- LA PSYCHOHISTOIRE D'ARMES -

ENGLISH VERSION

 

SOMMAIRE D’APPRENTI       INTRO ET VOCABULAIRE

 

 « Par toutes ces voies, les inédites histoire psychologique et psychologie historique – enfin devenues sœurs – pourront peu à peu se libérer des deux polarités intellectuelles qui ont trop longtemps dominé l’œuvre historique autant que celle psychologique : d’abord, le persistant lègue newtonien d’un monde clos et machinal opérant selon la liaison absolue entre cause et effet ; secundo, le rejet nihiliste de tous les principes généraux et éléments causatifs. Elle évoluera à leur place l’accentuation des modèles et des constellations dont les rapports de cause et d’effet seront des transactions complexes de principes toujours en voie de recours. » Robert Jay Lifton, History and Human Survival: Essays on the Young and Old, Survivors and the Dead, Peace and War, and on Contemporary Psychohistory, (L’histoire et la survie humaine : Essais sur les vieux et les jeunes, les survivants et les défunts, la paix et la guerre, et sur la psychohistoire contemporaine) Random House, Inc., New York, Random House of Canada, Limited, Toronto, 1961, 1962, 1963, 1965, 1969, 1970, pp. 296-298. [Ses italiques.]

 

La pénible vérité ? Pendant des milliers d’années, la culture humaine s’est soumise à une sélection darwinienne pour raffiner la mentalité d'armes. Si d’anciennes sociétés ont mûri en technologies prototypes de paix – sinon retenu momentanément leur hantise d'armes – elles ont été englouties par des hordes d'armes avoisinantes.

L’histoire humaine peut se résumer ainsi.

 

1.     La perfection graduelle des trousses d’outils sociétaux et matériaux requises par la mentalité d’armes du jour et sa technologie.

2.     La décharge de cette technologie optimisée au cours d’un holocauste d’apogée n’étant limité que par les moyens disponibles (un peu comme la décharge d’un pistolet lors de son nettoiement.)

3.     Un âge sombre permettant à l’humanité de se remettre de ce paroxysme.

4.     Puis retour à l’étape initiale.

 

En éclatant, l’explosif binaire du christianisme d’armes et de la technologie d’armes romaine a amorcé un âge sombre d’une durée millénaire en Europe, correspondant à ceux diachroniques en Chine, Perse, Asie du Sud-est et en Islam dont ils émergent à présent.

Cette série d’implosions de la paix ont engendré un subconscient mépris pour elle parmi nous mais surtout parmi nos élites d'info. Pourvues de notre acquiescement placide, elles ont borné la technologie paisible à la limite de l’endurance de leur prolétariat d’info : cette carence provoquant le prochain paroxysme. Celui imminent, soigneusement promu par nous selon cette procédure historique, promet un âge sombre planétaire d’encore plus longue durée et peut-être permanent.

 

Les livres furent fort rares et fragiles avant que l’imprimerie et le papier résistant et bon marché ne les aient rendus banaux en même temps que la lecture en masse. Des cultes millénaires, (consacrés à un texte unique comme la bible pendant mille ans ou plus) réclamaient un groupuscule d’érudits pour gérer leurs écoles et bibliothèques. Ces prêtres exigeaient bonne garde contre des hordes armées plutôt préoccupées de butin que d’études. Forcément, ces hordes ont fini par abattre les gardes et réduire les embrasures. La prêtrise survivante devait leur persuader de ne pas supprimer ce texte unique mais de le préserver au lieu ; qu’il réduirait leur terreur, quoi qu’y arrive, et parviendrait mieux à satisfaire leur convoitise.

Dans Plough, Sword and Book: The Structure of Human History, (Charrue, épée et livre: La structure de l’histoire humaine), The University of Chicago Press, Chicago, 1989, Collins Harvill, London, 1988, pp. 94-99, Ernest Gellner postule qu’une classe littéraire peut prévaloir sur celle guerrière en déterminant la légitimité des factions en conflit. Des sommets du commandement jusqu’au simple troufion, ces guerriers ont calculé la probabilité de leur succès à longue échéance sur le dénombrement de leurs compagnons qui reconnurent leur organisation et y souscrivirent. Une prêtrise ou bureaucratie de lecteurs peut documenter cette légitimité et se rendre ainsi l’arbitre moral de bandes guerrières.

 

Nos textes millénaires ont donc été la lecture préférée d'une longue lignée d’égorgeurs et de pirates. Cent générations de maîtres d'armes de plus en plus autoritaires ont réécrit nos textes sacrés et distordu nos doctrines saintes afin de mieux servir aux besoins antinomiques de la mentalité d’armes.

Si une société de paix n’eut crée que des pacifistes, elle se serait rendue riche et innovatrice, reconnaissante à Dieu, exubérante, sage, dévouée aux lois … et très vulnérable à l'agression militaire. Par contre, les sociétés d'armes ne sont bien exercées que pour des hostilités ; elles redoutent leur dieu guerrier et prétendent que leur religion ou idéologie soit la seule veritable.

