- For the Kiddies Gunned Down -

 

My God!  Can we be dumb at times!

 

But that’s OK, that’s to be expected,

With our four percent of sociopaths

And their elite of psychopaths

And their other devotees.

 

That’s OK, that’s to be expected

From a population half of which

Limbos below the low bar of “average” intellect

And the other half does not much better.

 

But it stops being so,

When we start gunning down the kiddies,

Our own and those of other mothers

And we don’t freeze, horrified.

 

But puff up with pompous jargon

Of fundamental rights and national security

And spread really stupid excuses

To go on killing kiddies, here and there.

 

After having huffed seventy years of leaded gas

Thanks to GM of Interurban-wrecking fame.

Enough brain toxin for WW2 and those to follow

And the strategic idiocies put up with since.

 

We’ve become idol-worshippers

First of all, of TV’s blind eye,

Then, this new hysteria nestled solid in our hands

Sliding, locking, potent: it’s fit for profane worship.

 

Stroking the perfect curve of semi-auto handles

Swiping smooth plastic cards to acquire some more

As if anyone, even Rambo,

Could grasp more than one to survive and die by.

 

Snap up hundred-round magazines

And boxes of bullets golden-shiny and new

Hoard them in Hollywood movie display rooms,

Or some armored closet cold, dark and dry.

 

When and if the shit hits the fan,

Who do you think will get taken down first, you idiot?

By the worst of the worst, finally set loose to hunt,

Who will gladly suck up your weapons cache?

 

And who was it you intended to cut down

With your dozen dick prosthesis, long and short?

Was it the bad guys gunning down innocent victims?

Or your own victims handpicked?

 

Did you dream of becoming a flame-fisted hero

Front and center between the innocents and their fate

At the hands of some up-gunned monster

That yours will gun down bleeding?

 

Or you, envious of that monster’s daring,

In your heart of hearts,

Dreaming how you could be so cruel

Just as merciless to yourself and to others?

 

Absolutely free, strapped-in to kamikaze liberty

Beyond rules, beyond sentiment, beyond good and evil

Well beyond your own cheesy life,

And the pathos of your carnage worship.

 

From the trivial to the sublime

The same death wish has taken hold of you

Your ultimate passion only obtainable from Viagra

No virility left in you except in another’s liquidation.

 

Godlike, like some damned fool

Or quite childlike, at the opposite extreme,

Up the Mishishitty without a paddle.

Or clutching the wrong end to your breast.

 

Management fit for nothing

But Third-World misery

Unsuited to manage anything other

Than Third-World-style decay.

 

Could you, in your department of nested bureaus,

Summon up your worst nightmare

To multiply under CENTCOM’s lash

And finally reach out and devour you?

 

Demon-like, a half-sentient Death Bird

Casts its silent shadow over our enemies

Double taps their weddings,

Their funerals and their last quiet supper.

 

Dragon’s teeth sown to downrange winds

Up and down continents and lands,

Ten new enemies sworn to ruin us,

For every one our explosives debone and fry.

 

And we fancy ourselves master Assassins

We issue no boasts, no threats

Just death and the survivors’ wails

Delivered to any doorstep on Earth.

 

Even though, after all these steps have been taken

Down these dark and winding paths,

Their twilight dead-end will reveal

That all we held dear is gone.

 

In any case, the results will be the same

The kiddies will get gunned down in our name

And our turn will come next, sure thing

For such a sin cannot go unanswered.

 

 

- Pour les gosses abattus -

 

Mon Dieu!  Qu’on peut être con, des fois !

 Mais c'est OK, c’est à prévoir,
Avec notre quatre pour-cent de sociopathes
Et leur élite de psychopathes
Et leurs autres dévots.

C'est OK, c’est à prévoir,
D’une population dont la moitié
Passe sous la barre de l’intellect « moyen »
Et l'autre ne la surpasse guère.

Mais il cesse de l'être,
Quand on commence à abattre les gosses,
Nos propres et ceux d'autres mémères
Et ne nous figeons pas, horrifiés.

