- RECONNAISSANCES -

ENGLISH VERSION

 

La quête d’Apprenti m’a mené d’une oasis de camaraderie à la prochaine sur la steppe des tartares de solitude incandescente sans jamais finir. Des offrandes de sollicitude et d'appuis de la part d’une poignée d’amis m’ont quelque peu ravivé à chaque étape. Ensuite repris-je mon morne périple.

Dans L'instinct de la langue, Peter Pinker indique qu'il n'a jamais croisé d’individus indifférents à sa passion. Je ne peux en admettre autant. De l’indifférence passive engendra de l’antagonisme active du moment que j’interrompis le bagout routinier avec le mécontentement d’Apprenti.

Le génie m’appartient de provoquer le courroux. Je dis la même vérité au pouvoir absolue et à l’apathie chétive, défiant tous les deux. Nul harcèlement sexuel n'aurait suscité de telles confrontations. Ma compagne Linda me suggéra que ce n’était pas nécessairement ce que j’indiquais qui me procurait tant d’ennuis, mais comment je l’indiquais. Peut-être bien. Ce texte n'aurait jamais paru sans son appui sincère si parfois ébahi. Ah ! Ma bien-aimée veuve de manuscrit !

Je suis fier de ma famille et de mes amis : eux tous des modèles de rôle d’Apprentis. Beaucoup d'autres ont promu cette œuvre de leur propre manière, même sans en avoir rien compris.

Je dois de grands remercies aux volontaires étrangers et kibboutznikim (fermiers collectifs israéliens) des kibboutzim Evron et Dorot, et à nos hôtes palestiniens dont le droit d’aînesse soit la Paix. Á nos distants ancêtres originaires de ce territoire : hominidés, païens, juifs, chrétiens, musulmans et leurs intermédiaires : les ultimes réchappés de la colère de Dieu.

Ainsi que les Amériques forment un joyau triade, l’Israël et ses voisins forment un collier orné de grande promesse – sinon encore actualisée – dont la promesse s’étend et s’éparpille au-delà de leurs frontières de manière miraculeuse, en contact intime avec des civilisations établies ailleurs. Elles toutes sont combles de sagesse, soit langue et provenance, qui doivent harmoniser la messe pour chœur de la paix mondiale.  A moi les Apprentis du monde paisible !

J'ai été alloué de nombreux dons : la passion de Plutarque, l’éclaircissement cosmique de Voltaire,  Les dépossédés d'Ursula Le Guin, de John Brunner Tous à Zanzibar et Les moutons aveugles, L'encyclopédie de l'histoire militaire des frères Dupuy, Les systèmes d'armes et la stabilité politique par Carroll Quigley, et Comment penser de la guerre et la paix, par Mortimer Adler.

Mes remerciements à Lewis Dartnell pour son livre, The Knowledge: How to Rebuild our World from Scratch (La connaissance : Comment reconstruire notre monde à partir de zéro) The Penguin Press, New York, NY, 2014. En anglais (pourquoi n’a cela été traduit en bon français ?) Un livre autant élégant que compacte, empli d’espoir en désespoir de cause, bourré d’instructions solides et vitales. Lecture essentielle pour chaque Apprenti digne. Quoique le veto catégorique de ses conseils se trouve à la fin de mon chapitre « L’Ecologie est-elle constitutionnelle ? »

J’ais pris l'habitude de puiser des suppléments de bon sens de l’hebdomadaire The Nation. J’ai dû l’abandonner par la suite, grâce à son refus exaspérant de soutenir mon projet ou tout autre, du reste, de transformation notoire. Comme d’autres « libéraux américains » ses rédacteurs pleurnichent sans cesse de ce qu'ils refusent de transformer. Eux et leurs pairs du Dissident, The Progressive, Z, Harpers, Mother Jones et d’autres revues anglo-saxonnes qui osent se désigner gauchiste ou progressiste en dépit de leur embourgeoisement tenace et fainéantise du haut du pavé. Alors que ça va de mal en pire, ils disposeront d’encore plus de tragédies et de scandales supplémentaires dont se plaindre à l’écrit, avec des abonnés horrifiés tout en proportion pour rémunérer leurs plaintes. Hourrah ! Si cela s’améliorait subitement, ce genre de critique « n’y touche pas » ferait faillite. A longue échéance, leur assemblée d’améliorateurs indiscrets et de progressistes atomiseurs ne parvient qu’à consentir aux pires dégâts.

