- SOCIOPATHES ET LEURS REMPLAÇANTS -

 

ENGLISH VERSION       INTRO ET VOCABULAIRE

 

Une des enchères principales des beaux-arts, c’est leur invulnérabilité aux sociopathes. Que l'ouvrage en question soit de nature plastique, musicale, chorégraphique, dramatique ou écrite ; qu’elle soit vécue en tant qu’interprète, appréciateur ou créateur ; la sociopathie de cet assistant n'est d’aucune importance. D’autres compétences sont nécessaires et sa turpitude ou compétence morale n’y est pour rien.

Les sociopathes ont infiltré, corrompu, dévié par décret et dominé à la longue presque ( ?) toutes les institutions humaines : politiques, religieuses, éducationnelles, justicières, scientifiques, industrielles, et de mœurs. Par contre, l’art est à l'abri de leur venin. La nature absolue de l’esthétique joue de l’atout sur les mensonges à cela prés, l’hypocrisie de routine et la corruption tenue pour acquise de l’éthique humaine.

Voici pourquoi les moins créatifs des sociopathes (comme ceux au Congrès) sont si hostiles aux beaux-arts, auxquels les Apprentis doivent rendre appui de toutes leurs forces.

Mes remerciements à feu Lloyd Rigler.

 

De toute l’humanité, à peu près trois pour-cent des hommes et un pour-cent de femmes sont des sociopathes ; un pour-cent sont des psychopathes. Ils dénombrent environ trois cents millions, soit la sixième peuplade au monde. Comme simple comparaison, quarante millions d’aveugles existent sur terre.
Supposons que tu ais remarqué une personne aveugle au quinzième du mois et celle avant dernière au premier. Pendant le même intervalle, à peu près deux psychopathes et six sociopathes auront croisé ton chemin.

Selon la taxonomie des thérapeutes, ceux qui souffrent de psychopathie, de sociopathie, de désordre de personnalité antisocial et de narcissisme malin sont plus ou moins interchangeables.

Sorciers-docteurs, vos minuties ne m’impressionnent guère.

Les psychopathes ont tendance à être des loups solitaires hallucinés et souvent fatals, alors que les sociopathes, apparemment sains d’esprit, se vouent à un sous-culture qui promeut leur égoïsme vicieux, tel que le crime organisé, la justice criminelle, les politiques, la bureaucratie corporative ou gouvernementale, et les militaires.

Plus ou moins le quart des grands patrons d’entreprise sont des psychopathes et qui sait quel pourcentage de politiciens et de militaires ? Combien de prédicateurs religieux se préoccupe-t-ils plutôt de leur fondamentalisme textuel que des stipulations davantage naturelles – donc sataniques, de leur point de vue – de la conscience morale particulière ? Le dogme religieux leur semble très important car ils manquent autrement de boussole morale interne pour tenir le cap.

Presque le quart des incarcérés sont plus ou moins psychopathes et coupables pour presque tous les délits de violence pénalisés. Des fonctionnaires psycho/sociopathes parmi la police, les juristes et les législateurs sont responsables pour avoir écroué la plupart des autres prisonniers pour des crimes particuliers ou sans victime ; voire, in extremis, pour les avoir exécutés.

 

Y a-t-il un parallèle entre le constat que 96% de l’univers consiste en « matière et énergie sombres » alors que 4% est composé de celles visibles, et que 96% de l’humanité est motivée par leur conscience morale alors que 4% ne l’est pas ? Existe-t-il la nécessité écologique pour une frange de 4% de prédateurs et le restant 96% de leurs proies pour maintenir la robustesse de l’espèce humaine ?

 

Diverses époques ou youga ont pu différer selon le pourcentage de psycho- et de sociopathes présents. La nôtre, le Kali Youga, celle de fer ou du Mal, en comporte autant que possible à moins de la destruction définitive de la civilisation (seulement de temps à autre pour plus ou moins un millénaire jusqu’à la prochaine renaissance.) Celle de bronze, deux-tiers ; d’argent, un ; et d’or, presque aucun.

Pourquoi ces proportions en décalage au passage du temps ? Les sociopathes ont tendance à baiser et décamper, enfantant  une série de bâtards et d’orphelins, souvent des sociopathes à leur tour car abandonnés à leur triste sort et génétiquement prédisposés. Qui plus est, le psychopathe tyrannise et abat autant que possible de ceux menés par leur conscience morale, de préférence avec leur collaboration patriotique, religieuse et civique.

Nous figurerions donc comme une chambre de classe surchargée de mauvais élèves, alors que ceux en vie pendant une époque d’or auraient pu la passer en paix et harmonie parfaites, sans permettre à ceux ayant besoin de faire du mal, de satisfaire leur karma.

