme l’ont fait tant de sacrifices humains avant de se faire abattre en masse pendant la PGM sic.

Ils se sont rendus tout hautins, autoritaires et dédaigneux quand j’ai osé suggérer que leur précieuse doctrine avait à répondre pour deux mille ans sanguinaires et nécessitait bonne repentance, interprétation renouvelée et transformation radicale soutenues par une prière plus obéissante au Christ. L’obéissance parfaite leur semblait accessoire, de même que leur acceptation sans compromis de Ses paroles. Ils se sont présumé autorisés à effectuer des jeux de mots avec Dieu : histoire de deux mille ans d’insoumission aux instructions directes de Son Fils.

Je rejette leurs mensonges en tenue de soirée et leurs deux millénaires de doctrine en faillite.

 

Jésus nous aime tous, même ses disciples paumés, gaspilleurs de millénaires de foi : c’est sa gloire suprême. Il ne fait pas le triage d’âmes acceptables mais nous laisse ce choix cosmique.

Je cherche à éviter le peu que Jésus nous interdit, surtout quand Son instruction est si facile à obéir. Et je n'obéirai jamais à ceux qui me préconisent de désobéir le Christ afin d’honorer leur version du « christianisme » selon de simples mortels. Qu’on  me désigne un chrétien du placard « closet christian » et qu’on aille redémarrer l’inquisition puisque ces cathares si ennuyeux sont de retour spontané !

 

Je pressens que le consolamentum inclut l’instruction en détail : comment passer directement au paradis. Deux perfecti la récitèrent à un credente sur son lit de mort, tel que des moines bouddhiques récitent des passages du Livre tibétain des morts à ceux sous leurs soins qui agonisent.

Je crois que ces perfecti enseignèrent que le Christ s’est offert comme station de réincarnation et trappe d'évasion au paradis. En ce faisant, Il nous tendait l’ultime carte de sortie de prison : la seule évasion fonctionnelle de la Roue du Désir et de la Mort.

Evidemment, n'importe qui pourrait se diplômer au ciel en se rendant entièrement comme le Christ pendant cette vie. Bonne chance avec ça ! Pourrait-on le hasarder après une longue série de réincarnations pénibles ? Nous voici, les produits de milliards d’années de réincarnations emplies de douleur et de deux mille ans de christianisme d’armes. Aurions-nous l’audace de nous présumer même un peu plus prêts de le réussir ?

Le Christ Lui-même dit que nous pourrions déplacer une montagne si pourvus d’un peu de foi. Pourtant personne, ni le pape, ni ses saints, ni aucun chrétien renouvelé par la bouche et autorisé par des hiérarques pour autant sinon plus corrompus que nous ― personne n’est capable d’ainsi déplacer même un petit grain de sable. Pas moi ni toi ni personne à part le Christ dans toute l’histoire de la chrétienté.

 

Ci dessous et strictement selon ma croyance actuelle, je te transmets ce message en toute franchise.

Nous pouvons tous nous réincarner dans la vie de Jésus.

J'ai pu récemment trouver moyen de filer au paradis, mine de rien, la prochaine fois que j’expirerai, simplement en me réincarnant dans la ligne de vie de Jésus Christ.

Quand je m’éteindrai cette fois-ci, je projette de hanter l’abîme noir qui détient chaque conception et disparition matérielle, et de permettre à mon âme de s’orienter vers l’intervalle entre celle immaculée de Marie et la résurrection du Christ. Elles doivent être des phares psychiques se différenciant brillamment de toutes les autres dans l'univers : deux phares de grande portée illuminant un terrain d’atterrissage lourd entouré de multitudes d’accouplements furtifs et de fatalités redondantes poussant dans l’obscurité, voire d’autres un peu moins sombres et plus accueillantes grâce à leur bon Karma. On pourrait choisir entre eux tous pour atterrir cette énième fois.