Mes excuses, messieurs dames. Dieu existe partout et dans tout, même dans sa multiplicité et sa non-existence. Tout Dieu, soit Son culte d’origine, fournit une description autant valable qu’insuffisante. Aucun moyen de s’absenter de Dieu pour se taper une cloque ; ni n'existe-t-il de Dieu particulier « supérieur » aux autres. Quel préjugé absurde et typique d’êtres humains ! Surtout si d’une supériorité fondée sur de multiples millénaires d’homicide et de terreur !

De telles sociétés guerrières perdent la capacité de s’entretenir sans piller les voisins moins belliqueux pour des esclaves, des rations, des lois, des technologies et d’autres avoirs de la paix. Celles de plus longue date doivent équilibrer leur contenu technologique autant d'armes que de paix mais intensifier la gestion d'armes comme défense contre tout nouveau venu.

Depuis longtemps, les textes et découvertes les plus avantageux à la paix ont disparu en alimentant un autodafé. Sans jamais finir et sans compter le prix, des maîtres isolés de paix ont prêché leur destruction (et celle de leur culture) aux mains sanglantes d’élites de bataille soit concitoyennes soit étrangères.

 

Les historiens ne disposent que d’un petit inventaire d’anciens textes, celui-là restreint et soigneusement censuré. Les mieux documentés des anciennes littératures (celles romaine, grecque ou chinoise, par exemple) ont subi un taux de destruction surpassant 99%. Il ne subsiste que le nom de moins d'un sur dix de leurs anciens auteurs et moins d'un sur dix de ses titres. Le restant ne consiste qu’en gribouillages de provenance incertaine : des vieilles lamentations traitant d’écrivains oubliés et de leurs chefs-d’œuvre éclipsés ; mention marginale d’énormes bibliothèques anéantis de  civilisations antiques (voir le chapitre « Les bibliothèques qui brûlent ») des collections apocryphes de villes grandes et petites réduites en poussière, cendre et vase sous-marine.

À noter avec intérêt : l’histoire à l’orale des communautés primales eut pu retenir une meilleure chance de survivre un affrontement avec une communauté littéraire de dominance militaire. S’aurait été plus facile de détruire des rares collections de textes et d’abattre des lettrés minoritaires urbains, que de rendre au silence la mythologie épique qu’une multitude de grands-parents, de tantes et d’oncles tribaux récita à leurs gamins attentifs autour d’humbles foyers ruraux. En fin de compte, la mentalité d’armes les a tous bouffés.

 

 

Sur une hypothétique carte rase du monde, la géométrie de l'espace-temps des guerres de l’antiquité pourrait être enregistrée comme une éruption de petits boutons rouges (pointillisme) représentant des crimes, des escarmouches et des incursions isolées là où de telles confrontations furent contraintes par la concurrence de tribus trop densifiées.

La géométrie du massacre mondial s’est épaissie et complexifiée ensuite. De l'aube de la métallurgie à la révolution industrielle, ces éruptions se sont tressées en rubans rouges de fatalité : les routes de marche d’armées, leurs sites de siège et lignes de bataille (en géométrie linéaire.) Des zones débordantes de fatalité ont oscillé par voie de terre et de mer depuis le siècle des lumières jusqu’aux guerres dites mondiales (en planes intermittentes.) La bataille moderne d'air et de terre peut dévorer à son gré la superficie de sous-continents entiers (en plane sphérique.) En attendant, l'irritation initiale s'épaissit et se boursoufle en tant que crime ubiquitaire : cette varicelle se mutant en variole.

Du point de vue historique, la fatalité presque certaine et instantanée – l’omnicide planétaire – pourrait advenir d’un désastre nucléaire, scalaire et biochimique (en sphère creuse.)

Si nous permettons à nos technologies d'armes de s'infecter pour encore quelque temps, des essaims d’insectes robotiques militarisés pourraient chasser nos quelques survivants dans des profondeurs caverneux ; une nanopeste soigneusement brassée, ébouillanter la biosphère jusqu’à sa décomposition en molécules organiques ; sinon le soleil, être rendu nova. Quelque chose de pareil constituera la prochaine étape de nos cataclysmes synthétiques (en sphère solide d'annihilation.)

 

Le lieutenant-colonel américain, Dave Grossman, a étudié nos choix réflexifs et soutenus d’adrénaline : intimider, combattre, s’envoler ou se figer, qui nous ont permis de faire face momentanée aux inquiétudes et stresses induits par une crise mortelle, exigeant en échange quelques jours de repos pour examiner nos cauchemars, verbaliser nos stresses et nous rétablir l’équilibre mental.