Quelques sociétés en Asie ne retiennent qu’un pour-cent de sociopathes, à cause, il semble, de leur sens collectiviste et tendance, selon les Japonais, de « marteler le clou qui dépasse. » Je l’attribuerais plutôt à la prépondérance dans leur alimentation des fruits de la mer, de leur protéine et leur micronutriments, aussi du riz de moindre acidification digestive, quelque chose de grand importance pour des gosses en croissance. L’inadéquate nutrition infantile rend plus probable la multiplication des sociopathes.

 

Ils peuvent assortir le bon comportement du mauvais, mais ne souffrent pas de remords en commettant ce dernier. Ils n’ont aucune conscience morale ni honte ni amour pour personne sauf eux-mêmes et peut-être leurs consanguins. Ils ne reconnaissent pas ces sentiments et dédaignent ceux qui en sont bornés. La vérité leur est une question de commodité, à être tordue selon leur avantage. Surtout la vérité quant à eux-mêmes. Par exemple, ils ne se considèrent jamais à tord (comme Trump), jamais.

Ils peuvent agir en bonne conscience, mais doivent en être inlassablement enjoints. Leur encadrement obligatoire à ce but ressemble à celui prédit pour des criminels dans les nouvelles de science fiction « Culture » écrites par le regretté Ian M. Banks : ces individus accompagnés à tout moment et déjoués si nécessaire par une intelligence artificielle « missile à baffes » en garde permanente.

Les sociopathes du type 1 ne peuvent pas dissimuler leur pathologie : ils sont indubitables. Ceux du type 2 apprennent à remettre à plus tard leurs méfaits flagrants et n’agissent que quand ils savent qu’aucune résistance efficace ne leur sera imposée. À présent, ils dirigent la planète entière au nom sourd de la mentalité d’armes—voici la raison que le mensonge et la brutalité sont devenus notre sort commun.

 

Un bon nombre d'entre eux sont charmants et débonnaires tant qu’ils en sont enclins, munis d’une insouciance que beaucoup de leurs victimes trouvent attrayante, du moins pour commencer. Ils sont également des manipulateurs malins quand ils peuvent s’en sortir. Ils peuvent « lire » comme un livre le langage corporel et l’expression faciale de ceux menés par leur conscience morale ; travestir des émotions, quérir de la pitié et des tendresses qu'ils ne ressentent jamais pour d'autres ; séduire leurs victimes avant de les exploiter, insulter ou blesser exprès. Ils se servent de gens et les rejettent, comme tu te servirais d’un Kleenex.

Ils commettent des péchés sans regrets, ceux que nous trouverions inimaginables à l’œuvre et insupportables à la mémoire. Ils se sortent de beaucoup de méchancetés car leur entourage reste incapable d’imaginer des machinations si risquées, complexes et agressives pour si piètre récompense (ennui, avidité fainéante, égocentrisme ou jalousie pour ceux mieux doués.)

Puisqu’ils ne se préoccupent pas de l’amour, de la conscience morale et de leurs nombreux calculs subconscients ‒ un peu comparables à ceux nécessaires pour demeurer d’aplomb sur une bicyclette mais beaucoup plus rapides, denses et compliqués ‒ ils sont affligés d’un sens d’ennui permanent qu’ils ne peuvent soulager qu’au moyen de prises continuelles de risque et d’abus élaborés (tortures, humiliations et trahisons) de leurs inférieurs consciencieux.

Ils vieillissent d’habitude comme des solitaires dolents, fauchés et évités de tous, leur famille incluse. De nombreux sociopathes sont ruinés ou abattus soit par le gardian d’une de leurs victimes soit par un assemblé de vengeurs. Très peu meurent au lit, entourés de leurs proches. Ce sont des amputés de moralité : fort piteux mais pour autant dangereux.

 

La maîtrise gouvernementale consiste à maintenir la plupart des psychopathes/sociopathes sous contrôle pour aussi longtemps que possible, c'est-à-dire modérément bien compensée pour aussi peu de dégâts que possible. L’ultime tragédie du gouvernement, c’est que ceux-là s’empareront tôt ou tard des ultimes cimes du pouvoir tant bien que celles en aval, et ruineront la vie de tous ceux qu’ils contrôlent pour aucune bonne raison.

Se rappeler que leur motif principal est le soulagement de leur ennui accablant par leur semence du chaos.

Du point de vue de la mentalité paisible, la bonne gouvernance reste calme, juste, bienveillant et permissif. Tu peux accomplir ce qu’il te plaira, sans que le gouvernement ne s’en mêle sauf dans des circonstances spéciales et sous des restreintes élaborées.