Il ne reste que deux partis politiques aux USA : ceux conservateur et réactionnaire : les Democrats qui n'ont jamais eu de bonne idée depuis six décennies ni adopté celles d’autres depuis trois, et les Republicans qui n'ont jamais croisé une mauvaise idée qu’ils n’aient prisée―des mauvaises idées que ces premiers ne sont jamais parvenus à résister, par magie noire sinon désir insidieux et bien rémunéré de voir le projet Republican réussir avec leur consentement anonyme. Nous autres sommes coincés entre ces deux mercenariats politiques : l’un autocrate, l’autre hypocrite.

A toi choisir.

La différence principale entre eux, c’est que les Democrats ont des troubles à choisir entre le bon et le mauvais, alors que les Republicans, entre le mauvais et l’illégal. L’esprit bipartisan prédomine quand leurs politiques se concordent à cheval entre celles mauvaises et illégales.

La formule éditoriale du magazine The Nation, (s'il y en ait une, elle reste soigneusement obscurcie) exhorte la perte en permanence de l’initiative politique en faveur des réactionnaires. Perte ? Passation, plutôt. La tourbière politique aux Etats-Unis confirme cette conclusion. Les soi-disant progressistes sont encore plus responsables de ce refoulement d’égout réactionnaire, que ceux-ci même. Il serait facile de les écarter, telle est l’ampleur de leur stupidité ; mais le subtil monopole et sabotage d’idéaux progressistes par « la gérance liberale » voici une paralytique de nocivité redoutable.

Avec de tels amis, quel besoin d’ennemis ?

De nombreux individus et parutions ont confirmé certaines de mes conclusions, même s’ils ont ignoré le sous texte de leurs propos, intentions et actifs.

Le monde naturel m’a présenté maintes merveilles déchirantes du cœur. Chaque nouvelle révélation m’a confirmé nos prérogatives d’abondance et de justice en paix : la bonté du Dieu d’amour et de son Rèconforteur que Jésus nous promit en attendant Son Retour. Aurait-ce pu être Mohammed ?

Jusqu’à notre production en masse du monde paisible, rien de notre passé n’offre beaucoup plus d’attrait que le psychopathe moyen se déclarant notre évangéliste, führer (chef), champion et arbitre moral.

 

Je suis reconnaissant envers Govind Naidu, professeur de sciences politiques à l'université d'Alaska à Anchorage. Les courriers ont flotté sur son bureau mon petit brouillon non sollicité, et sa réponse pensive a animé mes recherches excentriques. Après un seul entretien éphémère au téléphone, je me suis satisfait de son unique encouragement.

Je dois des remerciements pérennes à Ted Fagin : voisin amical, joueur seigneurial, anarchiste, bibliophile et soldat chien indien (dog soldier) : le maître pour lequel j'ai prié et qui m'afflige à présent de son absence. Il mit plaisamment de côté son atteinte terminale et ses graves appréhensions quant à la teneur de mon livre, pour mieux former mon anglais. Je remercie pareillement ma sœur Leslie qui sarcla mon texte en anglais dont Ted entreprit le génie civil, Karen pour m’avoir appelé au-delà de ma zone de confort, et Jill pour sa passion d'équité.

Doug Dean et Paul Lackman, mes meilleurs amis, ont labouré des ébauches rugueuses de ce texte et m’ont offert beaucoup plus de suggestions que ne suggèrent leurs quelques attributions : Doug depuis mes premiers brouillons jusqu'à sa disparition regrettée il y a si péniblement longtemps et Paul davantage récemment.

Merci en tous cas au grouillement des crapules, des voyous, des hypocrites et des fascistes dans les parages (flamboyants, blâmant ou cryptos) pour lesquels :

 

La cérémonie d'innocence est noyée ;

Les meilleurs manquent de toute conviction, alors que les pires

Sont bourrés de fougue exaltée.

