- For the Kiddies Gunned Down -

 

My God!  Are we stupid or what?

 

But that’s OK, that’s to be expected,

With our four percent of sociopaths

And one percent of psychopaths

And their devotees.

 

That’s OK, that’s to be expected

From a population half of which

Limbos below “average” intellect

The other half is not much higher.

 

But it stops being so,

When we start gunning down the kiddies,

Our own and those of other mothers

And don’t freeze, horrified.

 

But puff up with pompous jargon

Of fundamental rights and national security

And stupid excuses

To go on killing kiddies, here and there.

 

We’ve become idol-worshippers

Of TV’s blind eye, first

Of the portable phone that brings ill fortune, next

Lastly, of this new hysteria nestled in our hands

Sliding, locking, potent: fit for profane worship.

 

Stroking the perfect curve of semi-auto handles,

Swiping smooth plastic cards to get more,

As if anyone, as if Rambo,

Could grip more than one to live and die by.

 

Snap up hundred-round magazines

And bullets packed golden-shiny by the box

Hoard them in fantasy display rooms,

Or in armored closets cold, dark and dry.

 

When the shit hits the fan,

Who will be the first to get gunned down, you idiot?

By the worst, set loose on their hunt,

Who will take the pick of your weapons cache?

 

And who did you intend to cut down

With your dozens of dicks, long and short?

Was it a bad guy gunning down the innocent?

Or victims of your own choosing?

 

Did you dream of becoming a flame-fisted hero

Set between the innocents and their fate

At the hands of some gunned-up monster

That yours will gun down bleeding?

 

Or you, jealous of that monster’s daring,

In your heart of hearts,

Dreaming of how you could be equally cruel

As merciless to yourself as to others?

 

Absolutely free, harnessed to kamikaze liberty

Beyond rules, feelings, good and evil,

Transcending your cheesy life,

And the pathos of your carnage worship.

 

From the trivial to the sublime

The same death wish has taken hold of you

The ultimate passion only got from Viagra

No virility left except to murder.

 

Godlike, like a damned fool

Or quite childlike, at the opposite end of stupid,

Up the Mishishitty without a paddle.

Or clutching the wrong end of it to your breast.

 

After huffing seventy years of leaded gas

Thanks to GM of Interurban-wrecking fame.

Enough brain poison for WW2 and those to follow

And strategic idiocies since.

 

Management fit for nothing

But Third-World misery

Unsuited to manage anything

But Third-World decay.

 

Could your secretariat of nested bureaus,

Summon your worst nightmare

To multiply under CENTCOM’s lash

And reach out and devour you?

 

Demon-like, half-sentient Death Birds

Inking shadows over our enemies

Double tapping their weddings,

Funerals and last, quiet suppers.

 

Dragon’s teeth cast to downrange winds

Across whole continents and lands,

Ten new enemies sworn to wreck and ruin,

For every one we debone and fry.

 

And we call ourselves master Assassins

No boasts, no threats

Just sudden death and the wail of survivors

Delivered to any front door on Earth.

 

Even though, after all the steps we’ve taken

Down this dark and winding trail,

Its twilight dead-end will reveal

That all we held dear is gone.

 

In any case, the results will be the same:

The kiddies will be gunned down in our name

And our turn and our kids’ turn will come next, sure thing

For such sins do not go unanswered.

 

 

- Pour les gosses abattus -

 

Mon Dieu!  Qu’on est con !

Mais c'est OK, c’est à prévoir,
Avec notre quatre pour-cent de sociopathes
Et l’un de psychopathes
Et leurs dévots.

C'est OK, c’est à prévoir,
D’une population dont la moitié
Passe sous la barre basse de l’intellect « moyen »
Et l'autre ne la surpasse guère.

Mais tout ça cesse de l'être,
Quand nous commençons à abattre les gosses,
Nos propres et ceux d'autres mémères
Et ne nous figeons pas, horrifiés.

 

Mais nous bombons de jargon pompeux

De droits fondamentaux et de sécurité nationale

Et d’authentiques sottises

Pour continuer d abattre des gosses, ci et là.

 

Nous sommes devenus idolâtres
D'abord de l’œil borgne de la TV,

Ensuite, du portable qui nous rend malheur,
Enfin de cette nouvelle hystérie nichée dans nos mains
Ça glisse, ça se charge en potence, c’est digne de culte profane.

Caressant la courbe parfaite de la manche d’un automatique,
Glissant une souple carte en plastique pour obtenir encore plus,
Comme si n’importe qui, même Rambo,
Put empoigner plus qu’un pour en vivre et périr.

S’emparer de chargeurs à cent coups
Et de balles en boite empaquetées coruscantes dorées
Les amasser en une salle d’exposition fantaisiste,

Ou une armoire blindée, sombre, sec et froid.

 

Quand l’hécatombe échouera,

Qui sera le premier abattu, crétin ?

Par les pires enfin lâchés à l’affût,

Qui feront le trie de ta cache d’armes ?

Et puis s’était qui que tu tenais à abattre
Avec tes dizaines de bites longues et courtes?
Etait-ce un méchant abattant des innocents?
Ou tes victimes triées à la main ?

As-tu rêvé de devenir un héros aux poings en flamme
Figé entre des innocents et leur sort
Aux mains d’un monstre bien armé

Que les tiennes abattront tout en sang ?

Sinon toi, jaloux de l’audace de ce monstre
Du fond de ton cœur,

Ambitionnant d’être également cruel
Autant sans pitié ni pour toi que pour d’autres ?

Absolument libre, sanglé à la liberté kamikaze
Au-delà des règles, des sentiments, du bien et du mal,
Transcendant ta vie ringarde,
Et le pathos de ton culte de carnage.

Du médiocre au sublime
La même convoitise de la mort s’est emparé de toi
L’ultime passion obtenue que du Viagra
Nulle virilité ne reste sauf du meurtre.

Divin, comme un con maudit
Sinon tout enfantin, à l'autre bout de stupide,
En amont du Merderet sans pagaie.
Ou serrant dans ton sein le mauvais bout.

 

Ayant inhalé soixante-dix ans d'essence plombée
Grâce à GM, saboteur notoire des Interurbains.
Assez de poison cérébral pour la DGM et celles à suivre
Et les idioties stratégiques depuis.

De la gérance bonne pour rien
Que la misère du tiers-monde
Inapte à gérer quoi que ce soit
Que la déchéance tiers-monde.

Pourrait ton secrétariat de bureaux imbriqués,
Invoquer tes pires cauchemars

A se multiplier sous le fouet de CENTCOM
Et finir par te tendre le bras et te dévorer ?

Diabolique, des oiseaux fatals à demi sensibles
Encrent de l’ombre sur nos ennemis
Attaquent à coup double leurs mariages,
Leurs funérailles et leurs derniers soupers tranquilles.

Des dents de dragon semées aux vents de longue portée

Le long et large de continents et de paysages,
Dix ennemis neufs voués à notre ruine,
Pour chacun que faisons désosser et frire.

Et nous nous désignons des maîtres Assassins
Sans vantardises ni menaces
Seulement la mort subite et les lamentations des survivants
Livrées à n’importe quelle porte d’entrée sur terre.

Même si, après avoir pris ces mesures
Au fond des sinuosités de ce chemin ténébreux
Son cul-de-sac crépusculaire révélera
Que tout ce que nous avons chéri ait chu.

En tous cas, le résultat sera le même :
Les gosses seront abattus en notre nom
Et notre tour viendra de suite, nos gosses avec, c’est sur
Car de tels péchés ne peuvent rester sans réponse.

 

 

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