Contrairement aux scènes filmiques de guerre stéréotypée dans lesquelles un esprit faible craque et les autres poursuivent leur chemin menés par une fermeté sinistre, presque tous les vétérans ont le regard fixe et égaré (dit « de mille mètres ») après un mois de combat ininterrompu. Un certain pourcentage exceptionnel d'élites de bataille (le sien 2%, le mien 4 ; quoique la moitié des miens puisse finir déserteurs) s’avère immunisé contre les stresses du combat, il est composé d’ores et déjà de sociopathes agressifs.

Après un mois ou deux de combat total, ses épreuves psychiques réduiront l’ordinaire unité militaire en une cohue recroquevillée autour de sa cellule médicale sursaturée, bombardée à feu d’enfer et saccagée obstinément par des commandos déments. Rappelle-toi les conscrits prisonniers souriants de la défaite de Saddam Hussein.

Sonnant l’alarme, le professeur Gabriel conclut que de nouvelles drogues sont sur le point d’être (ont été ?) développées, séparant la conscience cognitive du combattant de son siège émotif tout en épargnant ses cycles sensoriels de coordination, de vigilance et de sommeil. Ceux prenant cette forme de drogue se rendent en versions alertes et bien coordonnées d’un chauffeur sous l'emprise du Valium : courant la route à deux cents kilomètres/heure, avertis intellectuellement du danger mais affectivement dégagés. En bref, des psychopathes artificiels.

La recherche historique a révélé que de nombreux combattants des deux cotés de la deuxième guerre mondiale sic furent pourvus de stimulants primitifs. La Blitzkrieg fut en réalité la Methkrieg ; Hitler fut un méthomane comme beaucoup de ces soldats.

Monteront en flèche, sous l’influence de ces drogues, la mortalité du combat, les crimes de guerre et les problèmes de bonne réintégration des vétérans. Après leur débordement inévitable dans le marché noir de la drogue, le monde assumera une teinte de cauchemar détrempé de criminalité à sang froid comme celle dépeinte si assidûment à la télévision.

À l’inverse de la vie réelle dans laquelle la brutalité et le crime se tapissent dans les pénombres alors que des routines paisibles prédominent, ces problèmes parviendront à dominer notre existence comme actuellement dans les médias et en guerre. A moins de la criminaliser sur un plan global, la technologie d'armes menace de nous pourchasser à l’arme blanche (voire aux saupoudrages radioactifs et bios de guerre) jusque dans nos salons.

 

Il existe un lien direct entre la terreur militaire et l'abus d’enfants. Autant que le peuple est guerrier, d’autant plus maltraités seront ses enfants. Moussashi, Shi Huangdi, Alexandre, Romulus et Remus, Gengis Khan, Shaka Zoulou, Friedrich le Grand, Staline, Hitler... ces « grands » sieurs de guerre furent des enfants abusés.

Imagine l’enfer que des enfants ordinaires ont dû subir si leurs princes furent tant affligés. Rends-toi compte des horreurs qu'un enfant en bas âge doit endurer à ce jour : la tendre progéniture d’Etats d'armes les plus fatals dans l’histoire.

Un peuple qui souffre d’une hausse de stresses militaires projette de plus en plus d’enfants maltraités dont la gestation tragique et l’enfance pathétique les adaptent précisément au prochain paroxysme de la guerre mondiale perpétuelle. Des orphelins, natifs de la famine et des terreurs des guerres précédentes, ont encadré beaucoup d’agences de police secrète et ont crû en gardiens fanatiques d’Etats sans merci : ce que souligna George Orwell dans son livre, La ferme aux animaux, Animal Farm. Ce point fut revisité au Cambodge, en Afrique soudée par le SIDA et ailleurs tandis qu’on en discute sereinement. Des enfants soldats nous ont désolés et terrorisés depuis le début du temps.

Comme des imbéciles suicidaires, nous cultivons la prochaine génération de terroristes désespérés et avides de détruire le monde. Si l’on s’était proprement occupé d’eux et les avait nourris dès l’enfance, on aurait pu jouir d’une vendange plus propice que leurs grappes de courroux.

Dans une brève décennie, les ordonnances nécessaires pour stériliser des villes et des continents entiers remplaceront leurs simplets AK-47s et bombes suicidaires de pratique actuelle. Ils en seront parfaitement équipés et résolus, grâce à nos technologies sophistiquées d’armes et notre apathie affable : les issues de notre endoctrinement d’armes.

 

Les écoles militaires et les « Public Schools » anglaises (des internats privés non limités aux Anglais) produisent des techniciens d'armes en masse. Mettant de côté les fantaisies de Harry Potter, ces écoles sur le plan britannique offrent un environnement esclavagiste et autoritaire. En y émergeant, d’adroites élites de bataille obtiennent une éducation brute mais certifiée, donc accès à de nombreuses portes au pouvoir.