W.B. Yeats, Le second avènement

 

Qu’importe si ceux les pires s’enveloppaient en grande tenue ou en treillis, dans des soies institutionnelles ou des chiffons de la dissidence,  en maquillage télévisé ou en cendres du deuil ? Nous sommes tous des mortels nus en dessous. Leur arrogante impunité a soulevé la basse rancœur aux nouvelles cimes de hargne morale et leur stupidité rapace au niveau du génie. Absente la terrible fécondité de leur rancune, (la passion la mieux sustentée sur la terre en armes) je n'aurai jamais trouvé assez d’outrage pour manutentionner ce projet.

Je dois une dette de gratitude aux âmes aimables du département d'éducation des USA, bureau des droits civils (OCR) Seattle, pour qui j'ai bossé tant d’années ; et auparavant, aux employés de la branche d'évaluation des dégâts, administration nationale océanique et atmosphérique des USA (NOAA) à Seattle. Ils auraient été mieux servis par quelqu’un un peu moins rêveur ; mais ont trouvé un moyen de tolérer mes rêveries d’Apprenti.

Toutes les idées ici sont de moi et ne reflètent en aucun cas la politique du gouvernement américain, ni celle de la NOAA ni du département d’éducation. A supposer que s’eut été possible…

Le service de traduction en ligne Alta Vista Babelfish m’a fourni un moyen gratuit de tourner le rêve impossible : traduire Apprenti en français, en un divertissement quasi praticable. Ma dizaine de pages Mots clés, traduites en autant de langues, lui sont aussi due. A Google Translation, la même chose en arabe, farsi et indonésien. En outre, je dois remercier Microsoft et son auxiliaire, Bowne Global Service, pour la praticabilité de leur service de traduction en ligne parfois revêche dans Word 2000. Aussi, http://www.wordreference.com/fr/index.htm, où j'ai pu trouver des traductions françaises que ma stupidité ne m’interdit autrement ; et à http://www.touchon.net/annuaire-site-plans-dictionnaires.php, pour des synonymes en français, pareillement. Aussi à Mediadico. Puis finalement à http://www.linguee.fr/, la quintessence que j’ai pu trouver des traducteurs d’expression à la machine.

Même dans celles qui s’offrent à traduir des textes dans leur entièreté, leur qualité a été au mieux douteuse. Certes, nous sommes faiblards quant à nous regrouper en paix. Un travail assidu nous reste à accomplir.

Apprenti méprise les entreprises de logiciel. Ceux-ci devraient être consolidés en un service public renommé pour son uniformité, son service gratuit et sa commodité d’emploi. En attendant, M Bill Gates, merci d’avoir allégé mon fardeau dans certains cas et de l’avoir énormément compliqué dans d’autres (Des styles ? Vraiment ?)

C’est pareil pour Ms. Jean Bacon et fils, dont le livre incendiaire, Les Saigneurs de la Guerre et leur traduction en anglais, The Greater Glory, m’ont illuminé la voie à travers l’ossuaire enchâssé de crânes de la terre en armes. Aux autres dans ma bibliographie, dont les pierres de gué ont fait pont au travers du marais sanglant de la terre en armes et m’ont mené jusqu’à la clairière ombragée du monde paisible.

A l’aimable Esméralda Arana, auteur jamais rencontrée du livre The Path: A Practical Approach to Sorcery, qui m’a flanqué un bon coup de pied au meilleur moment, sans quoi dans le sens qu’elle ne prévit.

Très peu d’idées proposées ici ne proviennent de moi tout seul. La plupart des recommandations d’Apprenti se dévoilent en tant que déroulements du Tao naturel, alors que l’arrogance réactionnaire se croule petit à petit sous ses contradictions.

A moi les erreurs que tu trouveras ici. Prier m'adresser vos commentaires. Bienvenue à vos corrections que je prise et prévois ! Je t’en remercie d’avance ! Mon intellect dérisoire est indigne pour cette tâche ; voici qui est donné. L’entendement des Apprentis mondiaux, réunis dans l’Agora du monde paisible, cela doit suffire—voici mon espoir.

Merci aussi aux poètes.

 

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