 

Mais bombons du jargon pompeux

De droits fondamentaux et de sécurité nationale

Et disséminons de vraies sottises

Pour persister à abattre des gosses, ci et là.

 

Après avoir inhalé soixante-dix ans d'essence plombée
Grâce à GM, le saboteur notoire des Interurbains.
Assez de poison cérébral pour la DGM et celles à suivre
Et les idioties stratégiques tolérées depuis.

Nous sommes devenus des idolâtres
D'abord de l’œil borgne de la TV,
Puis de cette nouvelle hystérie nichée solide dans nos mains
Ça glisse, ça se charge en potence, c’est digne de culte profane.

Caressant la courbe parfaite de la manche d’un automatique
Glissant une souple carte en plastique pour en obtenir encore
Comme si n’importe qui, même Rambo,
Pouvait empoigner plus qu’un pour survivre et périr auprès.

S’emparer de chargeurs à cent coups
Et des boites de balles coruscantes-dorées et neuves
Les amasser dans une salle d’exposition au cinéma Hollywood,

Autrement une armoire blindée, sombre, sec et froid.

 

Quand advient l’hécatombe, si elle advienne,

Qui penses-tu sera le premier abattu, crétin ?

Par les pires des pires enfin lâchés à l’affût,

Qui ingurgiteront ta cache d’armes avec enjouement ?

Et puis qui est-ce que tu tenais à abattre
Avec tes dizaines de prosthèses de bite, longues et courtes?
Etaient-ce des méchants abattant des victimes innocentes?
Sinon tes victimes triées à la main ?

As-tu rêvé de devenir un héros aux poings en flamme
A l’avant plan entre des innocents et leur sort
Aux mains d’un monstre armé jusqu’au crochets

Que les tiennes abattront tout en sang ?

Sinon toi, envieux de l’audace de ce monstre
Au fond de ton cœur,

Te briguant d’une pareille cruauté
Autant sans pitié pour toi que pour d’autres ?

Absolument libre, sanglé dans la liberté kamikaze
Au-delà des règles, du sentiment, du bien ou du mal
Bien au-delà de ta vie ringarde,
Et du pathos de ton culte de carnage.

Du médiocre au sublime
La même convoitise de la mort t’a emparé
Ton ultime passion n’est obtenu que du Viagra
Nulle virilité ne te reste sauf dans la liquidation d'autrui.

Divin, comme un con maudit
Sinon tout enfantin, à l'autre extrémité,
En amont du Merderet sans pagaie.
Ou serrant le mauvais bout au sein.

 

De la gérance bonne pour rien
Que la misère du tiers-monde
Inapte à gérer quoi que ce soit de mieux
Que la déchéance au style du tiers-monde.

Pourrais-tu, dans ton secrétariat de bureaux imbriqués,
Invoquer le pire de tes cauchemars

A se multiplier sous le fouet de CENTCOM
Et finir par te tendre le bras et dévorer ?

Diabolique, l’oiseau de la mort à peine sensible
Projette son ombre silencieux sur nos ennemis
Attaque à double frappe leurs mariages,
Leurs funérailles et leur dernier souper tranquille.

Des dents de dragon semées aux vents de longue portée

Le long et large de continents et paysages,
Dix ennemis neufs, voués à notre ruine,
Pour chacun que nos explosifs fassent frire et désosser.

Et nous nous prétendons maîtres Assassins
Ne livrons ni vantardise ni menace
Seulement la mort et la lamentation des survivants
Postées à n’importe quelle entrée sur terre.

Même si, après toutes ces mesures prises
Le long des sinuosités de ce chemin ténébreux
Son cul-de-sac crépusculaire nous révélera
Que tout ce que nous avons chéri a chu.

En tous cas, l’aboutissement sera pareil
Les gosses se feront abattre en notre nom
Et notre tour viendra de suite, c’est sur
Car un tel péché ne se laisse sans réponse.

 

 

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