- SOCIOPATHES ET LEURS REMPLAÇANTS -

 

ENGLISH VERSION       INTRO ET VOCABULAIRE

 

Une des enchères primaires des beaux-arts, c’est leur invulnérabilité aux sociopathes. Que l'œuvre en question soit de nature plastique, musicale, chorégraphique, dramatique ou écrite ; qu’elle soit vécue en tant qu’interprète, appréciateur ou créateur ; leur sociopathie n'est d’aucune importance. D’autres compétences sont essentielles et la déontologie n’y est pour rien.

Les sociopathes ont infiltré, corrompu, dévié par décret et à la longue dominé presque ( ?) toutes les institutions humaines : celles politiques, religieuses, éducationnelles, justicières, philosophiques, scientifiques, industrielles, et de mœurs. Par contre, l’art est à l'abri de ce venin. La nature absolue de l’esthétique joue de l’atout sur les mensonges à cela prés, l’hypocrisie de routine et la corruption tenue pour acquise de l’éthique.

Voici pourquoi les moins créatifs des sociopathes (comme ceux au Congrès) sont si hostiles aux beaux-arts, auxquels les Apprentis doivent rendre appui de toutes leurs forces.

Mes remerciements à feu Lloyd Rigler.

 

De toute l’humanité, peut-être trois pour-cent des hommes et un pour-cent de femmes sont des sociopathes ; un pour-cent sont des psychopathes. Ils dénombrent environ trois cents millions, soit la sixième peuplade au monde. Comme simple comparaison, quarante millions d’aveugles existent sur terre.
Supposons que tu ais remarqué une personne aveugle au quinzième du mois et celle avant au premier. Pendant cet intervalle de deux semaines, à peu près deux psychopathes et six sociopathes ont croisé ton chemin.

Selon la taxonomie des thérapeutes, ceux qui souffrent de psychopathie, de sociopathie, de désordre de personnalité antisocial et de narcissisme malin sont plus ou moins interchangeables.

Sorciers-docteurs, vos minuties ne m’ont guère impressionné jusque là.

Les psychopathes ont tendance à être des loups solitaires hallucinés et souvent fatals alors que les sociopathes, apparemment sains d’esprit, se vouent à un sous-culture qui promeut leur égoïsme vicieux, tel que le crime organisé, la justice criminelle, les politiques, la bureaucratie corporative ou gouvernementale, et les militaires. Plus récemment, les finances, la science et les technologies.

Plus ou moins le quart des grands patrons d’entreprise sont des psychopathes et qui sait quel pourcentage de politiciens et de militaires ? Combien de prédicateurs religieux se préoccupe-t-ils de fondamentalisme textuel plutôt que des stipulations davantage naturelles – donc sataniques, de leur point de vue – de la conscience morale particulière ? Le dogme religieux leur semble très important car ils manquent autrement de boussole de moralité interne pour tenir le cap.

Presque le quart des incarcérés sont plus ou moins psychopathes et condamnables pour presque tous les délits de violence qui sont pénalisés. Des fonctionnaires psycho/sociopathes parmi la police, les juristes et les législateurs sont responsables d’avoir écroué la plupart des autres prisonniers pour des crimes uniques ou sans victime, voire même pour obscurcir des preuves de leur innocence. In extremis, ils les font exécuter.

Y a-t-il un parallèle entre le constat que 96% de l’univers consiste en « matière et énergie sombres » alors que 4% est composé de celles visibles, et que 96% de l’humanité est motivée par leur conscience morale alors que 4% ne l’est pas ? Existe-t-il la nécessité écologique pour une frange de 4% de prédateurs et le restant 96% de proies pour maintenir la robustesse de l’espèce humaine, puisque nous n’avons pas d’autres prédateurs à part des microbes ?

 

Diverses époques ou youga ont pu différer selon le pourcentage de psycho- et de sociopathes présents. Le nôtre, le Kali Youga, celui de fer ou du Mal, en comporte autant que possible, à moins de la destruction définitive de la civilisation (seulement de temps à autre pour plus ou moins un millénaire jusqu’à la prochaine renaissance.) Celle de bronze, deux-tiers ; d’argent, un ; et d’or presque aucun.