Des cadets de première année à West Point (les « plèbes » de l’académie militaire de l’armée américaine) furent interviewés quant à leurs politiques. Quatre ans plus tard, la petite minorité avait disparu de cadets s'admettant libéraux dans l’ancien sens progressiste de l’expression : une affaire d’hyperdiscipline supplémentaire à celle familiale.

Une administration Republican peut envoyer ses militaires dans le feu pour aucune raison ou celle mensongère, les abuser avant leur rentrée et les brusquer scandaleusement après; celle Democrat, leur assurer un honorable retour en maison et les nécessités de réintégration civile ; la majorité de ces militaires demeureront farouchement Republican de toute façon.

A noter que les défenseurs les plus ardents du capitalisme sont les militaires de carrière qui pratiquent dans leurs rangs du communisme pur : muni d’assurance universelle de santé ; de promotions strictement au mérite et non héritées ; aussi de subventions domiciliaires, vestimentaires et alimentaires. Le capitalisme laissez-faire qu’ils adorent ferait entièrement faillite dans leur bocal de poisson. À noter aussi : des chefs militaires sont les premiers pratiquants du capitalisme coordonné dans un Etat de collectivisme totalitaire en voie de décomposition.

 

Le jusqu'au-boutisme politique et peut-être même le simple conservatisme peuvent refléter des stresses humains endurés pendant l'enfance, l’adolescence et même des vies antécédentes  (voir le réactionnaire en tant qu'ancien carnassier.) Au fur des générations, la criminalité et le militarisme se sont renforcés au moyen de l’abus systématique d’enfants. Peut-être encore plus significatif, l’anéantissement psychique imposé pendant la puberté   comparable aux avantages sociaux de la grande taille.

Les Japonais sont reconnus pour avoir chouchouté la plupart de leurs enfants en bas âge, aussi pour la férocité calculée de leur concurrence adolescente et la brutalité commanditée de leurs armées. Toutefois, leur férocité d’après le combat fut strictement commanditée d’en haut. Pendant certaines guerres : celle en Chine pendant la révolte des boxeurs, aussi contre les Russes en 1905, les soldats japonais furent reconnus pour leur retenu et discipline ; comme, sans doute, en Irak et en Afghanistan à ce jour. Lors d’autres, ils se sont rendus en fous furieux sans provocation et ont commis des atrocités sur commande que leurs adversaires ont considérées déshonorantes.

Des impérialistes charismatiques ont d’habitude été des individus aux attributs excellents mais accablés d’une enfance fort pénible.

 

Les mieux soignés la plupart des enfants, la plus paisible, anti-violente et coopérative devient leur société adulte (peut-être au point d’aboutir en une commune de médiocrité anti-compétitive) et le plus rapidement que leur psyché s’émiette en confrontant la guerre dite « civilisée. » La faiblesse principale des sociétés prétendues primitives, c’est la tendresse coutumière avec laquelle elles ont élevé la majorité de leurs enfants. Une jeunesse tendre à ce point n’a aucune chance en confrontant des bandes d’étrangers impitoyables, systématiquement maltraités comme enfants et choisissant les plus abusifs d’entre eux comme chefs (voir les héros de la conquête espagnole de l’Amérique latine.)

Ce n’est qu’après que plusieurs générations tribales ont été abusées et massacrées de cette manière, et seulement alors, que leurs membres se mettront à maltraiter leurs propres enfants, d’un besoin subconscient et désespéré de sécurité collective. Jamais vu auparavant, l'abus d’épouses et d’enfants, la criminalité organisée et l'intempérance : tous émergeront ainsi qu’un flot régulier de guerriers au sang-froid superbe.

Le cœur tribal du monde en paix a été arraché. Implantez un de neuf et faites-le repousser !

Le laxisme de soins d’enfants répond à l’exigence en gros de tueurs militaires. Des enfants assez fortunés pour être bien élevés sont « rééduqués » par des jeunes vauriens et des petits tyrans adultes pendant leur assaisonnement dans l’autocuiseur social en école et au camp d’entraînement. Enseignés à imiter les pires modèles de rôle, ces gosses mûrissent en arrogance, ignorance et agression sociale. Quelques jeunes victimes les plus sagaces nourrissent cet abus jusqu'à l'âge adulte à partir duquel ils peuvent se servir de tous les moyens pour acquérir des richesses et des pouvoirs incroyables. Le restant s’accommode à la petite délinquance, à l’incarcération, voire au service militaire.

 

La densité des populations préhistoriques excédait parfois leur niveau soutenable, surtout sur les plaines d’Asie centrale : la crèche des tribus les plus guerrières au monde. Des contrôles de population, (notamment l’infanticide et des soins prolongés de nourrisse) ainsi que de nouvelles terres sans limite (trappes d'évasion pour des sages opprimés) ont maintenu la plupart de ces populations préhistoriques sous la densité promotrice du génocide. Autrement, des tribus familiales et à demi-statiques ont dû faire face à des adversaires équivalents. Dans ces conditions aberrantes, des rituels de champ de bataille furent élaborés pour limiter la brutalité martiale. Ces lices primordiales ont offert aux mâles alésés (qu’ils aient été celtiques, africains ou natifs américains : la même logique s’applique) un plateau symbolique sur lequel dramatiser leur héroïsme et leurs qualifications soldatesques.