Les psychopathes fleurissent du bas vers le haut sous de telles contraintes minimes, et s’emparent graduellement des avoirs financiers et pouvoirs politiques. Ils recrutent d’autres sociopathes comme subordonnés dans des ensembles soit dysfonctionnels soit clairement criminels. En fin de compte, ils s’emparent du contrôle absolu et excluent les consciencieux de tous les placements de responsabilité. Leurs abus d’intéressé pourrissent le restant de la société sans contestation ni prévention, soit les mauvaises conséquences apparentes de leur prise du pouvoir.

Après un certain temps, le ressentiment cumulatif de la grande majorité des consciencieux finit par exploser en révolte militante. À la suite d’un bain de sang aux mains des psychopathes et leurs mercenaires sociopathes dans les agences de répression, leurs opposants et victimes, révolutionnaires de la conscience morale, découvrent l’avantage militaire d’un commandement de psychopathes, l’adoptent et compromettent ainsi fatalement les idéaux qui les ont appelés à la révolte.

Après une série oscillatoire de révolutions et de contre-révolutions dirigées des deux côtés par des psychopathes, (ce chaos leur idée du paradis, leur offrant les meilleures opportunités de corruption) l'ardoise sera épongée. La minorité absolue de chefs psychopathes sera en grande partie exterminée, et tant de pertes supplémentaires seront accrues parmi les consciencieux que leurs survivants, extenués et dégoûtés, renoueront leur maîtrise temporaire du gouvernement. Ils compenseront les survivants sociopathes à dépense minime pour leur réalisation du moindre dégât, institueront davantage de calme, de justice et de bienveillance – et ainsi de suite.

Ne t’attends à rien de plus de ces révolutions d’armes ; et attends-toi à ce qu’elles soient beaucoup plus insidieuses que la procédure bien nette décrite en haut, d’autant plus difficiles, prolongées et envenimées.

 

Si ta conscience morale t'engage à poursuivre le bon et réduire le mal, ce qui suit figurera comme ta réalité, soit ta race, ethnie, contré, religion, idéologie, soit l'organisation à qui tu appartiens ou que tu rejettes. La moitié de tes rares ennemies s’assortiront de ton côté, et la moitié de tes nombreux amis, de l’autre. La seule ségrégation non illusionnée ? Celle entre ceux menés par leur conscience morale (tes vrais amis) et ceux en étant démunis (ennemis.)

Le « côté » auquel on prétend « appartenir » est sans grande importance en définitif, sauf pour justifier l’acharnement des psychopathes de ce côté, autrement réprimé. Ainsi chaque guerre, jihad et croisade perdure par intermittence en tant que chasse à l’Autre rendu monstrueux (bien que nous soyons largement semblables) justifié par la propagande astucieuse des psychopathes.

Sois prévenu. Choisis tes associés et trie tes ennemis fort consciencieusement.

 

Il y a de crédibles épreuves psychologiques pour les identifier. Lors de prises de tomodensitogramme, leur cerveau réagit aux problèmes émotionnels ainsi que réagit celle de la majorité aux problèmes algébriques. Les mêmes volumes cérébraux s’illuminent. Quand ils observent des filmes de torture d’une horreur indicible, pas grand-chose ne s'illumine dans leur cerveau, alors que les consciencieux font preuve de feux d’artifice.

Ils baillent rarement en imitation des autres, car ils n’ont aucune empathie.

Leur dossier de brute de récrée et de tortionnaire d’animaux les trahit pendant leur jeunesse naïve, ainsi que celui d’éhontés quêteurs de pitié quand ils sont appréhendés pour des méfaits d’adulte en série. Je répète : ils n’ont jamais tort et n’en sont pas capables. Ce sont les autres les responsables : toi ou d’autres victimes qui méritent de leurs abus. Leurs propos routiniers, s’absolvant et désignant l’autre comme lampiste, rend écho à ceux de la propagande d’armes depuis toute l’histoire.

Il n’y a pas de cure pour leur maladie, ni chimique ni psychanalytique (hormis de la chirurgie génétique peut-être un jour.) Ils ne souhaitent pas être guéris. Ils se considèrent supérieurs, et ceux menés par leur conscience, leurs inférieurs sociaux et proies légitimes. Après des sessions de groupe thérapeutique poussées en profondeur afin de viser leur affliction exprès, ils s’en sont sortis nantis de meilleures techniques pour simuler des émotions qu’ils ne ressentent pas, dupant ainsi leurs futures victimes avec plus grande aise.

 

Identifiez-les, traquez-les et évincez-les des positions d’autorité haute et basse. Un numéro de téléphone bénévole devrait être dédié à leurs victimes, qu’elles puissent dénoncer le sociopathe qui les tourmente. Des investigateurs accompagneront ce suspect pour être testé, les résultats duquel confirmeront ou nieront la nécessité de le barrer des positions de responsabilité, d’autorité et de contrôle sur leurs victimes.