Pourquoi ce décalage de proportions au passage du temps ? Les sociopathes ont tendance à baiser et décamper, enfantant donc  une longue série de bâtards et d’orphelins, souvent des sociopathes à leur tour car abandonnés à leur triste sort et génétiquement prédisposés. Le psychopathe tyrannise, torture et abat autant que possible de ceux menés par leur conscience morale, de préférence avec leur collaboration patriotique, religieuse et civique. Finalement, les psychopathes aiment être menés par d’autres psychopathes, contrairement aux consciencieux qui détestent de tels chefs. Ils se prolifèrent donc dans les positions de responsabilité et de préparation pour telles, comme des bactéries dans un plat d’œufs.

La civilisation moderne figure comme une chambre de classe surchargée de mauvais élèves, alors que ceux en vie pendant une époque d’or ont pu la passer en paix et harmonie, sans souffrir d’autres qui doivent satisfaire leur karma du mal.

Quelques sociétés en Asie ne retiennent qu’un pour-cent de sociopathes, à cause, il semble, de leur sens collectiviste et tendance, selon les Japonais, de « marteler le clou qui dépasse. » Je l’attribuerais plutôt à la prépondérance dans leur alimentation des fruits de la mer, de leur protéine et leur micronutriments, aussi du riz de moindre acidification digestive, ce qui est de grande importance pour des gosses en croissance. L’inattention à la bonne nutrition infantile rend plus certaine la multiplication des sociopathes.

 

Ils peuvent assortir le bon du mauvais comportement, mais ne souffrent aucun remords en commettant ce dernier. Ils n’ont aucune conscience morale ni honte ni amour pour personne sauf eux-mêmes et peut-être leurs consanguins. Ils ne reconnaissent pas ces sentiments et dédaignent ceux qui en sont bornés. La vérité leur est une question de commodité, à être tortillée selon leur avantage. Surtout la vérité quant à eux-mêmes. Par exemple, ils ne se considèrent jamais erronés ou imparfaits (comme Trump), jamais.

Ils peuvent agir en bonne conscience mais doivent en être inlassablement enjoints. Leur encadrement obligatoire à ce but pourrait ressembler à celui prédit pour des criminels dans un des romans de science fiction « Culture » écrits par le regretté Ian M. Banks : ces individus escortés à tout moment et déjoués si nécessaire par une intelligence artificielle « missile à baffes. »

Les sociopathes du type un ne peuvent pas dissimuler leur pathologie : ils sont indubitables. Ceux du type deux apprennent à remettre à plus tard leurs méfaits flagrants et n’agissent que quand ils savent qu’aucune résistance efficace ne leur sera imposée. À présent, ils dirigent la planète entière au nom sourd de la mentalité d’armes — voici la raison que le mensonge et la brutalité sont devenus notre sort.

 

Un bon nombre d'entre eux sont charmants et débonnaires tant qu’ils en sont enclins, munis d’une insouciance que beaucoup de leurs victimes trouvent attrayante du moins pour commencer. Ils sont aussi des manipulateurs malins quand ils peuvent s’en sortir. Ils peuvent « lire » comme un livre le langage corporel et l’expression faciale de ceux menés par leur conscience morale, travestir des émotions, quérir de la pitié et des tendresses qu'ils ne ressentent jamais pour d'autres, séduire leurs victimes avant de les exploiter, insulter ou blesser exprès. Ils se servent de gens et les rejettent comme tu te servirais d’un Kleenex.

Ils commettent des péchés sans regret, ceux que nous trouverions inimaginables à l’œuvre et insupportables à la mémoire. Ils se sortent de beaucoup de méchancetés car leur entourage reste incapable d’imaginer des machinations si risquées, complexes et agressives pour si piètre récompense (ennui, avidité fainéante, égocentrisme ou jalousie pour ceux mieux doués.)

Puisque le psychopathe moyen ne se préoccupe pas de l’amour, de la conscience morale et de leurs innombrables calculs subconscients ‒ un peu comparables à ceux nécessaires pour demeurer d’aplomb sur une bicyclette mais beaucoup plus rapides, denses et compliqués ‒ il est affligé d’un sens d’ennui permanent qu’il ne peut soulager qu’au moyen de prises continuelles de risque et d’abus élaborés (tortures, humiliations et trahisons) de ses inférieurs consciencieux.

Il vieillit d’habitude comme un solitaire dolent, fauché et évité de tous, sa famille incluse. De nombreux sociopathes sont ruinés ou abattus soit par le gardian d’une de leurs victimes soit par un assemblage de vengeurs. Très peu meurent au lit, entourés de leurs proches. Ce sont des amputés de moralité : fort piteux mais pour autant dangereux.