Par exemple, compter coup : parvenir à toucher l’ennemi en premier, cela rendait plus d’honneur que son massacre, et nuire aux non-combattants menait au déshonneur. Le suicide rituel des non-combattants est devenu le sujet de mythes épiques (soit parmi les tribus amérindiennes soit les conquérants romains : Massada.) Aussi le meurtre ou la meurtrissure liminaire rendait fin à ce combat rituel.

Puisque la télévision n’existait pas encore pour leur permettre de se vautrer en brutalité shadique, ils ont parfois torturé des prisonniers en tant que sport d’intérieur. D’ordinaire, ils ont passé des prisonniers de guerre à travers des initiations tortueuses dont les survivants les plus stoïques furent adoptés dans la tribu pour se remettre de ses pertes. Encore que le génocide fut rarement contemplé sauf en cas d’extrémités de surpeuplement et d’épuisement de ressources. Une conspiration de sages-femmes, de shamans et de druides gérèrent la terminaison de tels conflits   ce à laquelle plus personne n’est actuellement autorisé.

Nous considérons le génocide comme une triste nécessité. Afin de mettre en marche le plus grand nombre de bataillons, nos sociétés ont chevillé la reproduction au-delà de la ligne rouge de surpeuplement et le rendement industriel au-delà du bon sens écologique. Le compte élevé de cadavres étrangers semble rendre un avantage mythique (hommes, femmes et enfants pareillement abattus ) ; l’effondrement économique d’un pays peut simplement réduire le taux de pollution globale du moins momentanément.

Compter coup est devenu non pertinent ; l'individualisme martial est interdit dans l’entraînement militaire quoiqu’il soit mis au devant dans les divertissements de masse.

L'omerta, le code du silence, tient place égale de nos jours dans le discours public et privé. Des gardiens d’école et des parents insoucieux enseignent à leurs rejetons cette leçon fondamentale : Apprends à vivre sans protections d’en haut. Ton bourreau n'est pas nécessairement le plus grand problème, plutôt ceux au prochain palier de pouvoir qui rangent leur aise par-dessus la justice. Cette triste habitude, elle aussi, a résulté des politiques de désinformation de la mentalité d'armes.

Personne n'est jugé responsable, la récompense des malfaiteurs dépasse leurs punitions et chacun finit par empirer les dégâts et les ignorer ensuite. Nous payons la facture de cette indifférence publique avec un déluge de massacres « non confirmés » de désastres non-admis et de conséquences imprévues dont personne parmi les profiteurs n’est admis comme responsable.

 

 

Une fois que la routine du mal rend déshonneur à la loi, (en confirmant la corruption et l’incompétence des sources orthodoxes de contrôle) le respect et l’honneur particuliers la succèdent, nous décalant un pas de plus de la justice et de l'harmonie sociale. Des êtres civilisés ne trouvent aucune grâce sociale dans les champions de cette sorte de respect et d’honneur   au contraire, nous les rejetons. Après tout, leur standing s’alimente de terreur crue : l’aboutissement d’actes sanguinaires de vengeance.

 

Certains enfants maltraités, devenus adultes, maltraitent leurs gosses à tour de rôle, justifiant ce règne de terreur en tant que formation d'obéissance.

Une telle scène s’entrevoit dans le film américain, Aube Rouge (Red Dawn.) Un père, rompu et mis au goulag, envoi son fils dans le maquis pour combattre l’oppresseur : « Voici pourquoi je t’ai mené la vie si dure ! Il est trop tard pour moi à présent. Mais toi, va me venger ! » Très dramatique et pour autant ordinaire à l’homme. Ces héros auraient autant bien pu être des Africains noirs, des Orientaux ou des Musulmans provenant de l’Asie méridionale ou du Moyen Orient ; et les méchants, des mercenaires occidentaux et corporatifs. S’aurait été davantage vraisemblable.

La seule excuse ? « Infligez-leur du mal afin que cela  nous sera pas affligée chez nous. » Quoique, bien sur, cela ce manifeste tout le temps chez nous aux mains de voisins, voire d’étrangers.

La dynamique d’armes demeure immuable. Les armées dominantes à ce jour ont évolué parce que leurs guerriers ont été défaits et s’en sont adaptés pour surmonter leur défaite. Les nations défaites évolueront en armées « victorieuses » dans l’avenir. Les victoires et les défaites stratégiques ne sont pas plus permanentes ni de moralité significative que les faces revers de cette grosse pièce de monnaie que je viens de chiquenauder sur mon bureau.