Je compte permettre cette fois-ci à mon âme de « renaître encore une fois » dans Sa vie et donc rendre ses yeux du moindre soupçon plus luisant. Ce supposant que j'ai le cran de m’offrir pour Son agonie sinon d’en être dispensé par Sa grâce.

La voie de ma vie m’a toujours semblé un peu moins ardue qu’elle aurait pu être (touche du bois ; j’ai connu ma part de deuils et de peines.) De toute façon, j’ai été permis assez de quiétude (merci, Linda !) pour te transmettre le texte d’Apprenti qui m’a été téléchargé. Je projette donc de me délivrer de la Roue de la vie et de me projeter au paradis ― ainsi qu’Il souhaite que nous l’effectuions et ainsi qu’Il nous l’a promis : tel qu’il plairait au Fils de Dieu quant à ses camarades de recréé mondaine.

Je me suis voué au Christ car il est le Sauveur qui m’a été désigné depuis ma naissance, sans autre choix. Puis, c’est Lui qui Se désigna comme la seule Voie au paradis. D’autres gens ont été exposés de façon préférentielle à d’autres prophètes : Mohammed, Bouddha, Moise, Mao, à toi choisir. Nous sommes et eux tous sont Un. Quelque soit le cas : choisis ton prophète favori et réincarne-toi dans sa vie. Quelle autre vie approcherait-il le plus au paradis que celle de ton prophète le plus révéré, revécue à maintes reprises jusqu’a ce que Dieu ne se lasse de Son jeu et nous ramène tous au paradis ?

Cela me surprend, tant peu cette inspiration dérange ce que je dois discuter dans Apprenti. Encore plus surprenants seront les grands exploits dont nous nous attendrons une fois que nous aurions réclamé grâce dans ce monde et grâce dans celui à venir.

Tout au plus, ces méditations ont transformé ma fortune et mes échecs sur ce plan matériel, en ces lueurs furieuses dont des vaguelettes s’illuminent en fin d’après-midi ensoleillée : transitoires et accablants au pire, beaux en dépit de leur pénibilité et allant bientôt se faner.

J'ai abandonné le conseil gratuit de « Vivre chaque jour comme s’il fut ton premier et ton ultime. » Quel comportement impraticable du point de vue hormonal ! À présent, j'attends la fin de chaque jour. Le rêve le plus anodin auquel j'assiste endormi m'est prouvé plus intéressant que le spectacle le plus transcendant et émouvant que j’ai vu à l'écran sinon lu. Je pressens que l’après mort proprement négociée puisse se prouver autant supérieure à la vie actuelle, voire encore meilleure.

La bonne musique, l’amour courtois et les bons amis, puis quelques autres astuces dans la vie, (des rires, des bons plats et l’aide spontanée offerte à quelqu’un) voici qui rendent supportable la peine de vivre ! Je ne conseil à personne de les abandonner prématurément, quel que soit le destin de nos âmes. Il est évident que l’on a quelque chose d’important à apprendre ici présent.

Je puis devoir revenir ici-bas et répéter ce message. Il se pourrait qu’une insuffisance de gens ne le saisisse ni ne soit permise de le répéter pendant cette tournée de ronde. Je préférerai que tout le monde l’appréhende proprement, l’écroue dans la mémoire raciale et m’épargne un autre de ces retours effarants. Moi ou un successeur davantage héroïque, nous aurons peut-être à revenir ici-bas (je redoute mon retour dans ce monde de primates meurtriers), le fantasmer et le répéter aussi souvent et longtemps qu’il faut, pour que les habitants de ce royaume ténébreux le retiennent au bénéfice de ceux à venir (ces mêmes individus réincarnés.)

 

Des mentors d'armes tels que l’apôtre Paul, Jean du livre de révélation, St Augustin et leurs défenseurs absurdes ont élaboré la même erreur depuis. Ils ont confabulé le mensonge évident du salut de cul-de-sac par voie douteuse du contrat verbal négocié durant cette vie avec leur hiérarchie religieuse, suivie d'un cauchemar Gott-Mit-Uns de fin du monde. Géré par le Dieu d’amour ? Prier revenir au réel !