Surtout ne jamais permettre aux sociopathes de prendre en charge cette chasse. Si pourvus de la moindre opportunité, ils surpasseront les mortifications de l’inquisition, (un autre de leurs paradis historiques) pourchassant des victimes innocentes, leur riant au nez tout en leur menant à la ruine et la mort.

Ils devraient être choyés et dorlotés après leur identification, et grassement subsidiés à longueur de vie. Des expériences ont établi que leur récidivisme criminel peut être mieux contrôlé par des récompenses que par des punitions contre lesquelles ils semblent immunisés. En plus, ceci neutraliserait une grande partie de ceux simplement fainéants et parasites éhontés mais autrement inoffensifs, à moindre coût que le laisser-faire actuel. La prison et la punition pénale ne servent que pour les isoler de la population générale ; elles ont peu d’influence sinon aucune sur leurs mauvais comportements.

Les autres parmi eux doivent être pourvus de périlleuses sorties constructives pour leur immense ennui (le déminage, le commando, la chirurgie à grand risque et l’exploration spatiale, par exemple) et autrement neutralisés par tous les moyens paisibles. Ils sont mieux qualifiés pour quelques tâches qui exigent la prise de distance émotionnelle de leurs clients, telles que la chirurgie de grande délicatesse et l’application violente de la loi. Sous stricte surveillance, ils devraient être encouragés sur ses voies.

La dernière chose à souhaiter, c’est qu’ils s’unissent en antagonisme contre le restant du monde, apeurés pour leur vie ou leur liberté. Aucune autre armée ne serait plus meurtrière, aucune insurrection plus destructive, aucun groupe terroriste plus alarmant que celui des psycho/sociopathes unifiés parce qu’attaqués par nous autres. Ce sont souvent des individualistes anarchiques dont les organisations croulent car excessivement compétitives ― voir les politiciens civils Nazis.

 

Ils sont les plus utiles en guerre quand ils trouvent facile d'exécuter des atrocités effarantes, puis s’en vont à la prochaine. Dépourvus des entraves de la conscience morale, ils sont davantage compétents au meurtre organisé et d’autant plus imaginatifs. La corvée de tuer des ennemies ne les trouble pas, ni même  la multiplication des pertes de leur côté afin de l’effectuer.

Des sociopathes commettent les premières atrocités en guerre, puis rôdent à la prochaine, anonymes, invisibles et impunis (sinon promus) ; alors que les consciencieux en uniforme (voire des villageois paisibles laissés pour compte) occupent le terrain et sont punis en revanche. Si ces sociopathes sont assez officieux, des normaux obéiront à leurs ordres insensés et commettront des crimes autrement impensables. Des sociologues ont confirmé ces résultats au cours de simulations expérimentales de prisonniers/gardes de prison et victimes/administrateurs de torture.

Ainsi se répand la sale guerre des deux côtés.

 

Redoutes-les comme Satan. Eux et les sots sous leur emprise doivent rendre des comptes pour la plupart des grands maux commis sur terre. Dans leur absence, l’utopie serait presque dans notre porté, sans nécessiter tant de lois, de paperasses et de contraintes générales.

Bien sûr, des psychopathes puissants se sont acharnés à débiner l’idée même de l’utopie dans tous les médias qu’ils ont pu contrôler. Ils ont calomnié l’idéaliste et le pacifiste au point de rendre ceux-ci en parias et leur passion taboue autant dans la culture populaire que dans celle académique. Ils ont fabriqué toute une culture littéraire qui les acquitte de la plupart des crimes et l’attribut aux errants consciencieux (« Chacun est coupable ») ; quoique ce soit ceux- là en particulier qui commettent presque tous les crimes, surtout ceux graves, et les errants, presque aucun—le tout avec notre consentement aimable. Depuis des millénaires, nous nous sommes répété leurs mensonges vicieux comme des obtus parfaitement conditionnés.

 

Prenez garde !

 

http://psychotherapeute.blogspot.com/2006/12/les-sociopathes-sont-parmi-nous_06.html

 

Reste à savoir s’il existe une autre minorité de ceux super-consciencieux : les psychosains et les sociosains. Pour Bouddha, Abraham, Gandhi et un bon nombre de gens (principalement de femmes), la souffrance de l’autre leur fait mal davantage que leur propre. Ils préfèrent souffrir et expirer, si nécessaire, que voir leurs semblables lésées. Ce sont les seuls candidats admissibles à la gérance du monde paisible, quoiqu’ils aient été exhérédés par la culture traditionnelle jusque là.

Aux Apprentis de les recruter au moyen d’une procédure coopérative et entièrement antithétique à nos épreuves compétitives dictées par des psychopathes

 

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