D’abord jamais vu de la vie, puis scandaleux, puis découragé, puis simplement plus à la mode ; le banditisme public, les foules de lynchage et les guerres de clan se rendent en institutions « honorées. » Multipliés et rendus triviaux de ce fait, ces accrocs assument le rôle de carte de points sportifs. La somme de blessures soutenues et d’individus malmenés finit par déterminer la valeur de l'homme. Le mal organisé se rend en ruée vers l’or. Depuis des millénaires, nous ne sommes pas parvenus à grand-chose de plus. Ce modèle reste conforme encore et encore en Chine antique, en Europe médiévale, en Caroline du Sud depuis l’origine de sa colonisation ainsi que dans les ghettos contemporains. Secondaires sinon entièrement hors de propos : la race, le revenu et d'autres hantises. Les seules nécessitées ? L’excès de population, des enfants malmenés en grands nombres, le sous-emploi et un vide de légitimité politique.

Chaque déviation de cette norme réduit le nombre de tueurs dont la collectivité peut disposer en temps de guerre. La dévastation militaire résulte de cette diminution. Les survivants traumatisés reprennent alors leurs abus habituels. Ce cycle d’abus, de relaxation, d’assaut et d’abus repris, il rend impertinentes les considérations de droiture et de faux moralisme, en particulier quand elles sont posées hors de contexte.

Ce n’est qu’au monde en paix que l'on retiendrait un espoir de stimuler des valeurs morales un peu plus valides car moins paradoxales. Malheureusement, les autorités en faillite morale et les proto-élites qui les défient avec férocité équivalente rejettent pareillement la gestion paisible. Soit originaire ou révolutionnaire, les maîtres d'armes invoquent des mythes d'armes coutumiers afin de justifier leurs abus.

 

La liberté humaine est inaliénable. Chacun net, vit et meurt dans l’ombre frais de la liberté ; non parce qu’elle aurait été rédigée dans une certaine constitution ni à cause de la rare bonne humeur d’un gouvernement cette décennie ni même parce qu'un certain prisme proclame « Regarde-moi combattre pour la liberté ! » Les êtres humains sont ce qu'ils choisissent d’être. Ils ne « gagnent » jamais la liberté mais sont nés avec. Ce en dépit de quelques fanatiques mal orientés quant aux sources du pouvoir, qui trafiquent l’illusion de la liberté pour satisfaire des besoins secondaires : sécurité, autorité, finances, drogues, appartenance, etc.

L’immuable liberté ne ressort pas de sa cachette avant que le combat n’ait pris fin. N'importe qui prétend procurer la liberté, sinon la monopoliser et la défendre militairement, telle qu’une simple cache d'or, s'asservit lui-même et n'importe qui l’écoute. Les élites d’armes masquent leurs tendances sanguinaires derrière de tels mythes d'armes paradoxales.

Chaque fois que cette perspicacité a fait surface, des directeurs d'armes se sont livrés aux pires abus pour l’annuler   comme s’ils piégeaient et écrasaient un insecte mesquin. Abusant avec uniformité morbide une combinaison de pain et de bâtons, de corruption et de terreur, ils ont aggravé le stress social. Une fois que ce stress s’amplifie au-delà du supportable, des prolétariens affligés quêtent des proto-élites pour germer une nouvelle membrane politique qui puisse les abriter de l’aliénation autoritaire.

Des chefs d'armes ont tendance à contrecarrer dru. La révolte populaire est d’habitude hésitante, son écrasement semble affiler le pouvoir d'Etat. L'histoire démontre toutefois que la morale en décomposition de troupes dites « de sécurité interne » les transforme en vauriens sans vraie vaillance. Grâce à Dieu ! Sinon aurions-nous tous étés depuis longtemps réduits en tas de cadavres dans des camps de concentration.

La cruauté autoritaire détient par sa nature cahoteuse les germes de sa destruction. Cela ressemble un peu à la glace qui se forme à la surface des flots et fond sous les rayons solaires au lieu de remplir les creux noirs et glacés en permanence, comme elle le ferait si elle n’était pas miraculeusement moins dense dans l’état solide qu’elle l’est en celui liquide : l’inverse de presque tous les autres composés.

 

Libres de gérer à leur gré, les mauviettes orchestrent de l’agression armée internationale, des guerres civiles et de la répression politique: ce galimatias stratégique en mesure de décomposer des nations entières. Dans l’état actuel des choses, des bandits internationaux rôdent sans contestation au large de cette planète (la corporation Xe : à présent une Brigade de Commando au service de la compagnie transgénique Monsanto !). Armés jusqu’aux dents grâce à nos impôts et exempts de poursuite efficace, ils ont maîtrisé tous les pas de danse d’une brutalité prodigue.