Cela ressemble de façon sinistre à la situation qu'ont dû confronter les candidats d’entrée aux camps de concentration. « Prends la ligne à droite si je te trouve capable de rendre un service quelconque, sinon celle à gauche si tu es trop débile pour nos desseins. » Aucun Dieu Se respectant Lui-même ne Se souillerait ainsi, seulement des psychopathes.

Le dénouement ? Deux mille ans de brutalités et d'hypocrisies fatales, négociées par des autorités soi-disant « chrétiens. »

Le conseil de Nicée (Iznik en Turquie) eut lieu en 325. Des fondamentalistes d’esprit borné (comme d’habitude) s’étaient converti un peu auparavant à ne plus persécuter des chrétiens avec des tactiques de Gestapo au nom du paganisme officiel. Leurs descendants les plus haut-placés se sont assemblés dans cette ville, ont rejeté la réincarnation (un principe très populaire en ce temps d’interactions dynamiques entre l’occident et l’orient) et supprimé presque toute mention d'elle dans la bible. Ensuite ont-ils repris, au nom du christianisme officiel, la persécution simultanée des vrais chrétiens et des vrais païens. Ils n’en ont été prohibés qu’assez récemment dans pas assez de pays, une fois dépouillés de leur pouvoir politique.

Il est évident que nos religions de masse font faillite morale en dépit de la dévotion héroïque de leurs meilleurs adhérents. Les maux qu’elles se pardonnent au quotidien ont outrepassé leurs dernières prétentions de validité.

Bien que notre vie spirituelle nécessite la sustentation d’une véritable croyance, nous ne pouvons laisser tomber, comme ça, celle de la religion organisée ; si tentante que cette simplification puisse nous paraître, étant donné les trivialités qu’elles nous ont offertes tel qu’un minet nous offrirait son gibier massacré. Dans l’absence de bonne foi, l'omnicide se tapit dans nos cœurs là où devrait couver la vraie dévotion.

Des matérialistes de libre esprit ont commis de loin les pires atrocités. La portée de leurs vices leur a exigé une telle virtuosité qu’ils n’ont pas pu prêter attention aux poursuites aussi « éphémères et perdantes » que l’âme et l'esprit.

Nous autres, mieux résolus à poursuivre la bonté, devons nous inspirer d’un Dieu de Bonté. De notre point de vue estropiée, que ce Dieu nous paraisse imaginaire ou éternel ne devrait pas nous sembler tellement important. Nous avons besoin d’un modèle de rôle plus compatissant que les génocides perfides couramment proposés comme similis de Dieu.

 Cette doctrine exotique pourrait proscrire une fois pour toutes le diktat crétin des fondamentalistes d’armes aux contrôles de la terre en armes. Son adoption chasserait du discours spirituel tous ces promoteurs fondamentalistes uniformément impropres aux discours spirituels. Par quel droit, sagesse et bénédiction réclament-ils de s’interposer là, tout de même ? Elle mettra le royaume du ciel dans la portée de chacun dans l’après monde, sans avoir à se soucier des vérités et des erreurs durant cette vie. Elle confierait les soins terrestres à notre responsabilité et notre salut éternel à la tutelle directe du Seigneur.

 

John Ralston Saul, dans Voltaire’s Bastards: The Dictatorship of Reason in the West, (Les bâtards de Voltaire: La dictature de la raison dans l’Occident) Vintage Press, a division of Random House, 1991, pp 542-543, indique que l'inclusion de l'Apocalypse dans la Bible (très controversée au moment) permit à la religion organisée et à ses maîtres gouvernementaux de supplanter les paroles du Christ telles qu’Il les eut exprimées dans le Sermon sur la montagne, avec n’importe quelle affirmation extrémiste « de nous contre eux » de bigoterie et de chaosisme trouvée stratégiquement utile. Le clergé fut uniquement permis la lecture du texte biblique alors que les laïcs furent limités aux sermons du dimanche et aux icônes, mosaïques et vitraux : les équivalents médiévaux du vidéo d’aujourd’hui.