 

La maîtrise gouvernementale consiste à maintenir la plupart de ces psychopathes/sociopathes sous contrôle pour aussi longtemps que possible, c'est-à-dire modérément bien compensée en échange d’aussi peu de dégâts que possible. L’ultime tragédie du gouvernement, c’est que ceux-là s’empareront tôt ou tard des ultimes cimes du pouvoir tant bien que celles en aval, et ruineront la vie pour aucune bonne raison de tous ceux qu’ils contrôlent.

Se rappeler que leur motif principal est le soulagement de leur ennui accablant par leur semence de chaos et leur délectation de telle.

Du point de vue de la mentalité paisible, la bonne gouvernance reste calme, juste, bienveillante et permissive. Tu peux accomplir ce qu’il te plaira, sans que le gouvernement ne s’en mêle sauf dans des circonstances spéciales et sous des restreintes élaborées.

Les psychopathes fleurissent d’en bas vers le haut sous de telles contraintes minimes et s’emparent graduellement d’avoirs financiers et de pouvoirs politiques. Personne ne se prend la peine de les identifier et restreindre. Ils recrutent d’autres sociopathes comme leurs subordonnés dans des ensembles soit dysfonctionnels soit clairement criminels. En fin de compte, ils s’emparent du contrôle absolu et excluent les consciencieux des placements de responsabilité. Leurs abus d’intéressé pourrissent le restant de la société sans contestation ni prévention, soit les mauvaises conséquences apparentes découlant de leur prise du pouvoir.

Après un certain temps, le ressentiment cumulatif de la grande majorité des consciencieux finit par exploser en révolte militante. À la suite d’un bain de sang aux mains des psychopathes et leurs mercenaires sociopathes dans les agences de répression, leurs opposants et victimes, les révolutionnaires de la conscience morale, découvrent l’avantage militaire d’un commandement de psychopathes, l’adoptent et compromettent donc fatalement les idéaux qui les ont appelés à la révolte.

Après une série oscillatoire de révolutions et de contre-révolutions dirigées des deux côtés par des psychopathes, (ce chaos leur idée du paradis, leur offrant les meilleures opportunités de corruption) l'ardoise sera épongée. La minorité absolue de chefs psychopathes sera en grande partie exterminée et tant de pertes supplémentaires seront accrues parmi les consciencieux que leurs survivants, extenués et dégoûtés, renoueront leur maîtrise temporaire du gouvernement. Ils compenseront les sociopathes survivants à dépense minime pour leur réalisation du moindre dégât, institueront davantage de calme, de justice et de bienveillance — et ainsi de suite.

Ne t’attends à rien de plus d’une telle révolution d’armes et attends-toi à ce qu’elle soit beaucoup plus insidieuse que la procédure bien nette décrite en haut, d’autant plus tortueuse, prolongée et malveillante.

 

Je prends le texte qui suit du site L'antiquité grecque et latine du moyen âge de Philippe Remacle, Philippe Renault, François-Dominique Fournier, J. P. Murcia, Thierry Vebr, Caroline Carrat, et leur version de Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse, Livre Troisième, 82 et 83 à http://remacle.org/bloodwolf/historiens/thucydide/livre3.htm#LXXXII. Ce passage décrit la prise du pouvoir des deux cotés par des psychopathes au cours de cette guerre. Il s’applique aux politiques américaines ces jours-ci, de plus en plus extrémistes et intolérantes, et aux saisis précédents par des psychopathes pendant toute l’histoire du monde.

   