Tout ce qui puisse nous en abriter de façon efficace, ce serait le trio d’un gouvernement unique au monde, de sa cour et de sa milice universelle. Enfin ! Ces criminels seraient officiellement déclarés parias et la main de tous serait levée contre eux et leurs patrons, qu’ils soient de confession commerciale, religieuse, ethnique, privée ou gouvernementale. On leur trouverait d’autres emplois au monde en paix : d’autant plus dangereux et spectaculaires quoique beaucoup moins pernicieux.

 

Dans une technologie d'armes, les prolétariens d’info se transforment en monades isolées englouties dans des phantasmes économiques surpassant leur entendement et contrôle. La moindre mésaventure les projette à travers des filets ravalés de sécurité sociale, en indigence, SDF, misère et crime. La terre en armes lamine des structures ancestrales de famille étendue et des habitudes de subsistance datant de millénaires ; elle découd des rapports entre l’individu, ses parents et compagnons, même son appartenance au terreau ; elle rejette toute croyance fermement tenue et nous rend en credophobes trop anxieux pour croire en quoi que ce soit qui dépasse la norme corporative.

Les familles sont fissurées en minimums nucléaires et puis en moins, à l’isolation nourricière et particulière, au sans-abri, à la dépendance institutionnelle et à l'isolement de rogue. Interdites : presque toutes les nations et tribus auxquelles l’on s’attendrait à rendre allégeance naturelle. Esseulés, délaissés et mis à la dérive dans un monde hostile, les prolétariens d'info abandonnent leurs traditions, culture, autonomie, croyances et espoirs particuliers.

Ces sacrifices satisfont des magnats de corporation, des agromonopolistes, des rentiers absentéistes et des chefs de grands projets qui engloutissent des propriétés privées pour satisfaire la demande insatiable de leurs portefeuilles. La seule tribu restante réglementaire : celle globale des riches.

Tout taux d'intérêt au-delà de cinq pour-cent, c’est de l’usure qui doit induire un tourment superflu chez d’aucuns, si bien caché soit-il. Les bureaucrates locaux et internationaux trafiquent de cette tragédie en échange d’un chèque bien réglementé. En attendant, des taudis, prisons, cimetières et déserts se multiplient à travers la planète.

Tout cela serait formellement interdit au monde en paix, et leurs gérants, remplacés par d’honorables serviteurs publics.

 

Si des monades isolées peuvent être prises au piège de lois injustes, tant mieux pour le pouvoir actuel ! Toute nouvelle injustice accorde à la direction d'armes une autre prise sur leur vie. Une fois que notre désespoir et répugnance de soi s’approchent au comble, nous voici rendus en crochets serviables à la machinerie de guerre. Nous nous méfions les uns des autres, exception faite des directeurs d'armes et leurs manipulations de vie et de mort. Soit que nous les reconnaissions comme des désespérés rampants et dans de rares cas, que nous nous admettions trop névrosés pour ne plus croire en rien ; nous nous soumettons à leur escroquerie de toute façon.

Les Apprentis techniciens de paix défieront ces hypothèses et les renverseront. Profitant du plein appui public, ils promouvront l’interdépendance économique, les intérêts mutuels, la politique commune et révérence pour les intimités de la famille étendue et les doux despotismes de la vie communale. Ils envelopperont chaque individu dans un cocon complexe d'obligations et de compensations particulières ; encourageront leur expression particulière, leur bonne santé et leur recul de la misère.

Le problème a toujours été de coordonner les moyens balourds de contrôle gouvernemental avec la compréhension des masses de la sorte dénominateur inférieur commun. L’ancienne solution était d’écraser des moucherons à coups de marteau de forgeron jamais assez massifs (à présent, la NSA.) Celle neuve résidera dans la délicatesse microscopique des moyens gouvernementaux face à la compréhension particulière rendue aussi expansive que possible. Cette relation évoluera donc des fouets de l’ingérable obéissance forcée, à la coopération éclairée, beaucoup moins problématique et plus fructueuse.

En défi de cinq mille années d’histoire culturelle, ces groupes de parenté sociale prendront des mesures conscientes pour promouvoir la paix et interdire la guerre. L’entrée au-dedans sera bon marché ou gratis et la partance pacifique en sera facile.

Dans l’avenir des Apprentis, la plupart des sociopathes ne souffriront assez de négligence et d'ostracisme pour leur permettre d’extérioriser leur agression. Imbues des fondamentaux de la paix, nos communautés laisseront courir sans soins beaucoup moins d’entre eux et retireront ceux les plus subtiles de positions d’autorité.

Les prédateurs sexuels seront identifiés et soignés bien avant qu’ils ne corrompent la prochaine génération de jeunes impuissants ; des sociopathes, fous du pouvoir, seront bafoués par des drames thérapeutiques, enseignés la valeur de l’abnégation et drogués si nécessaire en complaisance sereine. Tous ceux ainsi affligés seront identifiés aussitôt que possible (de préférence à la naissance) et bien soignés à longueur de vie. Ainsi ne nous menaceront-ils plus si fréquemment ni avec telle monstruosité.