Ils nous ont nantis d’une seule vie famélique durant laquelle nous devions accomplir la mission impossible du salut particulier sous le fouet de leur incompétence, selon leur plagiat effronté du jour de jugement selon le culte de l’ancienne Egypte. Afin de promouvoir la simple tyrannie d’armes, ils ont mal interprété les mots du Christ de manière aussi insignifiante que superflue.

Je ne leur confirai pas un kleenex usité, bien moins mon âme immortelle, ni à cent générations de leurs successeurs.

Entre-temps, leur mésentente a rendu le blasphème banal, inévitable le sacrilège et du meurtre une affaire de routine. Prévoyant le défi populaire qu'amènerait inévitablement leur aberration corpulente des valeurs chrétiennes, ils ont consigné la plupart des âmes immortelles à un enfer à cinq fourchettes auquel un Dieu affectueux n’aurait pas confiné Belzébul lui-même. Au moyen de leçons particulières sur la gymnastique du perfectionnement particulier, ils n'ont cherché qu’à se sauver, eux et leurs esclaves les plus dévoués. Puisqu'ils ne pouvaient imaginer un paradis vraisemblable, leur option par contumace de l’enfer dût être plutôt infecte : un collage cauchemardesque affectueusement narré par des maîtres de psychose d'armes. Ils ont dû transformer l’enfer en cela afin de le rendre marginalement moins attrayant que leur terre en armes : proprement infernale, elle.

Ne me parle non plus de l'Islam. Quand les musulmans parviendront à ne plus s'entretuer en tant que sectaires sunnites, chiites ou autres pour des raisons triviales          quand comparées AU SAUVETAGE DE LEUR AME au moyen de la Paix d’Islam, prier m'en faire-part. Entre temps, les musulmans subsistent au fil de l'épée de la miséricorde d'Allah. Ceux qui Lui désobéissent de façon si flagrante n'ont rien à m'enseigner.

Une fois que nous nous serions réunis pour bâtir en commun la maison de la paix de Dieu, nous en reparlerons calmement, du mérite relatif de diverses religions. Entre temps…

Pourtant la sacralité de leur vocation repose dans leur préservation historique de la Parole de Dieu ― sans tenir compte de leur mésentente d’elle. Une meilleure interprétation de Ses Paroles, qu’ils ont préservées avec tant de dévotion, leur rendrait l’entièreté de leur bénédiction. Notre ultime révélation pourrait être la manière transcendante que les meilleurs d’entre eux réaliseront leurs rêves chéris de dévotion, une fois qu’ils auront saisi ce qui suit.

 Les perfecti ont fait passer aux credentes fortunés un message beaucoup plus clair, en défi absolu du christianisme d'armes. Ses fanatiques les ont brûlés vifs et ont extirpé leur enseignement au plus vite, rien que pour nous piéger dans l’hypocrisie moribonde décrite au-dessus.

 

L’on peut servir Dieu ou Mammon mais non les deux à la fois. Apprenti suggère comment servir ce monde gracieusement et rentrer en grâce ensuite. Si tu renvois le précité comme une fourberie biblique du genre fondamentaliste, tu as manqué mon but. Apprenti, voici ta perte ! Vérifie ça sur le lien en-dessus « me réincarnant » et interprète-le pour toi-même.