« LXXXII. - A quel point fut cruelle cette sédition ! Elle le parut davantage encore, parce qu'elle fut la première. Plus tard tout le monde grec, pour ainsi dire, fut ébranlé. Partout des discordes : les chefs du parti populaire appelant à leur aide les Athéniens, les aristocrates, les Lacédémoniens. Pendant la paix, on n'aurait eu aucun prétexte, aucun moyen pour les appeler, mais une fois en guerre ceux qui voulaient bouleverser l'ordre établi avaient toute facilité de se chercher des alliés à la fois pour abattre leurs adversaires et accroître du même coup leur puissance. Les cités en proie à ces dissensions souffrirent des maux innombrables et terribles, qui se produisent et se produiront sans cesse, tant que la nature humaine sera la même, mais qui peuvent varier d'intensité et changer de caractère selon les circonstances. Car pendant la paix et dans la prospérité, États et particuliers ont un meilleur esprit, parce qu'ils ne sont pas victimes d'une nécessité impitoyable. Mais la guerre, en faisant disparaître la facilité de la vie quotidienne, enseigne la violence et met les passions de la multitude en accord avec la brutalité des faits. Les dissensions déchiraient donc les villes. Celles qui en furent victimes les dernières, instruites par l'exemple qu'elles avaient sous les yeux, portèrent bien plus loin encore l'excès dans ce bouleversement général des mœurs ; elles montrèrent plus d'ingéniosité dans la lutte et plus d'atrocité dans la vengeance. En voulant justifier des actes considérés jusque-là comme blâmables, on changea le sens ordinaire des mots. L'audace irréfléchie passa pour un courageux dévouement à l'hétairie (242) ; la précaution prudente pour une lâcheté qui se couvre de beaux dehors. Le bon sens n'était plus que le prétexte de la mollesse ; une grande intelligence qu'une grande inertie. La violence poussée jusqu'à la frénésie était considérée comme le partage d'une âme vraiment virile ; les précautions contre les projets de l'adversaire n'étaient qu'un honnête prétexte contre le danger. Le violent se faisait toujours croire ; celui qui résistait à ces violences se faisait toujours soupçonner. Dresser des embûches avec succès était preuve d'intelligence ; les prévenir, d'habileté plus grande. Quiconque s'ingéniait à ne pas employer ces moyens était réputé trahir le parti et redouter ses adversaires. En un mot devancer qui se disposait à commettre un mauvais coup, inciter à nuire qui n'y songeait pas, cela valait mille éloges. Les relations de parti étaient plus puissantes que les relations de parenté, parce qu'elles excitaient davantage à tout oser sans invoquer aucune excuse. Les associations n'avaient pas pour but l'utilité conformément aux lois, mais la satisfaction de la cupidité en lutte contre les lois établies. La fidélité aux engagements était fondée non sur le respect de la loi divine du serment, mais sur la complicité dans le crime. On n'adoptait les conseils honnêtes de l'adversaire que par précaution, si cet adversaire était le plus fort, nullement par générosité. On aimait mieux se venger d'une offense que de ne pas l'avoir subie. Les serments de réconciliation que l'on échangeait n'avaient qu'une force transitoire, due à l'embarras des partis et à leur impuissance à les enfreindre ; mais qu'une occasion se présentât, celui qui voyait son rival sans défense et osait l'attaquer le premier abusait de sa confiance et aimait mieux exercer sa vengeance en secret qu'ouvertement. Il assurait ainsi sa sécurité et en triomphant par la ruse se faisait une réputation d'intelligence ; car, en général, l'homme est plus satisfait d'être appelé habile en se conduisant en coquin que maladroit en étant honnête. On rougit de la maladresse, on s'enorgueillit de la méchanceté. Tous ces vices avaient pour source la recherche du pouvoir, inspirée soit par la cupidité, soit par l'ambition. Les passions engendrèrent d'ardentes rivalités. Dans les cités, les chefs de l'un et l'autre parti se paraient de beaux principes ; ils se déclaraient soit pour l'égalité politique du peuple, soit pour une aristocratie modérée. En paroles ils n'avaient pour but suprême que l'intérêt public ; en fait ils luttaient par tous les moyens pour obtenir la suprématie ; leur audace était incroyable ; les vengeances auxquelles ils recouraient, pires encore et en suscitant sans cesse de nouvelles, sans respect de la justice et de l'intérêt général ; on proportionnait les vengeances uniquement au plaisir que chacune procurait à l'une ou à l'autre des factions ; s'emparant du pouvoir soit par une condamnation injuste, soit de vive forte ; ils s'empressaient de donner satisfaction à leurs haines du moment. Ni les uns ni les autres ne s'astreignaient à la bonne foi ; quand l'envie leur faisait commettre quelque crime, leur réputation n'en était que plus assurée par les noms pompeux dont ils le paraient. Les citoyens, qui entendaient rester neutres, périssaient sous les coups des deux partis, pour refus d'entrer dans la mêlée ou parce qu'ils excitaient la jalousie par leur abstention. » 