Ces thérapies deviendront la passion d’Apprentis doués en psychiatrie. Une fois que le stoïcisme, la passivité télévisée et l’invisibilité sociale cesseront d’être normalisés – si seulement parce que nos communautés décérébrées sont incapables de manier quoi que ce soit de plus subtil – des chercheurs psychoshamans développeront des drogues, des thérapies et de nouveaux rituels religieux en mesure de rallumer des sentiments salubres dans ceux aux émotions maladives. Ce qui reste de la brutalité se mutera donc en un problème de santé publique : une épidémie regrettable à adresser d’un à un et d’institution en instrument.

On pourra réduire les pires effets de la violence humaine en une seule génération. Les péchés de nos pères ont pu nous revisiter jusqu’à la soixante-dix-septième génération mais la promesse du rachat spirituel par l’amour nous reste à satisfaire aujourd’hui : un engagement sacré que nous négligeons à notre péril. Les Apprentis rachèteront, surveilleront et devanceront de loin la plupart des faits de brutalité d’autant individuels que collectifs ; ils atténueront les pires conséquences du crime chaque fois, partout et n’importe comment qu’elles s’échappent de leur contrôle.

Nous apprendrons comment mieux faire.

 

La citation suivante inclut un autre mythe d'armes et son élucidation.

 

« Notre vision occidentale de la société comme un contrat social hobbesien [nota : Thomas Hobbes, Leviathan] consciemment rédigé afin d’assurer en principe l'harmonie sociale, elle n'offre aucune explication pour l'existence des liens de parenté, des amitiés à longueur de vie, du sens d'adhésion culturelle convenue dans une langue partagée ainsi que des milliers d’autres astuces précieuses. En effet, elle rate entièrement et nie même la condition la plus fondamentale qui caractérise notre espèce : l’obligation d'identification sociale. » La notion de Hobbes, qu’absent la société, les êtres humains se jetteraient les uns sur les autres en mêlée générale, elle est entièrement correcte mais pour précisément la mauvaise raison. Il supposait que des êtres isolés dans l'état de la nature se détruiraient naturellement l’un l’autre à cause de leur disposition concurrentielle et censément innée. Ce que Hobbes n'a jamais compris et que beaucoup d’autres ont aussi mal compris, c’est que les êtres humains ont évolué dans le désir d'appartenir et non de concurrencer. Dans le sens biologique, nous sommes d’obligatoires animaux sociaux absolument dépendants d’une structure de soutien sociale et ce n’est que dans l'absence d'un tel système d’appuis que s’exhibent nos comportements destructifs et inhumains. » Mary E. Clark, “Meaningful Social Bonding as a Human Need,” in Conflict : Human Needs Theory, ("Les liens sociaux significatifs comme besoin humain" dans Conflit : La théorie des besoins humains) John Burton, editor, Macmillan, Ltd., London, 1990, p. 40.

 

J’étalerais cet argument un pas plus loin. Nos tendances destructrices ne s’exhibent pas tellement par manque d’appuis, mais sous la régie de la mentalité d’armes qui encourage le comportement de sociopathes de notre part.

 

Compare le chiffre de concurrents olympiques chaque année avec celui des assistants et des employés passionnés par ce spectacle annuel. La plupart des soldats ne réintègrent pas la ligne des tirs par désire d’assassiner l’ennemi mais par amour pour leurs frères en armes auprès desquels ils élisent d’affronter la mort et pire. Presque partout, chez presque tout le monde, la coopération joue de l’atout sur la compétition.

Si des monstres émergent quand nos conventions sociales se délabrent, encore plus d’anges peuvent les remplacer avec le redoublement de nos liens sociaux.

Le dessin animé de Hobbes, d’êtres humains comme bêtes calculatrices en guerre totale entre eux, il ne s’exhibe qu’après la renonciation d’accommodations culturelles et d’habitudes berceuses requises pour maintenir notre santé d'esprit. Ce pantomime obscène ne lui est parvenu à l’esprit qu’après le mouvement de clôture en Angleterre quand des élites d'info britanniques ont enlevé les paysans de la campagne et les ont refoulés dans des enfers urbains pour remettre en fin de compte davantage de fusiliers, de matelots, de putains et d’ouvriers industriels bon marché à la reine Victoria.

Nous souscrivons aux mêmes erreurs, ravageons de la destruction comparable à travers la planète et en subissons les échecs équivalents … Puis nous demandons (très brièvement) qu’est-ce qui dut mal tourner ?

Nous devrions bâtir au lieu une commune de biens d'Apprentis et remettre cette misère derrière nous. Avec un peu plus de résolution et de bonne fortune, nous pourrons renverser cette situation dans une seule génération.

 

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