Si tu prends trop au sérieux ton endoctrinement d’armes, tu pourrais t’attendre à assortir la religion du gouvernement comme des variables indépendants. Oublis vite ça. Nous sommes progressistes dans la mesure que notre foi (dans n’importe quoi) nous rend en amoureux héroïques, et des réactionnaires en réagissant (sans foi) contre l'ombre de nos craintes et nos haines. Credo et gouvernement sont intégraux, peu importe les rideaux en toc dont on couvrirait les pilons religieux du gouvernement, comme des prudes victoriennes drapèrent les jambes du piano pour se prévenir de leurs obsessions sexuelles.

Le petit nombre actuel de ceux Choisis devrait abandonner les religions traditionnelles et leur cul de sac mystique. Ce faisant, ils pourraient rétablir une communauté ambulante de cathares et parvenir à un tao supérieur. Ce me serait un grand soulagement d’obtenir un honnête consolamentum sur mon lit de mort.

Vérifie tout cela, si c’est la religion qui t’appelle.

Une brève étape préliminaire serait The End of the World (La fin du monde) par Otto Friedrich. Son chapitre sur « La naissance de l’inquisition » t'offrira une certaine idée des convolutions historico-théologiques qu’ont empêtré les cathares. Les livres de Zoé Oldenbourg (en français) offrent davantage de renseignements utiles.

De telles subtilités sont accessoires aux buts d’Apprenti. D’authentiques perfecti devraient s’unir dans un ordre ambulant en stricte observance des instructions claires du Christ dans le livre de Matthieu et ailleurs de la bible. Ce faisant serviraient-ils comme des modèles salutaires pour les religions paisibles qu’exigeront les Apprentis.

Attends-toi à des miracles semblables de la part d’autres religions mondiales. Leurs meilleurs adhérents se sont plus ou moins approchés à de tels idéaux de dévotion. Elles toutes ont conçu et avorté l’une ou plusieurs hérésies préférables : orphisme, essenes, ahmadiyya, quaker, soufi, bhakti, jaén, gnosie, therapeutae et les deux véhicules du bouddhisme. Chaque religion de masse a sans doute favorisé des ramifications paisibles plus vigoureuses que les tronçons gangreneux que nous traînons dans notre sillage. On n’aurait qu’à rétablir les meilleures d’entre elles pour remplacer celles les plus courantes et davantage toxiques.

Après tout, choisirais-tu de ton plein gré laisser l'instruction religieuse de tes enfants entre les mains d’un des pires maîtres d’armes dans l’histoire ? Même quand leur survie, non moins leur bien-être et bonheur, nécessiteraient mille fois moins de mentalité d’armes qu’il ne promeuve ?

Jesus dit que quiconque scrute une femme commet de l'adultère : j’en témoigne pour moi-même. Conclut-Il que nous étions tous en état de péché continu ? Selon sa prescription, personne sur terre n’a eu de vraie foi depuis Son départ ni de bon succès à atteindre le paradis depuis cette vie, ni tout seul ni par la médiation d’une bureaucratie de pécheurs s’en proclamant digne. Il n’y a jamais eu de contrat verbal ni de comportement valide que nous n’ayons pu convenir dans cette vie avec ces prétendus représentants du Christ, soit les niaiseries que ces individus autoproclamés, revendeurs certifiés et égoïstes en uniforme aient tentées de nous faire payer.

Il est évident qu'ils ont été aussi englués dans cette vie d’enfer que nous. Comment pourraient-ils parvenir à nous tirer de ce tas de fumier ? Aucun d’eux ne peut citer de manière cohérente les mots du Christ, surtout quand ils prescrivent des changements anormaux de comportement. Ils finissent toujours par dicter à l’improviste et tordre les versets de la bible, puisque jamais Jésus n'a-t-Il dit quoi que ce soit concernant les détails de leurs filouteries bureaucratiques.

Les chrétiens de masse contemporaine, je les appellerai des paulistes-jeanistes-augustins plutôt que des vrais chrétiens, puisqu'ils prêtent davantage d’attention aux griffonnages d'hommes qu'à la Parole de Dieu dite par Jésus. Comparé au Christ glorieux : Paul, Jean de révélation et St Augustin ; tous les prêtres, saints ou apôtres que tu puisses désigner ; toi, moi et quiconque d’autre : nous sommes tous le même pécheur méprisable.