« LXXXIII. - C'est ainsi que ces dissensions développèrent dans le monde grec toute espèce de crimes. La simplicité, qui inspire en général les sentiments généreux, devint un sujet de dérision et disparut, pour laisser toute la place à une hostilité et à une méfiance générales. Rien n'était capable de ramener la paix, car aucune parole n'était sûre, aucun serment respecté. Pour éviter de tomber dans les embûches tendues par l'habileté de ses ennemis, on était plus préoccupé de se mettre à l'abri du mal, que de compter fermement sur autrui. Le plus souvent les gens d’une intelligence vulgaire se trouvaient favorisés. Comme ils redoutaient leur propre insuffisance et l'habileté de leurs adversaires, pour n'être pas dupes des belles paroles ni devancés dans leurs projets criminels par l'ingéniosité de leurs ennemis, ils se lançaient carrément dans l'action. Mais les habiles qui dédaignaient de prévoir le danger, qui ne prenaient pas effectivement ces précautions, comptant sur leur adresse du moment, restaient sans défense et succombaient d'autant mieux. »

 

 

Si ta conscience morale t'engage à poursuivre le bon et réduire le mal, ce qui suit figurera comme ta réalité, soit ta race, ethnie, contré, religion, idéologie, soit l'organisation à qui tu appartiens ou que tu rejettes. La moitié de tes rares ennemies s’assortiront de ton côté et la moitié de tes nombreux amis, de l’autre. La seule ségrégation non illusionnée ? Celle entre ceux menés par leur conscience morale (tes vrais amis) et ceux en étant démunis (des ennemis.)

Le « côté » auquel on prétend « appartenir » est sans grande importance en définitif, sauf pour justifier l’acharnement des psychopathes de ce côté, autrement réprimé. Ainsi chaque guerre, jihad et croisade perdure par intermittences en tant que chasse à l’Autre rendu monstrueux (bien que nous soyons largement congénères) justifié par la propagande astucieuse des psychopathes.

Sois prévenu. Choisis tes associés et trie tes ennemis fort consciencieusement.

 

Il y a de crédibles épreuves psychologiques pour les identifier. Lors de prises de tomodensitogramme, leur cerveau réagit aux problèmes émotionnels ainsi que réagit celle de la majorité aux problèmes algébriques. Les mêmes volumes cérébraux s’illuminent. Quand ils observent des filmes de torture d’une horreur indicible, pas grand-chose ne s'illumine dans leur cerveau alors que les consciencieux font preuve de feux d’artifice cérébraux.

Ils baillent rarement en imitation des autres, car ils n’ont aucune empathie.

Leur dossier de brute de récrée et de tortionnaire d’animaux les trahit pendant leur jeunesse naïve, ainsi que celui d’éhontés quêteurs de pitié quand ils sont appréhendés pour des méfaits d’adulte prouvés en série. Je répète : ils n’ont jamais tort et ne s’en croient pas capables. Ce sont les autres les responsables : toi ou d’autres victimes qui méritent leurs abus. Leurs propos routiniers, les absolvant et désignant l’autre comme lampiste, rendant écho à ceux de la propagande d’armes nationale depuis toujours.

Il n’y a pas de cure pour leur maladie, ni chimique ni psychanalytique (hormis peut-être un jour de la chirurgie génétique.) Ils ne souhaitent pas être guéris. Ils se considèrent supérieurs, et ceux menés par leur conscience, leurs inférieurs sociaux et proies légitimes. Après des sessions de groupe thérapeutique poussées en profondeur afin de viser leur affliction exprès, ils s’en sont sortis nantis de meilleures techniques pour simuler des émotions qu’ils ne ressentent pas, dupant ainsi leurs futures victimes avec plus grande aise.

 

Identifiez-les, traquez-les et évincez-les des positions d’autorité hautes et basses. Un numéro de téléphone bénévole devrait être dédié à leurs victimes, qu’elles puissent dénoncer le sociopathe qui les tourmente. Des investigateurs accompagneront ce suspect pour être testé, les résultats duquel confirmeront ou nieront la nécessité de le barrer des positions de responsabilité, d’autorité et d’influence sur leurs victimes.

Surtout ne jamais permettre aux sociopathes de prendre en charge cette chasse. Si pourvus de la moindre opportunité, ils surpasseront les mortifications de l’inquisition, (un autre de leurs paradis historiques) pourchassant des victimes innocentes, leur riant au nez tout en leur menant à la ruine et la mort.

Ils devraient être choyés et dorlotés après leur identification, et grassement subsidiés à longueur de vie. Des expériences ont établi que leur récidivisme criminel peut être mieux contrôlé par des récompenses méthodiques que par des punitions contre lesquelles ils semblent immunisés. En plus, ceci neutraliserait une grande partie de ceux simplement fainéants et parasites éhontés mais autrement inoffensifs, à moindre coût que le laisser-faire actuel. La prison et la punition pénale ne serviraient que pour les isoler de la population générale ; elles ont peu d’influence sinon aucune sur leurs mauvais comportements.

Les autres parmi eux doivent être pourvus de périlleuses sorties constructives pour leur immense ennui (le déminage, le commando, la chirurgie à grand risque et l’exploration spatiale, par exemple) et autrement neutralisés par tous les moyens paisibles. Ils sont mieux qualifiés pour quelques tâches qui exigent la prise de distance émotionnelle de leurs clients, telles que la chirurgie de grande délicatesse et l’application violente de la loi. Sous stricte surveillance, ils devraient être encouragés sur ses voies.

La dernière chose à souhaiter, c’est qu’ils s’unissent en antagonisme contre le restant du monde, apeurés pour leur vie ou leur liberté. Aucune autre armée ne serait plus meurtrière, aucune insurrection plus destructive, aucun groupe terroriste plus alarmant que celui des psycho/sociopathes unifiés parce qu’attaqués par nous autres. Ce sont souvent des individualistes anarchiques dont les organisations chancellent car excessivement compétitives ― voir les politiciens civils Nazis.

 

Ils sont les plus utiles en guerre quand ils trouvent facile d'exécuter des atrocités effarantes, puis de s’en éloigner à la prochaine. Dépourvus des entraves de la conscience morale, ils sont davantage compétents au meurtre organisé et d’autant plus imaginatifs. La corvée de tuer des ennemies ne les trouble pas, ni même  la multiplication des pertes de leur côté afin de l’effectuer.

Des sociopathes commettent les premières atrocités en guerre, puis rôdent à la prochaine, anonymes, invisibles et impunis (sinon promus) ; alors que les consciencieux en uniforme (voire des villageois paisibles laissés pour compte) occupent le terrain et sont punis en revanche. Si ces sociopathes sont assez officieux, des normaux obéiront leurs ordres insensés et commettront des crimes autrement impensables. Des sociologues ont confirmé ces résultats au cours de simulations expérimentales de prisonniers/gardes de prison et victimes/administrateurs de torture. Des gens ont tendance à tomber reflexivement dans le rôle de tourmenteur et victime.

Ainsi se répand la sale guerre des deux côtés.

 

Redoutes-les comme Satan. Eux et les sots sous leur emprise doivent rendre des comptes pour la plupart des grands maux commis sur terre. Dans leur absence, l’utopie serait presque dans notre porté, sans nécessiter tant de lois, de paperasses et de contraintes générales.

Bien sûr, des psychopathes puissants se sont acharnés à débiner l’idée même de l’utopie dans tous les médias qu’ils ont pu contrôler. Ils ont calomnié l’idéaliste et le pacifiste au point de rendre ceux-ci en parias et leur passion taboue autant dans la culture populaire que dans celle académique. Ils ont fabriqué toute une culture littéraire qui les acquitte de la plupart des crimes et l’attribut aux errants consciencieux (« N’importe qui peut commettre n’importe quel crime ») quoique ce soit ceux- là en particulier qui commettent presque tous les crimes, surtout ceux graves ; et leurs errants mythiques, presque aucun — le tout avec notre consentement aimable. Depuis des millénaires, nous nous sommes répété leurs mensonges vicieux comme des obtus parfaitement conditionnés.

 

Prenez garde !

 

http://psychotherapeute.blogspot.com/2006/12/les-sociopathes-sont-parmi-nous_06.html

 

Reste à savoir s’il existe une autre minorité de ceux super-consciencieux : les psychosains et les sociosains. Pour des gens comme Bouddha, Abraham, Gandhi et un bon nombre d’autres (principalement de femmes), la souffrance d’aucuns leur rend plus de peines que leur propre. Ils préfèrent souffrir et expirer, si nécessaire, que voir leurs semblables lésées. Ce sont les seuls candidats admissibles à la gérance du monde paisible, quoiqu’ils aient été marginalisés par la culture traditionnelle jusque là.

Aux Apprentis de les recruter au moyen d’une procédure coopérative, entièrement distincte de nos selections compétitives gouvernementales dictées par des psychopathes.

 

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