Par exemple, Jésus nous interdit de prier en église et en publique. Selon Lui, nous devons prier tout seul dans une chambre close et seulement le Notre Père (Matthieu 6-6.) Ces prédicateurs insistent pourtant que nous devrions prier leurs textes d’homme en foules d’homme dans leurs églises d’homme afin de « commémorer » notre dévotion (selon l’homme) au Christ.

 

Ce que tu entreprends pendant cette vie, c’est ton affaire n’appartenant à personne d’autre … surtout pas aux fondamentalistes et aux bureaucrates religieux. On aurait dû toujours dû reconnaître que tel était le cas. Je te suggère de suivre le meilleur conseil de ta religion préférée, surtout son interprétation de la règle d’or : ce pourrait soulager ta conscience tourmentée au cours de ton prochain trajet de l'autre coté.

Aussi seras-tu libre de te réincarner dans le prophète ou le saint de ton choix et d’y tenir ferme, l’âme bien à l’abri dans ce fortin comportant ses exaltations, ses péchés et ses renaissances particuliers, au cours de décès, de réincarnations et de renaissances sans compter jusqu’à ce que Dieu se décide de ramasser chaque âme une fois pour toutes.

En déambulant dans le corps de Jésus et en observant le monde à travers Ses orbites, nous regretterons tous les maux commis au cours de vies récentes et antérieures ; nous serons infiniment reconnaissants pour chaque acte de grâce accumulé auparavant. La meilleure préparation pour cette expérience d’après le trépas, ce serait d’être pieu et gentil avant. Les casseurs dans cette vie en subiront pire, je te l’assure.

Les cinq règles de l'Islam, appliquées en bonne foi et sans mains sanglantes, seraient d’excellents préparatifs pour ce défi suprême ; ainsi que tout autre style de vie pieuse qu’encourageraient d'autres religions valides.

Nous pourrons prendre Son chemin après avoir expiré, supposant que nous nous réincarnions et que ce mécanisme s'applique. Sinon, débrouille-toi tout seul.

Chacune des fois innombrables que nous expirons, je crois que nous avons à réincarner sur la Roue du Désir, de la Peine et du Trépas. Nous l’avons aveuglement répété pendant des incarnations sans compter, à travers des écologies multiples depuis qu’a débuté la vie terrestre ( ?). Je commence à pressentir que chaque conscience particulière (sinon celle seule que nous partageons tous) passe l’épreuve des baguettes à travers toutes les bulles de vie dans la chaîne d’ADN universelle qui se tresse et se dénoue à la vitesse de la mort.

Je crois qu'Il nous invitait à nous réincarner dans Sa ligne de vie et ainsi nous sauver.

Une fois que tu saisiras cette idée, personne ne pourra te l’extraire ni par force, ni par manigance, ni par persuasion. Une fois résolu de t’en servir, personne ne pourra te retenir. Pour la première fois dans toutes tes vies imparfaites, tu seras parfaitement libre de te sauver, miraculeusement libre.

Sinon pourras-tu revenir ici-bas dans ces vies sans fin aussi souvent que tu le souhaites en tant que bodhisattva, pourvu que cette leçon t’attende à ton retour et ne soit plus supprimée comme tant de fois naguère et tant rigoureusement à présent par des fondamentalistes et des insensibles pareillement dépourvus de Dieu.

Quand tu expires, j'invite à ton âme de forcer cet étroit couvercle de sortie d’urgence. Quel passage serré ! À travers son hublot, j'ai pu entrevoir une vision momentanée du terrain d’atterrissage au salut.

Espérons que ce message s’étendra à assez de gens et finalement à tout le monde : l’unique moyen d’atteindre les dimensions de l’ADN encore plus vastes que la mort.

 

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